Le modèle SOCCER

une variante du modèle SCORE

article en état d’ébauche

Le modèle SCORE est un modèle classique de la PNL.

  • S: Symptôme
  • C: Cause
  • O: Objectif
  • R: Ressource
  • E: Effet

Si ce modèle reste tout à fait opérationnel, il possède une faiblesse liée au fait du lien C -> S, ou la cause qui a provoqué l’état problème qui s’exprime par le symptôme.

On est là dans un modèle qui est sous-tendu par une relation de causalité linéaire.

Le modèle SCORE peut être utilisé en variant l’ordre des lettres. voici deux exemples

  1. SCORE:
    • quel est le symptôme (c’est quoi le problème?)
    • Quelle est la cause ?
    • Que veux-tu à la place (objectif)
    • Quelles ressources pour l’atteindre?
    • Vérifer écologie (effet)
  2. SOECR
    C’est dans cet ordre que Suzi Smith et Tim Halbom l’utilise.
    • D’abord identifier le symptôme (c’est quoi le problème?)
    • Quel est l’objectif et quel effet (ancrer la motivation au changement)
    • Quelle est la cause (pour savoir sur quoi agir)
    • Quelles ressources pour ce changement

Le modèle SOCCER a été créé pour les situations où la notion de causalité linéaire n’est pas optimale pour amener la personne dans le changement désiré.

Il repose sur le paradigme de la systémique et écarte la notion de cause.

A la place le modèle SOCCER propose d’utiliser deux conditions: la condition initiale et la condition de maintien.

Un système à l’équilibre se maintient dans cet état grâce à l’homéostasie. Dans le cas du SOCCER, nous parlons de condition de maintien (Cm).

Et pour arriver à cet état d’équilibre, il aura fallu satisfaire à certaines conditions, les conditions initiales (ou Ci).

Bien souvent (voire la plupart du temps) les conditions initiales qui amène le système dans l’état d’équilibre qui pose problème sont différentes des conditions qui permettent au système de s’y maintenir.

S’il n’y a pas de condition de maintien, le système ne restera pas dans l’état problème

Si les conditions initiales ne sont pas remplies, le système n’y entrera pas.

Quelques exemples:

  • Exécuter une tâche administrative rébarbative:
    • quelles conditions pour s’y mettre
    • quelles conditions pour s’y tenir et achever le travail
  • colère qui s’éternise:
    • quelles conditions pour se mettre en colère (par ex: je résiste, je résiste puis j’éclate; ou alors je saute sur le premier incident venu,…)
    • quelles conditions pour s’y tenir (« il me faut deux jours pour me calmer, pour restaurer le dialogue et pour cela j’ai besoin que mon/ma partenaire fasse un geste,..)

La notion de condition est fortement différente de la notion de cause.

« Tu m’énerves » semble indiquer que l’autre est capable de mettre la personne dans l’état énervé(e).