La pratique de l’AïkiCom – aïkido sans chute

Mettre de la martialité bienveillante dans notre vie: apprendre l’aïkido sans devoir subir les chutes, voilà le défi que lancent les cours d’aïkiCom -no fall aikido. 
Vous découvrirez ici en quoi consistent les cours d’AïkiCom – no fall aikido

Notre désir de contrôle, notre véritable ennemi
La pratique de l’AïkiCom (aïkido sans chute) est toute entière consacrée à notre cheminement individuel, dans le développement de notre capacité à faire face à la contrainte, à l’opposition, à la résistance. Le combat est celui de notre volonté face aux événements, face à l’autre et même face à soi. Le désir de contrôler, de maîtriser, de vaincre aux dépens de l’autre sont nos adversaires.

Aï est un terme japonais qui signifie harmonie, concordance. Ki signifie énergie vitale, énergie de vie. AïKi est l’étude de l’harmonisation ou la réharmonisation des énergies de vie, de notre énergie de vie.

L’AïkiCom / aïkido sans chute est l’étude des principes énoncés par Morihei Ueshiba créateur de l’aïkido. C’est un apprentissage de l’attitude Aïki qui consiste à revenir à soi, à être présent et à agir dans le respect de nos valeurs pour nous réaliser.

Gérer les obstacles, la clé d’une vie réussie
Inévitablement nous sommes amenés à rencontrer des oppositions, des obstacles. Nous pouvons alors tenter de « forcer » les événements ou d’utiliser notre sensibilité, nos qualités de perception et présence pour aller dans le flux, c’est-à-dire de sentir comment les événements se déroulent, identifier les tendances, les évolutions, et évoluer sans s’épuiser à nager à contre-courant.

Dans nos relations avec les autres mais également dans nos conflits intérieurs, l’attitude Aïki nous enseigne comment transformer les énergies qui semblent s’opposer à notre volonté, à nos désirs pour continuer de progresser avec l’autre plutôt que contre l’autre. Bien sûr, parfois, il y a des relations impossibles, des coopérations utopiques. Nous ne maîtrisons pas l’autre et il est inutile de vouloir qu’il ou elle change. Dans ces situations, l’attitude Aïki nous invite à aller de l’avant. L’eau ne cherche pas à détruire le rocher, il le contourne et, ce faisant, parvient à l’éroder.

Dans les situations de conflit, nous avons tendance à basculer dans l’attaque ou la fuite. L’attitude Aïki offre une voie médiane qui consiste à évoluer en prenant en compte les contraintes extérieures (et parfois même également les contraintes intérieures).

Intelligence du corps, intelligence émotionnelle
Lors des cours d’aïkido sans chute nous développons ces qualités Aïki en alliant le corporel au mental. Ces deux dimensions sont indissociables. Le corps est le siège de notre intelligence cognitive, de notre intelligence émotionnelle et de notre intelligence somatique. L’intelligence cognitive est bien connue et se mesure par le QI (quotient intellectuel). Depuis les années 90, l’intelligence émotionnelle s’est également imposée et se mesure par ce que l’on appelle le QE ou quotient émotionnel. L’intelligence somatique, quant à elle, est moins connue même si elle fait partie intégrante de notre vie. Quand nous devons prendre une décision mûrement réfléchie que pourtant « nous ne sentons pas », quand quelque chose dans notre ventre nous fait sentir qu’il faut faire ou ne pas faire quelque chose alors que les faits semblent montrer le contraire, c’est notre intelligence somatique qui entre en scène.

La pratique de l’AïkiCom opère un alignement de ces trois intelligences et nous fait sentir « entiers », « présents », « vraiment nous-mêmes ». Les mouvements Aïki développent nos compétences dans les trois formes d’intelligence qui se complètent.

Une pratique variée et riche d’enseignement
La pratique AïkiCom / aïkido sans chute est variée. Elle va de la méditation immobile à la pratique de mouvement proches des techniques de l’aïkido dans une optique qui peut être très martiale. On passe donc de l’immobilité à des mouvements de défense face à des attaques qui sont certes bien cadrées mais qui conservent néanmoins leur dimension martiale. La méditation réunifie le corps avec notre esprit qui trop souvent vagabonde dans le passé et le futur alors que les mouvements Aïki nous ouvrent les portes d’un travail sur notre présence, notre centrage, sur nos émotions (peur, colère, etc.) et notre capacité à nous engager dans la vie en assumant notre vulnérabilité.

A deux, seul avec ou sans arme
Le travail s’effectue le plus souvent avec partenaire mais également seul. L’attention porte sur la dimension esthétique du geste et l’observation de nos tensions corporelles lorsque nous les exécutons. Si la pratique se fait essentiellement à mains nues, il peut être fait usage d’armes en bois utilisées en aïkido (le bokken ou sabre de bois ou le tango, petit couteau de bois).

Chacun exécute les mouvements dans le respect de son corps et de sa condition physique.

Lors des cours, le professeur peut montrer à quoi ressemble la technique exécutée complètement comme c’est le cas dans les dojos d’aïkido mais il n’entre pas dans le cadre de l’AïkiCom d’apprendre aux participants à les exécuter sauf demande de leur part.

Une pratique accessible à toutes et tous
L’AïkiCom – aïkido sans chute ne nécessite pas de disposer de tapis (tatamis) même si des tapis de sol permettent des exercices au sol dans un plus grand confort. Il se pratique également à l’extérieur dans des espaces arborés pour une pratique en connexion avec la nature. Cette pratique est accessible à toutes et à tous et ne nécessite pas d’aptitude physique particulière.

 

1 réflexion sur “La pratique de l’AïkiCom – aïkido sans chute”

  1. Bravo. Apres 20 ans de pratique jai tout abandonne apres une blessure puis une operation du menisque. Un aikido sans chute me permettra de renouer avec les sensations de laikido. Ou pratiquer ? Jhabite au nord ouest parisien. St maur est tres loin pour moi

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