Réflexion

Centre somatique et cognitif, le centrage

3 centres commentés

Un commentaire qui éclaire les participants aux formations AïkiCom qui me disent parfois: je ne « sens » pas mon centre somatique. Je ne sais pas quoi sentir

Le centre somatique n’a pas de conscience de soi car il est essentiellement associé.
Il faut dissocier pour créer la conscience, un observateur et un objet/personne observée.

Le centre somatique a besoin du centre cognitif pour apporter cette conscience.
Le centre cognitif, lui, est capable d’orienter l’attention, tel un projecteur éclairant un objet, une personne.

L’énergie suit l’attention et en éclairant le centre somatique on crée cette conscience, c’est le centrage.

Le centre cognitif se met au service du centre somatique pour créer mon expérience d’être.

Le centre cognitif ne peut faire cela seul, il est condamné à gesticuler dans le monde de la pensée.

Quand il se met au service de l’être il s’allie au centre somatique pour créer le canal de verticalité qui définit l’axe de l’être.

Elementor #3851

Organismes de formation

L’AïkiCom s’intègre harmonieusement dans de nombreux cursus en ajoutant

  • une dimension corporelle par des exercices inspirés de l’aïkido , pratiqués à 2 ou en groupe, à main nue ou en utilisant des sabres en bois
  • une dimension ludique par des séquences de « combat » pratiqués lentement et exécutables aisément sans pré-requis
  • l’apport d’un art martial non-violent (l’aïkido) en tant que métaphore de la gestion de soi, des conflits, de leadership, d’intelligence émotionnelle, de maîtrise et de confiance en soi.
  • Vous désirez ajouter des formations AïkiCom dans votre catalogue de formation ?
  • Vous désirez proposer à vos clients un séminaire offrant une approche corporelle de la communication?
  • Vous désirez une activité « smart-fun » où les participants explorent de manière ludique des fondamentaux de la communication?
  • Vous voulez offrir une offre complète incluant des exercices AïkiCom?

Nous sommes ouverts à toute forme de collaboration.

Ils nous ont fait confiance:

  • Deloitte University
  • Université de Paix
  • Haute Ecole de Namur-Liège-Luxembourg (Hennalux)
  • Girasol
  • Mentally Fit Institute,
  • Institut de coaching Kaliform (Lille)
  • NLPNL région Nord Pas de Calais
  • Ville de Namur
  • Association des médiateurs d’Alsace
  • Forem, Bruxelles Formation (FormaForm)
  • Institut Émile Gryzon (école du CERIA)
  • ING banque

Redonner à notre corps le rôle que notre mental lui a ravi!

Dans une société de plus en plus virtuelle, saturée d’informations et en perte de repères, il est essentiel de retrouver notre harmonie intérieure et notre intégration harmonieuse dans la vie et avec les autres.

Bien avec soi, avec les autres et évoluer dans le monde avec bienveillance,

Voilà le défi de l’AïkiCom que relève l’AïkiCom en proposant d’apprendre avec le corps comment réunifier le corps et l’esprit, comment vivre des relations épanouissantes et traverser de la meilleure façon possible les expériences de la vie.

LES COURS DE PLEINE CONSCIENCE AÏKI NE SONT PAS DES COURS D’AÏKIDO

Les cours de pleine conscience Aïki sont des cours de pratique AïkiCom.
Auparavant appelé cours d’aïkido sans chute, nous avons constaté que cette appellation n’était pas idéale.

Si l’AïkiCom s’inspire de l’aïkido, les cours d’AïkiCom ne sont pas des cours d’aïkido.
L’aïkido, un art martial est un véritable art de vivre mais c’est surtout un art martial et pratiquer l’aïkido ne convient pas à tout le monde.

L’AïkiCom s’adresse ainsi à:
Celles et ceux qui découvrent l’aikido sur le tard, commencer un art martial est trop exigeant sur le plan du temps, de l’énergie et de la forme physique.
Celles et ceux qui veulent apprendre la philosophie de l’aikido mais ne sont pas intéressés par la dimension « self-défense ».
Celles et ceux qui veulent gagner du temps et faire le pont entre le geste, la philosophie et la manière de l’appliquer au quotidien.
Celles et ceux qui ne sont pas intéressés de pratiquer un art martial, parce que leur santé ne le leur permet pas ou simplement parce que cela ne les intéresse pas.

Nous avions initalement appelé les cours d’AïkiCom « cours d’aïkido sans chute ». Les feedbacks nous ont montré que l’appellation aïkido sans chute pouvait rendre réticents les amateurs qui ne désiraient pas s’inscrire à des cours d’aïkido. Nous avons donc décidé d’intituler les cours hebdomadaires d’AïkiCom « cours de Pleine Conscience par le Mouvement Aïki (PCMA) car cette appellation est nettement plus proche de l’expérience vécue par les participants

Les cours d’AïkiCom proposent un apprentissage corporel qui donne accès à la sagesse de l’aïkido et donne les clés pour l’appliquer au quotidien pour:

  • mieux vivre (sortir de la spirale égocentrique, de l’image d’un monde du struggle for life,
  • nourrir des relations épanouies,
  • se faire respecter et respecter les autres sans s’écraser, ni écraser,
  • gérer les conflits de manière positives

 Commentaire d’une participante aux premiers cours d’AïkiCom:
« Je me permets de t’adresser ces quelques mots de reconnaissance. Je voudrais te remercier pour l’aide que tu m’apportes et remercier l’Univers qui m’a guidée vers toi et ton enseignement afin que je trouve la force de me battre et le courage d’être moi parmi les autres. Les trois cours que j’ai reçu me sont d’une valeur inestimable.  Merci ! »

La Dimension Corporelle,Illusions et Réalité

LE TOUT AU MENTAL N’A PLUS D’AVENIR.
LE TOUT AU CORPS EST UNE ARLÉSIENNE.

LA RECHERCHE DANS LES APPROCHES SOMATIQUES N’AURA DE PERTINENCE QU’EN SOULIGNANT LA COMPLÉMENTARITÉ ENTRE LES QUALITÉS DU CORPS ET CELLES DE L’ESPRIT, PAS EN SUBSTITUANT L’UN À L’AUTRE.

Nous assistons au développement d’un grand nombre d’approches qui tentent de s’approprier la dimension corporelle en prétextant se substituer au mental qui semble avoir démontré ses limitations et ses distorsions.

On en vient alors à donner au corps la charge et surtout la capacité de résoudre nos problèmes, de donner sens, de réfléchir, d’exprimer, de concevoir.

Mais n’est-ce pas aller trop loin ?

UN EFFET DE BALANCIER

Si le corps gagne à retrouver la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, si le mental a montré ses limites, surtout si nous nous en tenons à sa dimension cognitive consciente — ce que nous appelons notre raisonnement ou plus généralement la raison — faut-il pour cela tomber dans le mouvement de balancier inverse et disqualifier le mental au profit d’un tout au corporel d’autant plus difficile à démonter qu’il ne peut l’être que par le raisonnement qu’il cherche à supplanter?

CASE CLINIC, THÉORIE U ET SPT

J’ai participé ces derniers mois à plusieurs ateliers de SPT — social presencing theatre — une approche corporelle qui est sensée apporter à la très “mentale” théorie U, la dimension corporelle dont elle semble tellement manquer. Si je suis de ceux qui défendent l’idée que la théorie U gagnerait à intégrer le corps dans sa démarche, je ne voudrais pas que cela devienne un prétexte qui m’amènerais à valider de confiance toute pratique corporelle, quand bien-même celle-ci serait validée par Otto Schärmer lui-même.

Une des pratiques de la SPT consiste à créer des “sculptures”, des positions, des attitudes prises par le corps qui sont sensées exprimer quelque chose que le mental ne peut appréhender. Ces gestes qui se figent en une position, en une gestique sont sensés exprimer par le corps une “sagesse”, une intelligence qui ne serait pas issue du passé mais bien le produit d’un futur émergent.

Les adeptes de la SPT manifestent alors un comportement mystérieux, presque mystique: “Je ne décide pas du geste, c’est mon corps qui bouge sans recevoir d’instruction de mon mental. Ce n’est pas ma tête qui me met en mouvement, c’est mon corps qui parle, qui dit, qui montre!”

Une pratique qui s’intitule “case clinic”(description de cette pratique en fin d’article) a intégré cette pratique. Une personne exprime un questionnement, un problème, un défi qu’il ou elle est amené.e à vivre ou à résoudre. Après une présentation verbale qui ne semble pas poser de problème — en soi alors que si l’on voulait être cohérent, il serait peut-être opportun d’exprimer le cas avec des gestes, mais passons: les pratiques corporelles ne s’effraient pas d’une incohérence qui n’est après tout qu’un sursaut du mental — les coaches (les personnes du groupe qui écoute la personne qui amène le cas) prennent un temps de pause pour laisser au corps le temps de recevoir l’information et de laisser émerger une image, une métaphore qui émerge du récit qui leur a été présenté.

Jusque là, nous sommes dans une situation d’écoute somme toute assez traditionnelle. J’écoute un récit et je laisse venir en moi, les idées, les images qui émergent.

C’est après que la situation bascule. Puisqu’il faut redonner au corps son rôle, les coaches se lèvent et prennent une posture. Cette posture est sensée représenter quelque chose. Elle apporte une information à la personne qui a apporté le cas. D’où vient cette posture, comment a-t-elle été choisie ? Elle n’est pas le fruit du mental. Non! Elle est le fruit d’une expression libre du corps. Celui-ci serait donc dépositaire d’une forme d’intelligence particulière dans le domaine du cas qui est traité? On semble à ce moment oublier que le cas a été présenté par des mots, que ceux-ci ont pris sens dans notre cerveau, allumant des circuits neuronaux, des associations, des catégorisations, des comparaisons et bien sûr également des omissions (pour faire correspondre à notre carte du monde sinon nous basculerions dans l’incohérence, l’incongruité), des distorsions (pour forcer la réalité à entrer dans le cadre de nos schémas mentaux connus) et des généralisations (pour continuer de construire une carte du monde qui sera utilisée pour comprendre les expériences futures que je serai amené à vivre).

Il s’en suit alors une dynamique d’adaptation et d’évolution. Les participants sont invités à bouger et prendre une autre posture pour prendre en compte la posture des autres. Il y a à ce moment sans doute quelque chose d’innovant si on peut envisager que ces déplacements puissent s’effectuer dans une logique d’échanges posturaux non raisonnés (entendez qui ne soient pas le fait d’un raisonnement conscient). Mais comment être sûr que ce n’est pas le cerveau qui pilote? Que ce n’est pas le mental qui nous pousse à bouger dans un sens plutôt que dans un autre ?

Il est bien plus probable que nous bougeons pour tendre vers l’accomplissement de structures connues, de schémas mémorisés. Ainsi nous ouvrirons nos bras si nous ressentons quelque chose qui s’apparente à de l’accueil, à recevoir, à s’ouvrir. A l’inverse nous nous recroquevillons si nous sommes emplis d’une sensation de danger, de contraction, de retour à soi.

OBÉISSANCE SOCIALE ET CORPS SAGE

Comment raisonnablement dire qu’il ne s’agit que d’une dynamique corporelle ?

C’est là que la dimension d’inclusion-exclusion propre à de si nombreuses générations d’adeptes du “tout-au-corps” entre en jeu. “Tu raisonnes avec ta tête quand tu questionnes cela. Tu ne peux pas lâcher le mental”.

Tu n’es pas des nôtres, quoi.

La tentation est forte alors d’entrer dans le jeu pour ne pas être catalogué de béotien, de cerveau sur pattes, de mentaliste borné.

“Oui sans doute, vous avez raison, je devrais lâcher. Je devrais refaire l’exercice pour que, comme vous, enfin, je perçoive ce que vous sembler percevoir. Vous!”

C’est le jeu du “Le premier qui avoue qu’il simule a tort et se verra catalogué de ‘pas prêt’ ” de représentant de l’ancienne manière d’être, d’agir et de penser.

Je développe depuis plus de dix ans une approche corporelle de communication inspirée de l’art martial japonais qui est l’aïkido. Alors quoi ? Suis-je en train de cracher dans la soupe du marché des approches corporelles et somatiques ?

Je ne crois pas. Je crois même le contraire. Je crois qu’il peut être nécessaire de dénoncer ce que j’appelle les effets d’auto-illusions surtout quand elles se doublent d’une pression sociale qui est si bien illustrée dans la video montrant une expérience d’obéissance sociale (ref en note de fin d’article).

Ma recherche dans la dimension corporelle vise plus à intégrer le mental dans la pratique corporelle qu’à l’exclure voire la dénigrer.

CONFONDRE LE MEDIUM ET LE MESSAGE

J’ai la faiblesse de croire qu’en tentant de “faire parler nos gestes” à l’image de nos mots, nous confondons le voyage et le moyen de transport.

Nos gestes, nos attitudes sont des media, au même titre que nos mots. Ce sont des vecteurs d’expression, pas l’expression en soi. Faire un geste, adopter une attitude ouvre des canaux, facilite les flux informationnels en moi et entre moi et les autres.

Il s’en suit alors un sens qui émerge, une image, une métaphore, un ressenti. C’est mon corps et mon esprit qui expriment le message. Mais mon corps n’est pas le message. Ma posture ne dit rien. Elle permet que le message émerge.

Or c’est cela qui semble se jouer dans cette pratique de case clinic du SPT. Les participant.e.s se montrent à la personne qui porte le cas et leurs gestes sont sensés exprimés quelque chose.

L’efficacité de cette pratique est néanmoins parfois au rendez-vous. Et ses défenseurs de s’en enorgueillir. Mais l’efficacité ne provient pas de là où ils ou elles pensent. Les leçons, les pistes de réflexion qui émergent sont bien plus le fruit des images et métaphores exprimés par les participants et de tous les méta-commentaires, feedbacks et réflexions qui sont exprimés autour de la pratique et durant celle-ci.

Je peux me tromper et j’en accepte la possibilité. Peut-être après tout, ne suis-je qu’un cerveau sur patte, après tout ?

J’invite alors les défenseurs de ce genre de pratique à procéder à une expérimentation à l’aveugle, avec des groupes qui jouent le jeu et des groupes qui simulent et adoptent des attitudes et gestes corporels pré-établis et totalement déconnectés du cas présenté. Je ne suis pas sûr du tout que les résultats seront fortement différents. Autrement dit, la dimension corporelle a de forte chance de ne rien apporter de plus qu’une simple stimulation de réflexions mentales dans le chef de la personne qui apporte le cas.

LE CORPS, ESPACE DE POTENTIEL

Dans ma pratique de l’AïkiCom, je fais appel à la dimension corporelle pour ce que je crois qu’elle peut apporter: un mode d’expression et de ressenti qui “active” mes ressources en faisant appel au corps qui vient ainsi en “renfort” de mon esprit qui peut-être paralysé par mes états émotionnels. Le corps devient alors un espace de potentiel, un autre mode de réflexion, une manière de sortir du cadre étroit dans le quel le mental peut s’enfermer. Le corps ne sait pas plus. Il sait ce qu’il a appris et peut me le proposer quand j’en ai besoin. Il n’est pas plus compétent pour résoudre une question de stratégie professionnelle, de choix marketing, de décision de licencier ou d’engager que mon chien que j’apprécie énormément par ailleurs. Mon corps est par contre un maître quand il s’agit de me mettre dans un état interne qui m’ouvrira à une réflexion globale, à détecter quand je m’enferme dans mes patterns habituels — le corps est très sensible à la répétition — . Et c’est là sans doute que la dimension corporelle devient précieuse dans la démarche que propose la théorie U.

C’est sur ce type d’application corporelle que je travaille pour apporter à la théorie U la dimension dont elle me semble avoir besoin. L’AïkiCom me semble particulièrement indiquée pour ce genre de travail pour sa dimension corporelle mais également pour sa dimension martiale. En effet, s’il s’agit de développer une démarche touchant l’intelligence collective, il me semble qu’il est particulièrement nécessaire de prendre en compte la dimension de sécurité et son pendant, la vulnérabilité.

Comment envisager de s’engager dans une démarche de lâcher-prise puis de laisser-émerger si nous ne sommes pas dans un espace suffisamment sécurisant ?

Cette question fera l’objet d’articles ultérieurs aussi ne m’apesantirai-je pas plus ici.

En conclusion, si la dimension corporelle est devenue incontournable pour toute approche de leadership pour le XXIè siècle, il convient de ne pas en galvauder l’apport en lui faisant faire n’importe quoi.

Notre corps est un aspect essentiel de notre expérience qui vient compléter, enrichir l’extraordinaire intelligence de notre mental. Le tout au mental n’a plus d’avenir. Le tout au corps est une arlésienne — pour ne pas dire un argument de marketing — . La recherche dans les approches somatiques n’aura de pertinence qu’en soulignant la complémentarité entre les qualités du corps et celles de l’esprit.

De l’idée à sa concrétisation

« Le public commet l’erreur fondamentale de croire qu’il existe des réponses déter­minées, des “solutions” ou des conceptions qu’il suffirait d’exprimer pour répandre la clarté nécessaire. Mais la plus belle vérité ne sert à rien , comme l’histoire l’a mille fois montré –, tant qu’elle n’est pas devenue l’ expérience première, profonde de l’individu. » …

De l’idée à sa concrétisation Lire la suite »

Feedback d’une participante à une formation AïkiCom

« Merveilleux ! Vraiment une des plus belles formations que j’ai suivies aux Estivales. Elles sont toutes bien mais celle-ci a vraiment les qualités d’être bien présentée, et d’être très concrète, applicable immédiatement. Le formateur est formidable. Il est vraiment investi de ce qu’il explique. C’est vraiment une discipline qu’il maîtrise. On le ressent. Et un partage vraiment incroyable. Il sait répondre à toutes les questions, vraiment une personne qui est dans la recherche et qui évolue – et on évolue avec lui…C’est vraiment très bien et applicable de suite. On voit directement comment cela peut nous être utile. En tous cas, pour ma part, je vois immédiatement comment cela peut se retranscrire , comment cela peut m’aider dans mon travail ou dans mon quotidien. C’est très utile. »
(Valérie participante à la formation AïkiCom)

Points de bifurcation

Je vous conseille de lire ce post en écoutant
la merveilleuse musique de Carmina Burana
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deux chemins, bifurcation

Arrêtez-vous et faites un rapide inventaire des moments où votre vie a pris une nouvelle direction. Ces moments ne doivent pas nécessairement être dramatiques. Cela peut-être une petite phrase que vous avez entendue et qui vous a fait décider quelque chose qui déterminera un nouveau cours de votre vie. Une annonce, un livre, une émission qui déchire un voile de certitude. Un ras-le-bol qui vous crie « maintenant, ça suffit ». Un glissement insidieux qui vous fait sortir de votre route, de cette route qui semblait vôtre et qui peut-être avait été désignée par quelqu’un d’autre comme votre route. Un sentiment d’insatisfaction qui vous a fait espérer autre chose, visualiser un avenir autre.

Et il y a aussi ces moments où vous avez décidé d’atteindre un certain objectif, de réaliser quelque chose et vous voyez que l’univers entier semble se liguer pour que cela ne se réalise pas. Votre volonté se bat contre les éléments et vos efforts ne sont pas couronnés de succès. Puis vous relâchez la pression, votre regard se porte sur autre chose et soudain tout semble se délier.

Les déterminismes de notre passé semblent nous condamner à une certaine vie et pourtant le cours des choses s’infléchit.

Bien sur, des événements extérieurs – une crise, un accident, un bouleversement politique tel la chute du mur de Berlin, le résultat d’un référendum, une catastrophe naturelle – peuvent

bouleverser le cours de votre destin. Mais parfois, cela vient de vous, ou du moins de quelque chose que vous percevez en vous. Vous vous surprenez à rêver d’un autre futur et vous sentez que de manière subtile, cette simple intention nouvelle, cette vision venue de nulle part a déjà changé le cours des choses. Un aiguillage a bougé qui vous a mené sur de nouveaux rails.

Nous ne serions donc pas aussi déterminés par notre passé que nous le pensons. Et même plus important encore: nous prenons conscience que notre passé se voit ainsi transformé par le futur nouveau qui se dessine devant nous.

Dans ce processus, notre cerveau, notre centre cognitif, ne semble qu’un intermédiaire. C’est une forme de connexion à soi différente qui rend possible ces mutations de vie. Nous acceptons de glisser avec le courant. Et soudain nous sommes tentés d’emprunter un petit courant différent qui nous amène ailleurs. Et nous voyons le fil que nous empruntions s’éloigner et cela nous laisse indifférent. Ce n’est plus mon histoire.

J’ai le souvenir de tels moments dans ma vie.

Le jour où un collègue me dit: « Tiens, ils organisent à nouveau le concours dont je t’avais parlé, tu devrais t’informer », que je me suis préparé à ce concours sans y croire et sans vraiment en avoir le temps, ni l’envie et que cette désinvolture a convaincu mes examinateurs que je devais être vraiment LE candidat pour être aussi détendu alors que je n’avais qu’une connaissance approximative par manque de temps.
Le jour où, dans une formation à l’hypnose qui faisait suite à ma formation en PNL j’ai croisé Steve Gilligan qui m’a fait voir que mes innombrables formations et séminaires suivis depuis presque deux décennies étaient liée à ma pratique de l’aïkido, ce qui m’a amené à créer l’AïkiCom.
Le jour où j’ai choisi une sorte de mantra que j’aimais à réciter en marchant vers la gare pour prendre mon train: « Je veux vivre MA vie à 49 ans! » et qui a donné lieu à des changements quantiques dans ma vie, le courage de mettre fin à une relation toxique et la rencontre on ne peut plus imprévisible de celle qui est devenue mon épouse et m’a donné à vivre une vie de couple que je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre, la décision de quitter mon métier d’administrateur informaticien pour me consacrer pleinement à la formation, au coaching et au développement de l’aïkido communication.
Le jour où, dans cette formation en lien avec la PNL, j’ai dessiné le livre que je rêvais d’écrire et que ce livre en est maintenant à sa seconde édition.

Et c’est quand j’observe le chemin suivi par d’autres, qui ont fait avec moi un bout de chemin, au travail, tout au long de ma carrière, les proches de ma famille, les amis, les copains, les connaissances, c’est alors que je me rencontre de ces ponts de bifurcation, tellement insignifiants sur le moment, m’ont fait emprunter un chemin dont je ne sais si c’est le mien, mais c’est en tout cas celui que j’ai suivi jusqu’ici.

Ces moments nous dessinent un nouveau futur et transforment notre passé. Ce sont bien plus des moments de présence que des décisions, que le simple effet de notre volonté. Ce sont des moments de présence à soi où nous avons voix au chapitre pour faire de la vie que nous menons, la vie qui nous révèle.

 

 
 

Verticalité (1) – la tête comme les pieds

Envie de vous partager un ensemble d’éléments liés à la verticalité, qualité essentielle en AïkiCom.

Dans ce post, je voudrais souligner que dans l’adoption de notre verticalité, nous avons tendance à penser à la qualité de nos appuis – nos pieds en contact avec le sol – sur lesquels se construit notre structure verticale.

Notre verticalité est intimement liée à la notion de gravité. Celle-ci est constante à la même altitude sur la Terre.

Nous pouvons percevoir la gravité dans notre corps. Nous sommes ainsi capables les yeux fermés d’indiquer avec une bonne précision la « verticalité terrestre ». Mais la vue joue également un rôle essentiel et de nombreuses expériences de trompe-l’oeil ont montré qu’en induisant en erreur notre vision (par exemple en plaçant une personne dans une chambre inclinée) nous alignons notre corps dans une fausse verticalité négligeant ainsi les signaux de perception corporelle de la gravité. Et il suffit de fermer les yeux pour que le corps retrouve la « verticalité terrestre ».

Notre corps utilise deux référentiels pour construire sa verticalité. Le premier référentiel est « égocentré » car construitVerticalité tête autour de la représentation, interne de notre propre corps. Le second est externe de par notre perception de la gravité perçue par nos récepteurs appelés les otholites. C’est notre fil à plomb corporel. Des superpositions de photos de personnes en mouvements (course, ski, marche) ont montré que si le corps bouge pour assurer le mouvement, la tête, elle, reste étonnamment stable dans l’espace. Elle joue le rôle de gyroscope, de référent de ce qu’est la verticalité autour de laquelle le corps se meut.

Ainsi si la référence des appuis sur le sol est importante, notre tête joue un rôle essentiel dans la construction de notre verticalité.

Pour en savoir plus: Alain Berthoz, Le Sens du Mouvement, Odile Jacob, Sciences

L’image est extraite du livre d’Alain Berthoz