La métaphore de l'arbre et ses racines

man tree roots not for aikicom

Il est courant de proposer de s'imaginer tel un arbre avec ses racines s'enfonçant dans le sol pour induire la sensation de stabilité, d'ancrage, déséquilibre.

Cette métaphore de l'homme-arbre n'est jamais utilisée en AïkiCom. Pourquoi ? La raison est très simple. L'AïkiCom nous invite à être stable, dans un état d'équilibre. Mais cet équilibre est un équilibre dynamique. Une stabilité dans le mouvement. Et quoi de plus immobile que des racines qui nous figent là où nous sommes.

La stabilité Aïki est une stabilité mobile. Et si l'on parle d'ancrage c'est pour évoquer la qualité des appuis au sol. La manière de poser le pied, de le tenir au sol. La manière de le dérouler pour faire un pas, de le décoller du sol alors que l'autre prend son assise momentanée avant d'à son tour quitter le sol parce que l'autre pied a pris le relais.

La stabilité Aïki est une instabilité stable, un déséquilibre équilibré.

Et si les racines nous immobilisent, les branches tendent à nous aspirer vers le haut. La pratique Aïki nous invite au contraire à faire descendre notre centre de gravité. Par une gestion adéquate de notre tonus musculaire, entre autre. Avec le relâchement nécessaire nous devenons comme ces bébés qui dorment, relâchés, et semblent peser deux fois leur poids.

Relâchez votre corps sans vous laisser avachir. Sentez-vous densément détendu et marchez lentement d'un pas quasi glissé en vous imaginant peser plus lourd que votre poids. Cet état vous rend plus stable tout en restant mobile.

La bienveillance

Aussi égoïste que l’homme puisse être supposé, il y a évidemment certains principes dans sa nature qui le conduisent à s’intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoiqu’il n’en retire rien d’autre que le plaisir de les voir heureux.

La bienveillance peut être définie comme la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui. Si Jeremy Bentham, philosophe anglais et défenseur du libéralisme, défendait l’idée que nous agissons dans le seul but de satisfaire nos intérêts, il reconnaissait avec Adam Smith et David Hume que nous possédons une disposition à la sympathie indépendemment de tout autre intérêt dont le fondement est à trouver dans notre capacité à nous identifier à autrui.

Le philosophe anglais Jeremy Bentham affirmait ainsi l’existence d’une « sensibilité sympathique », une « propension à tirer du plaisir du bonheur d’autres êtres sensibles » qui nous amène à concilier le souci de soi au souci de l’autre. Mais il y a une limite à cette capacité de se réjouir du bonheur d’autrui nous avertit Bentham. Si elle se manifeste spontanément envers nos proches, elle devient source de préférence envers ceux-ci, et cette préférence vient entraver nos actes de sympathie envers celles et ceux qui ne font pas partie du cercle étroit de nos connaissances. Cela peut être à l’origine de partialité, d’injustice voire même de violence.

Le motif de la bonne volonté, dans la mesure où il respecte les intérêts d’un groupe donné de personnes, peut pousser quelqu’un à accomplir des actes qui causent des dommages à un autre groupe plus étendu, mais c’est simplement parce que sa bonne volonté est imparfaite et limitée (confined) et qu’elle ne prend pas en considération les intérêts de toutes les personnes […] (Jeremy Bentham)


Bentham évoque l’idée de bienveillance élargie (enlarged benevolence) qui nous retient de poser des actes qui seraient nuisibles à l’ensemble d’une communauté pour favoriser un cercle plus restreint. Cette bienveillance universelle est source de paix.
Le terme bienveillance (bene-volens) contient le mot bien et la volonté. Juliette Tournand préfère y entendre le verber veiller et la nuance est intéressante. Il y a dans « veillance » une action. Veiller est à la fois l’action de surveiller, de guetter avec une certaine vigilance et provient du verbe latin vigere qui veut dire être bien vivant, vigoureux, éveillé. Mais veiller induit également l’idée de retenue que l’on retrouve dans le concept de bienveillance élargie de Bentham. C’est veiller au sens de prendre un temps avant l’action.

La bienveillance est donc une attitude construite autours de valeurs (le bien, l’universel) qui s’inscrit dans l’action réfléchie. C’est un choix, une option de vie. Je choisis d’orienter mon action pour aller dans le sens de plus de bien-être en moi et autour de moi. Car la bienveillance veut le bien pour autrui mais sans nous exclure pour autant.

À défaut, nous serions dans un paradigme sacrificiel : je me met de côté pour le bonheur d’autrui. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Pour en savoir plus:Découvrez le livre sur l'AïkiCom "Ne Cessez pas d'être gentils, soyez forts, les principes de la martialité bienveillante."

La non-violence est un idéal

La non-violence , un idéal pas une utopie

La non-violence est un idéal pas une utopie. La violence est physique mais aussi passive. Sortir de cette logique en agissant aujourd'hui, dans notre quotidien.

Le plus grand défi est de sortir du monde des belles idées et agir concrètement, avec nos proches, dans nos petits conflits.

Sous-estimer sa puissance personnelle

sous-estimer-sa-force-aikicom

Etrangement - en apparence - c'est le doute quant à notre puissance personnelle, nos ressources qui nous pousse à provoquer les conflits qui basculent dans la violence.
Ce doute nous fait nous sentir en insécurité et ainsi nous fait basculer dans les réflexes de défense. Le conflit se mute alors en combat.
Nous pouvons alors provoquer une situation de conflit dans un état d'esprit peu constructif et en plus en nous programmant pour la défaite.

Entre stimulus et Réponse, l'espace de notre liberté

entre stimulus et réponse, notre liberté

Une grande âme est au-dessus de l’injure

Une grande âme est au-dessus de l’injure, de l’injustice, de la douleur, de la moquerie et elle serait invulnérable si elle ne souffrait par la compassion. (Jean de la Bruyère)Ne pas se laisser toucher par l'agression verbale - comme nous le ferions de l'agression physique - est la solution qu'adoptent ces grandes âmes dont nous parle Jean de la Bruyère.
Mais cela ne nous épargne pas la question de la vulnérabilité qui nous caractérise lorsque nous voulons rester sensibles, c'est-à-dire connectés à la vie et au monde qui nous entoure.

Curiosité et questionnement

questionnement, antidote aux certitudes

Démocratie et dialogue

démocratie et dialogue

Si tu entreprends quelque chose, tu auras contre toi

si tu entreprends sache que tu auras contre toi (Confucius) - aikicom

Theory U and AikiCom

The first experiments to embody the theory U through AikiCom exercises are really exciting.

The AïkiCom practice let us live through the body the descent and rise along the U curve, avoiding the trap of staying in the cognitive mind and creating the illusion of descending the curve

Aikicom- theory U