Le modèle SOCCER

une variante du modèle SCORE

article en état d'ébauche

Le modèle SCORE est un modèle classique de la PNL.

Si ce modèle reste tout à fait opérationnel, il possède une faiblesse liée au fait du lien C -> S, ou la cause qui a provoqué l'état problème qui s'exprime par le symptôme.

On est là dans un modèle qui est sous-tendu par une relation de causalité linéaire.

Le modèle SCORE peut être utilisé en variant l'ordre des lettres. voici deux exemples

  1. SCORE:
    • quel est le symptôme (c'est quoi le problème?)
    • Quelle est la cause ?
    • Que veux-tu à la place (objectif)
    • Quelles ressources pour l'atteindre?
    • Vérifer écologie (effet)
  2. SOECR
    C'est dans cet ordre que Suzi Smith et Tim Halbom l'utilise.
    • D'abord identifier le symptôme (c'est quoi le problème?)
    • Quel est l'objectif et quel effet (ancrer la motivation au changement)
    • Quelle est la cause (pour savoir sur quoi agir)
    • Quelles ressources pour ce changement

Le modèle SOCCER a été créé pour les situations où la notion de causalité linéaire n'est pas optimale pour amener la personne dans le changement désiré.

Il repose sur le paradigme de la systémique et écarte la notion de cause.

A la place le modèle SOCCER propose d'utiliser deux conditions: la condition initiale et la condition de maintien.

Un système à l'équilibre se maintient dans cet état grâce à l'homéostasie. Dans le cas du SOCCER, nous parlons de condition de maintien (Cm).

Et pour arriver à cet état d'équilibre, il aura fallu satisfaire à certaines conditions, les conditions initiales (ou Ci).

Bien souvent (voire la plupart du temps) les conditions initiales qui amène le système dans l'état d'équilibre qui pose problème sont différentes des conditions qui permettent au système de s'y maintenir.

S'il n'y a pas de condition de maintien, le système ne restera pas dans l'état problème

Si les conditions initiales ne sont pas remplies, le système n'y entrera pas.

Quelques exemples:

La notion de condition est fortement différente de la notion de cause.

"Tu m'énerves" semble indiquer que l'autre est capable de mettre la personne dans l'état énervé(e).

Le réseau d'expérience de David Gordon et Graham Dawes

 

Les présupposés de la PNL

 

La carte n'est pas le territoire
Notre perception est subjective, elle est une représentation (carte ou modèle) de la réalité et non la réalité elle-même. Il existe (peut-être) une réalité. Il existe autant de représentations de cette réalité qu'il existe d'êtres humains.

Tout comportement est généré par une intention positive
voir à ce sujet une traduction d'un article de R. Dilts
Tout comportement est animé par une intention positive. Notre inconscient nous porte à faire le meilleur choix parmi ceux qui nous sont possibles.
Il faut distinguer intention et comportement (tout comportement n’est pas positif).

Il n'est pas possible de ne pas communiquer
Refuser de communiquer avec quelqu'un est une communication. Celle-ci peut être verbale ou non verbale.

L’esprit et le Corps sont des aspects du même système cybernétique
Ils s'influencent mutuellement.

Le sens de votre communication est dans la réponse que vous recevez
Quelles que soient vos intentions et vos sentiments, dans votre communication, il est important de se centrer sur la réponse

Il n'y a pas d'échec, seulement du feed-back
Lorsque nous n'obtenons pas le résultat espéré, nous obtenons un feed-back qui nous informe de faire différemment au prochain essai.

Si ce que vous faites ne marche pas essayez quelque chose d'autre
Ne faites pas "Plus de la même chose".

Chacun possède toutes les ressources nécessaires à son développement
Il peut toutefois être nécessaire d'organiser ces ressources potentielles pour qu'elles deviennent opérationnelles.

 
 
 
 
 
 

Le Moi Futur

Par Christian VANHENTEN
texte original 1997 revu en 2003

Introduction

le procédé

commentaire

applications

 

Introduction

Nous vivons dans le présent. Mais celui-ci est souvent parasité par notre passé ou obscurci par une vision noire ou floue de notre passé.
C'est en traversant une période difficile de ma vie que m'est venue l'idée de cette personne qui s'est avérée être une incroyable ressource. La PNL enseigne des modèles faisant appel à des mentors. Ces mentors sont des personnes de référence, des exemples qui nous motivent ou nous inspirent.
Le moi futur est un modèle qui embrasse celui des mentors et l'élargit pour en faire un instrument puissant de motivation d'aide à la décision et de ressource pour les présents difficiles.

Le procédé

1) créer votre moi-futur

Le moi futur c'est vous dans le futur, dans quelques années, dans quelques jours, dans quelques semaines.
Choisissez une date bien précise par exemple le 15 juillet de telle année. Si vous êtes quelqu'un de précis précisez également l'heure voire la minute.
Prenez le temps de créer le moi-futur correspondant à vous à la date que vous avez choisie. Personnifiez-le. Concrétisez-le. Comment-est-il (elle) ? Quel est son ton de voix ? Comment est-il(elle) habillé, etc. Votre moi futur doit devenir une vraie personne.
Ce qui vous différencie est un espace-temps. Le temps est ici l'élément séparateur, mais il joue un rôle équivalent à l'espace : nous sommes séparés de notre moi-futur comme d'un ami, d'un frère ou d'une soeur qui serait à l'étranger.

2) Définir le rendez-vous

Un point essentiel : cette séparation n'est que provisoire. Prenez conscience de la certitude que avez de retrouver ce moi-futur à la date que vous avez fixée dans le futur. Votre moi-futur a un âge.
Il s'agit donc de fixer ce moi-futur à cette date précise de votre vie à venir et non d'en faire un personnage fuyant qui aurait perpétuellement deux ans ou dix ans de plus que vous.
La perspective de cette rencontre est la source d'une amplification de la motivation. Imaginez ces retrouvailles: "Lorsque j'atteindrai cette date, ce jour, cette année ou je serai en sa présence, quelle fête !" Et il serait bon d'en marquer l'instant.

3) Motivation dans le présent

Maintenant que vous avez une représentation claire de votre moi-futur et une date de rendez-vous, il reste à décider de ce que vous voulez offrir à votre moi-futur. Au propre comme au figuré vous feriez tout pour lui ! Mais quoi précisément ? Quelles actions pouvez-vous entreprendre qui permettront à votre moi-futur d'être comme vous souhaîteriez qu'il (elle) soit ?

Commentaire

Votre moi futur est multiple. Plus qu'un simple compagnon, c'est toute une équipe, une famille, un groupe de personnes en qui j'ai pleinement confiance et pour qui j'ai un amour infini. Mes moi-futurs sont des instantiations de périodes qui prennent sens en fonction de mon cours de vie. Je choisirai mon moi-futur dans un an dans deux ans dans dix ans. L'étudiant choisira son moi-futur jeune diplômé, la femme enceinte choisira son moi-futur jeune mère. Chacun fera son choix et pourra même faire plusieurs choix. Moi diplômé, moi en couple, moi parent, … Pour chaque choix on fixera un instant précis, un âge, une date, l'accomplissement d'un événement (mariage, diplôme, naissance, déménagement,…).
Cette concrétisation de mon moi-futur correspond à la notion d'objectif en PNL. Il doit donc en respecter les critères de validation. Ce moi-futur doit être concret en faisant appel à tous les sens (voix, odeur, photo mentale, …). Il ne peut être que positif (pas de non-moi-futur). Il doit être sous mon contrôle (pas question de choisir un moi-futur élu président ! ). Il doit être écologique, c'est à dire respectueux de nos valeurs, bon pour la personne. Il doit également respecter le but vers lequel tend notre vie: le méta-objectif.
Chacun peut donc choisir un nombre illimité de moi-futurs en fonction de ses besoins. Ces moi-futur se distingueront par leur âge ou par leurs caractéristiques.

Travaillons sur un exemple

Imaginez une personne qui vous ressemble. Elle vous ressemble tel un frère jumeau ou une soeur jumelle. Imaginez cette personne dans la situation suivante : elle vient de terminer la lecture de cet exercice et en a retiré des idées intéressantes, elle est pleine d'enthousiasme et a envie de tester cette théorie pour son plus grand bien-être. Imaginez cette personne avec un maximum de détails en faisant appel à tous vos sens. Vous la connaissez bien cette personne. Elle vous ressemble mais ce n'est pas vous. Vous n'avez donc aucun mal à vous en faire une représentation précise: une image avec un maximum de détails, un ton de voix, un tempo, une odeur, un toucher de peau. Cette personne vous la voyez et elle est véritablement dans cet état d'enthousiasme. Vous pouvez imaginez ce qui permet de détecter cet état et vous l'ajoutez dans votre représentation. Vous imaginez cette personne avec la même précision que vous voyez les personnes autour de vous. Et de même que vous ne vous identifiez pas aux personnes de votre entourage, vous ne vous identifiez pas à cette personne. Ainsi vous ne pouvez sentir ce qu'elle sent. Tout au plus pouvez-vous imaginez ce qu'elle peut ressentir et vos sens vous en apportent la confirmation. La perception concrète de cette personne peut par contre vous amenez à un ressenti personnel par empathie, de même que l'on peut ressentir un frisson à la vue d'un enfant écrivant au tableau et dont l'ongle crisse sur la surface noire.
En fermant les yeux vous pouvez vraiment croire qu'elle existe cette personne, elle n'est pas loin et le temps vous rapproche.
Mais de même que vous imaginez cette personne vous pouvez également et de la même manière imaginer une personne du même âge qui lui ressemble étrangement. La seule différence vous la détectez dans l'attitude qu'elle adopte. Disons qu'elle est désabusée, blasée, manifestement plus rien ne l'étonne. Elle n'a rien retiré de la lecture qu'elle vient de terminer. Elle s'étonne de l'enthousiasme de sa voisine, elle s'en moque même. Construisez cette image avec son, odeur à votre convenance.
Et alors que vous aurez construit ces deux images et qu'elles vous paraissent criantes de vérité, je vous propose de choisir un des deux personnages. Disons le premier. Enrichissez encore son image tout en affaiblissant l'autre. Cette personne vous plaît, vous l'aimez, comme vous-même dirions-nous. Vous êtes réellement prêt à tout faire pour elle. Pour elle vous donneriez tout ce que vous possédez.
Imaginez alors une ressource, un état de curiosité amusée par exemple, que vous allez adopter maintenant. Cette ressource vous semble-t-elle un beau cadeau à lui offrir ? De même qu'un parent est prêt à beaucoup de sacrifice pour donner toutes ses chances à son enfant, offrez-vous d'intégrer cette ressource et adaptez la en fonction de votre expérience propre.
Quand vous l'aurez intégrée pensez à ce moi-futur que vous aimez et ressentez le bien-être qui résulte de ce cadeau pour vous ici et maintenant !
Dans cet exercice nous avons choisi un personnage qui nous est proche dans le temps et nous pouvons déjà nous préparer à le recevoir, comme un fils accueille son père comme une mère reçoit sa fille après une longue séparation.
Ces embrassades chaleureuses se matérialisent ici par l'incorporation de ce moi-futur presque présent. Encore quelques mots et il est là. Tendez-vos bras dans la direction de votre futur proche, fermez les yeux en gardant la représentation de cette personne et en rapprochant les bras
In-corporez-vous !
Profitez de cet instant présent.

Applications du modèle du moi-futur

Le moi-futur outil de motivation

Le moi-futur est un excellent outil de motivation qui permet de manière métaphorique d'augmenter le caractère concret de l'objectif poursuivi. Le caractère hautement émotionnel qui nous lie à ce moi-futur génère un état interne réellement mobilisateur.

Le moi-futur comme aide à la décision.

Si le moi-futur choisi est écologique, il sera source de motivation et nous serons prêts à tout faire pour lui offrir d'exister dans le présent. La volonté d'y arriver a pour résultat d'aplanir les petites contrariétés du présent. Les obstacles sembleront moins insurmontables et s'ils le sont, il faudra peut-être décider de 're-profiler' le moi-futur. Pour ce moi diplômé je suis prêt à bûcher encore une heure au lieu de m'affaler dans le divan et de zapper !

Le moi-futur pour remettre le passé à sa place: dans le passé

Avez-vous constaté, à quel point votre passé s'est fait discret durant l'exercice ci-dessus ?
Mais plus encore: le passé peut devenir une ressource. En effet, il contient le souvenir de tous nos ancien moi-futurs. Ceux-là qui furent nos ressources deviennent ainsi nos mentors et renforcent le processus de motivation.

Application:

Envoyez une lettre à votre moi futur: https://www.futureme.org/

(c) septembre 1997, Christian Vanhenten.
Toute utilisation de ce texte est soumise à l'approbation de l'auteur, merci

Le niveau de l'identité n'existe pas

(publié initialement en 1997 sur le site de l'Atelier PNL)

Identité mythe ou réalité ?

réflexions après un séminaire de PNL

Je dédicace cette page à Robert Dilts que j'ai eu la chance de rencontrer pour la première fois en 1997 à Bruxelles à l'occasion de son séminaire "identité et changement évolutionnaire". Les commentaires ci-dessous ne sont pas une synthèse du séminaire, ce sont des considérations personnelles suite au séminaire ... avec un brin d'humour et un zeste de provocation.
Christian Vanhenten, Bruxelles, juin 1997
Les niveaux logiques définis par Robert Dilts sur base des niveaux logiques définis par Bateson semble accepté par tous. Les remettre en question serait sortir du troupeau des inconditionnels et pourtant j'ai la faiblesse de penser que Robert lui-même n'apprécierait pas l'idée que l'on avale les modèles qu'il nous propose comme du pain béni. Que du contraire, s'interroger sur la pertinence d'un modèle c'est le confronter avec la réalité, la réalité de notre expérience subjective en tout cas.
C'est ainsi que l'envie me prend de proposer au lecteur de se pencher quelque peu sur ce fameux niveau 5 de la pyramide des niveaux logiques et que j'oserai prétendre en guise de provocation (qui n'a pour seul but que d'aiguiser votre appétit intellectuel et vous inviter à déguster plus avant ces quelques lignes) que
"Le niveau logique correspondant à l'identité n'existe pas "
Incroyable idiotie, ineptie , sacrilège peut-être. Voilà les cris que d'aucuns pousseront en lisant cette affirmation....
… A ceux qui reste merci pour votre patience , on continue..
Je disais donc que le niveau de l'identité n'existe pas. Mais voyons bien sur qu'il existe, sinon que serions nous?
Et oui que sommes nous ?
Un système faisant partie d'un système plus vaste auquel nous sommes reliés (bonjour le niveau logique n°6).
Un système qui a ses limites, ses frontières qui permet de le distinguer de son environnement (bonjour niveau n°1).
Déjà là je vous arrête. Nos limites qu'elles sont-elles? Notre corps physique ou peut-être doit on aborder cette question sous un angle plus vaste et parler de corps astral, ou autre corps spirituel ?
Ceci sur un plan plus ésotérique mais on pourrait aussi parler de l'être humain et de ses limites élargies à ses réalisations. Pensons aux artistes, aux grands auteurs. Platon est-ce l'homme ou est-ce son œuvre? Penser que Platon c'est les deux ne paraît pas si ridicule qu'il n'y paraît.
Vient alors la réflexion irrépressible: "mais je sais que je suis un homme, que je suis …. (compléter vous même).
Et oui belles croyances que cela car comme le dit Robert Dilts l'identité plus on la définit moins on l'approche, et comme il se plaît à le répéter le plus important quand on cherche à savoir ce qu'est l'identité n'est pas la réponse mais bien la question.
Si l'on se débarrasse de nos ego multi-couches, de nos définitions de nos identités en terme de vœux pieux (je veux être un homme libre ouvert, un guide, un ami, ….) que reste-t-il ?
Et bien oui mon bon monsieur pas grand chose sinon un amas de croyances.
Car c'est là que je veux en venir.
Et si le niveau d'identité n'existait pas?
Et si ce n'était simplement que l'ensemble de nos croyances les plus vitales, les plus inconscientes, les plus fondamentales. Vous savez ces croyances dont nous ne pouvons même pas imaginer que l'on pourrait oser penser y renoncer tant elles nous collent à la peau.
Et si ce niveau logique de l'identité n'était simplement qu'une couche d'épaisseur nulle, une enveloppe virtuelle un contenant de nos croyance de nos valeurs, de nos stratégies et de nos comportements.
En partant de cette hypothèse on imagine aisément que l'on ne puisse développer de techniques d'intervention sur l'identité. Seul un travail délicat et en profondeur sur nos croyances les plus 'identitaires ' n'est envisageable.
On comprend aisément pourquoi il est impossible de définir notre identité autrement que par un ensemble de croyances, ou d'en tracer les contours (tiens les contours, quand on parle d'enveloppe!) par le biais de métaphores.
Et puis l'identité, c'est quoi au juste?
D'aucuns diront: c'est ce qui reste quand tout le reste change.
Robert définit l'identité comme un potentiel qui n'est limité dans sa réalisation que par les niveaux logiques qui lui sont inférieurs: nos croyances mais également valeurs, stratégies comportements et environnement.
Une balle de mousse comprimée
Notre identité se serait donc comme une balle de mousse que nous comprimerions pour la faire entrer dans une boîte plus exiguë. Dans cette boîte il lui serait impossible de prendre son volume, son ampleur.
En travaillant sur les limitations des niveaux inférieurs on travaillerait sur la forme de la boîte. La forme intérieure s'en verrait ainsi changée ce qui permettrait à la balle de mousse de s'épanouir d'une nouvelle façon.
Mais il n'est pas (encore?) possible de travailler sur la balle de mousse. Elle n'est que potentiel et un potentiel n'est pas réalisé, c'est-à-dire pas réel. Nous pouvons imaginer qu'elle forme aurait cette balle sans les limites de la boîte mais nous plongeons alors dans l'imaginaire.
Ce potentiel, cette balle de mousse n'est-elle pas simplement une partie de ce que l'on placerait dans le niveau logique n°6, celui de la spiritualité de cette vaste énergie dont nous sommes issus.
L'identité ne serait alors que la limite séparant cette balle de mousse des autres balles de mousse de l'univers?
Avouez que la question méritait que le lecteur s'attarde jusqu'à une ligne aussi tardive de cette page.
Autre petite considération.
S'il est courant de définir l'identité comme étant ce qui reste lorsque tout à changé comment comprendre la notion de changement évolutionnaire défini par Robert Dilts comme une évolution de notre identité. Bien sur l'idée est tentante et plus que séduisante pour nous tous, adeptes du développement personnel.
Mais avouez qu'il y a de quoi s'interroger sur ce paradoxe de cette chose qui est par essence la stabilité et que nous voudrions voir évoluer. En somme ce n'est que le contraire de la très célèbre 'plus ça change plus c'est la même chose' chère à Watzlawick.
Peut-être devons nous également nous interroger sur une notion de rythme de changement à l'image des cycles chers aux économistes (cycles d'un jour, d'un mois d'un an ou plus pour tout ce qui change en nous et cycle d'une vie pour ce qui est de notre identité)
Mais il sans doute plus simple d'aborder ce paradoxe en revenant à la métaphore de cette balle dans sa boîte: et traduire changement évolutionnaire par 'aménagement du volume intérieur de la boîte'.
Dès lors notre identité peut-être vue comme le volume interne de cette boîte. Ce volume interne n'étant que l'espace dans lequel notre balle de mousse peut se dilater jusqu'à toucher les parois. Il nous reste alors à travailler sur cette paroi en bois multi-couches qui se compose de nos croyances les plus profondes jusqu'à nos comportements en passant par nos capacités ou nos stratégies. La boîte étant, ne l'oubliant pas, placée dans un environnement qui n'est neutre pour notre balle de mousse (pensons à la pression atmosphérique au taux d'humidité par exemple).
Que ces réflexions vous inspirent quelque décharges synaptiques bien agréables et surtout vous incitent à me faire part de votre réaction
(c) juin 1997 Christian Vanhenten

Les 5 critères PNL pour définir un bon objectif

1. Défini en termes positifs

"Que voulez-vous? "et non "Que voulez-vous éviter ?"
Le cerveau ne peut avoir de représentation négative. La négation n'existe que dans le langage. Si je dis : «Ne pensez pas à un éléphant rose», vous devez d'abord vous construire une représentation d'un éléphant rose avant d'éventuellmeent barrer cette image.

2. Sous mon contrôle

Il est important que l'objectif dépende de vous, qu'il soit initié par vous.
Ne formulez pas l'objectif comme ceci: « Je voudrais que les autres soient agréables avec moi » mais dites plutôt: « Je veux établir des relations agréables avec les autres ».

3. Contextualisé

« Que voulez-vous au juste ? » « Où ? Quand ? Avec Qui ? Combien ? ». Ces questions serviront à préciser l'objectif afin de le rendre le plus concret possible. Ces

4. Concret, testable, vérifiable

« Comment saurez-vous que vous aurez obtenu votre objectif ? ». Que verrez-vous, qu'entendrez-vous, que ressentirez-vous à ce moment là ? »

5. Ecologique

Pour vous et pour les autres. « Que se passera-t-il quand j'aurai atteint mon objectif ? » Quelles seront les conséquences lorsque j'aurai atteint mon objectif. Un objectif est écologique s'il respecte le système familial, professionnel, social dans lequel je vis.

Les six questions clés de la détermination d'objectif en PNL

Les clés de la réussite selon la PNL

Qu'est-ce qui fait que la PNL nous amène à mieux réussir ?
On peut distinguer quelques fondamentaux mis en évidence par la PNL.

 

Avoir un objectif

Si je ne sais pas où je veux aller je suis certain de ne pas y arriver. La PNL définit des conditions pour bien formuler un objectif

 

Agir

Définir ce que l'on appelle une stratégie en PNL c'est-à-dire les opérations ou autrement dit les actions qui vont nous rapprocher de l'objectif

 

Acuité sensorielle

Une chose est sure, un des apports fondamentaux de la PNL est son intérêt sur les modalités sensorielles. Le PNListe développe son sens de l'observation pour identifier "la différence qui fait la différence". Dans le cadre de la stratégie de réussite de la PNL il s'agit d'être attentif pour constater si nos actions nous rapprochent effectivement de l'objectif que nous nous sommes défini. Pour ce faire nous faisons appel à tous nos sens, le visuel, l'auditif, le kinesthésique mais également quand c'est adéquat l'olfactif voire le gustatif (ok ce n'est pas souvent le cas sauf si vous êtes cuisinier par exemple).

 

Adapter son attitude avec Flexibilité

Si ce que je fais ne marche pas, c'est-à-dire si cela ne me rapproche pas de mon objectif, je dois faire autre chose. Faire plus de la même chose risque bien de me fatiguer pour un résultat toujours aussi insatisfaisant. C'est toute la question de la flexibilité. Que dois-je modifier pour que le résultat aille plus dans la bonne direction ou que je doive y investir moins d'effort. Au diable le stakhanovisme pour le PNL si je peux atteindre mon objectif avec élégance (dans le milieu professionnel on parlera d'efficience)
On retrouve cette clé dans un des présupposés de la PNL

Le TOTE

Le TOTE est un modèle classique de la PNL.
TOTE est l’acronyme de Test Operate Test Execute et a été initialement proposé par Pribam.
Ce modèle traduit la notion de processus constitué d’une série d’opérations et se terminant pas un test permettant de sortir du processus si le résultat est conforme au résultat attendu.
Dans cet article vous découvrirez comment le choix de différents modes de représentation du TOTE permet d’envisager les processus sous de nouveaux angles.

Comprendre le TOTE

Le TOTE a été défini en 1960 par Miller, Galanter et Pribam dans le livre « Plans and the Structure of Behavior » pour définir une « unité comportementale » c’est à dire un comportement qui forme un tout. Ce modèle a été conçu comme une extension du concept stimulus-réponse classique de la théorie behavioriste(comportementaliste ?). La réponse à un stimulus est enrichie d’une réaction de feedback. Le test devient alors une condition à remplir pour que la réponse au stimulus se produise.

Si la condition est satisfaite la réponse est produite et le système passe dans une autre chaîne de comportement. Dans la négative, le système effectue une opération qui modifie tantôt le stimulus tantôt l’état interne du système afin de satisfaire le test.

Cette boucle peut se répéter plusieurs fois avant que le test soit satisfait et que la réponse, le résultat du comportement. Si les opérations ne permettent pas de passer avec succès le test et donc d’exécuter l’action le système pourra sortir du TOTE en produisant alors un résultat différent de celui attendu. Le modèle TOTE est donc un modèle qui explique l’action d’un système qui est déclenchée par le fait d’une différence (une incongruité) entre l’état du système et l’état attendu (l’objectif) de ce même système.


Une propriété intéressante du modèle TOTE est sa propriété récursive qui permet d’emboîter plusieurs structures TOTE pour composer des actions plus complexes. Prenons un exemple. Pour partir en voyage, je dois réserver un billet d’avion, préparer ma valise, me rendre à l’aéroport, embarquer dans l’avion, etc.

Définition

Le modèle TOTE a été repris dans le champ de la PNL dans le livre « NLP, Volume 1 » signé par Grinder, Bandler, Dilts et Delozier. Ce modèle donne une représentation de la manière dont un système change son état en vue d’atteindre un objectif.

Ce modèle a été repris pour définir les processus mentaux, les « programmes », exécutés par chacun de nous lorsque nous agissons en vue de réaliser une action définie. Cette action accomplie avec succès c’est notre objectif. L’originalité de la PNL est d’avoir appliqué le TOTE pour définir les comportements en les décomposant jusqu’à obtenir des opérations et des tests exprimés en terme de système de représentations sensorielles.

Prenons un exemple. Je veux sortir de cette pièce. Pour ce faire, je dois atteindre la porte et saisir la poignée pour l’ouvrir. J’ai une représentation interne de cette action, une image de l’apparence de la porte lorsque je serai à proximité et que je sentirai le contact de la poignée métallique. J’ai également un souvenir corporel (une sensation kinesthésique) de ce que je ressentirai lorsque je tournerai la poignée et sentirai la porte s’ouvrir vers moi.

Cet ensemble de perception forme mon objectif. Il est concret et se compose d’un ensemble de perceptions sensorielles : images, sensation kinesthésique et peut-être un son si je sais le bruit de cette porte quand on l’ouvre. Dès que cet objectif est présent en moi et que je veux l’atteindre, la stratégie peut commencer. D’entrée de jeu je perçois une évidence, je n’ai pas encore atteint mon objectif. Je vois la porte à distance et cette perception ne correspond pas à celle de mon objectif.

C’est le test d’entrée, le premier T du TOTE. Je vais donc agir et initier une opération (O du TOTE), en l’occurrence je vais me déplacer en direction de la porte. Durant cette opération ou cette séquence d’opération j’effectue un test entre ma perception de la situation présente et de celle que je veux atteindre. A un moment donné, je serai assez près de la porte et le test sera satisfait. C’est le second T du TOTE.  Je peux alors mettre fin à cette stratégie et en sortir (E de Exit). Ce déroulement est schématisé de la manière suivante :

Dans le schéma classique du TOTE, on définit 2 éléments : le test et l’opération. Le test est un test permanent qui permet au système de déterminer si l’objectif est atteint. S’il ne l’est pas l’état du système est ajusté par une opération et ce jusqu’à ce que le test vérifiant si l’objectif est atteint provoque la sortie du processus. Il est intéressant de noter le caractère continu du test. Cela sous-entend un processus à double niveau, courant dans le domaine de la cybernétique, et qui met en évidence deux aspects du système : un élément de contrôle et un élément d’exécution.

On distingue généralement différents niveaux de stratégie. Les macro-stratégies mettent en évidence les grandes étapes d’un processus : pour reprendre notre exemple du départ en voyage, l’action de réserver un billet d’avion, de préparer ma valise, de me rendre à l’aéroport, d’embarquer dans l’avion, etc. Les micro-stratégies entrent dans la profondeur de nos processus mentaux et décomposent le processus pour atteindre des opérations à caractère sensoriel qui reflètent le processus mental à l’œuvre pour accomplir une action, exercer une compétence. Une personne gourmande aura par exemple une stratégie le poussant à manger qui est initiée par une sensation légèrement désagréable au niveau de l’estomac qui amènera rapidement une image interne d’un bâton de chocolat qui le poussera à se précipiter vers son frigo pour satisfaire son désir. Le décodage d’une stratégie au niveau micro n’est pas une sinécure. Elle exige une technique de questionnement précise et une bonne qualité d’observation. Une des grilles importantes dans ce contexte est la grille des mouvements oculaires donnant des indices à propos des canaux sensoriels qui sont utilisés par le sujet. Il est à noter d’ailleurs que ces stratégies se déroulent souvent de manière inconsciente pour le sujet qui sera amené à prendre conscience de la séquence d’opérations sensorielles qu’il utilise par le biais du questionnement.

Les variantes du TOTE

Le TOTE a été repris par de nombreux auteurs dans le monde PNL. Plusieurs ont proposé des variantes du modèle de base qui mettent en évidence des aspects différents de ce modèle cybernétique.

Le test devient déclencheur (trigger)

La première variante dédouble l’élément test et remplace le premier T du test par le T de Trigger, en français déclencheur.

 Ce déclencheur est  un événement intérieur ou extérieur qui déclenche la chaîne d’opération dans une logique de stimulus-réponse.

Je suis endormi, mon réveil sonne et déclenche ma stratégie de réveil qui m’amène à me lever et commencer la journée. Ce schéma est souvent adéquat pour donner une représentation d’un problème, une phobie par exemple où la simple vue d’une araignée déclenche avec une rapidité foudroyante une séquence d’image et de ressenti provoquant la panique de la personne phobique.

Tad James applique le modèle TOTE sous cette forme. Selon lui le premier test déclenche la stratégie et fournit une information au test de sortie qui sera comparée avec l’information produite par la séquence d’information. Nous pensons plutôt que dans ce cas de figure, le déclencheur ne fait qu’initier la stratégie et que le test de sortie est une comparaison entre une perception produite par la dernière opération (une image, un ressenti, ..) qui est comparée avec une perception de même nature qui est en mémoire et est le produit de l’exécution de stratégies similaires dans le passé. Si le test est satisfait c’est à dire que le produit de la dernière opération est équivalent à la perception mémorisée alors on peut sortir de la séquence. Ce schéma offre une excellente représentation de la séquence d’un comportement: comment elle se déclenche, son déroulement et se termine. Par contre elle masque le caractère permanent de l’opération de test. Si nous prenons l’exemple d’une personne qui boit un verre d’eau, son processus ne se compose pas d’une opération “avaler une gorgée” puis d’un test “ai-je assez bu” qui provoquera une nouvelle opération “avaler” ou terminera le processus. La personne qui boit avale des gorgées de boisson et en même temps est en contact avec un ressenti qui traduit son sentiment de satiété, à moins que ce soit le simple fait de voir son verre vide qui l’amène à terminer son action de boire. On pourra donc selon le cas transformer ce schéma selon les deux modalités suivantes:

Le test devient comparaison et décision

Il reste à analyser plus en détail la question du test qui permet de sortir de la stratégie. Nous quittons la sphère de travail des Miller, Galanter et Pribam dans leur ambition d’améliorer le processus de l’arc réflexe pour entrer dans un espace de modélisation de comportement. Le test de sortie se compose d’une comparaison. Cette comparaison produit un résultat qui est utilisé pour décider s’il y a lieu de sortir ou non de la stratégie, c’est à dire si l’objectif est atteint. Que se passe-t-il si la stratégie n’est pas atteinte ? Le système va-t-il boucler en permanence ? Un système simple le fera peut-être mais cela ne s’applique pas à des systèmes aussi complexes et élaborés que l’être humain. Il devient donc intéressant de subdiviser le test en deux éléments : la comparaison proprement dite et le point de décision. Nous obtenons le nouveau schéma suivant:

Cette distinction a le mérite de mettre en évidence la comparaison à part entière et de la dissocier de la décision qui pourra avoir un effet sur la comparaison. En effet si la comparaison produit un résultat non satisfaisant, le système pourra décider dans l’étape de la décision de modifier ses paramètres. La première option est le travail sur la comparaison. Comment est effectuée la comparaison ? Le test est-il trop exigeant ? Est-il possible de le satisfaire ? Si je décide de nettoyer ma voiture je peux avoir une représentation de ma voiture le jour de sa première sortie du garage lorsque je l’ai achetée.

Si je compare le résultat de mon lavage avec cette image, je vais peut-être être tenté de frotter, laver, rincer tout le week-end et les jours qui suivent. Il est probable que je n’atteindrai jamais l’état neuf de ma représentation. Je peux alors décider d’abandonner mais je peux également agir sur les éléments de ma stratégie. Trois actions sont possibles. Je peux tout d’abord travailler sur ma comparaison.

En modifiant par exemple l’image de référence qui sera utilisée pour la comparaison. Je peux adopter une image d’un véhicule propre, net mais qui a l’âge actuel de ma voiture. Je peux également agir sur ma manière de comparer et adopter un autre méta-programme. En adoptant une attitude de matching (accord) et une orientation globale plutôt que de mismatching (désaccord) et détail(*) je peux plus aisément atteindre une comparaison qui donne un résultat positif.

Une deuxième manière d’agir consiste à revoir mon opération: en choisissant par exemple d’utiliser d’autres produits, en changeant mon eau plus fréquemment je pourrai peut-être obtenir un résultat différent. Enfin je peux agir sur le déclencheur qui me permettra tantôt de ne pas m’en faire pour la poussière recouvrant ma voiture ou d’utiliser ce déclencheur pour démarrer une autre stratégie, par exemple pour me rendre dans un car-wash.

(*)Ces deux méta-programmes (mismatching et global) amènent une personne à généraliser alors que mismatcher et détail tend à nous faire voir le plus petit détail

La subdivision du test en comparaison et décision peut faciliter la représentation pour des stratégies d’un niveau d’agrégation assez élevé. Cette variante semble donc peu appropriée pour le décodage de micro-stratégie. Par contre pour la modélisation de compétence à un niveau intermédiaire, elle permet de prendre en compte un élément important: la notion de connaissance. Il est en effet difficile d’imaginer modéliser un expert dans une technologie pointue simplement en reproduisant une séquence d’opérations sensorielles et d’actions. L’expert fera usage de sa connaissance approfondie dans le domaine pour faire évoluer sa stratégie et l’introduction de l’élément “décision” permet de matérialiser cet aspect. Remarquons au passage que l’on peut procéder à un découpage plus fin et opter pour un décodage de l’élément “décision”  qui est toute une stratégie en soi.

Le TOTE technologique

Les férus de technologie pourront satisfaire leur soif de précision en complexifiant plus avant le modèle TOTE. En gardant à l’esprit que ce faisant nous quittons définitivement la route de l’élégance qui préconise avant tout la simplicité des modèles nous pouvons proposer un TOTE en nous inspirant de la technologie électronique. Cette variante introduit une notion intéressante qui est comparable à la notion de sous-modalité dans le domaine sensoriel.

Ce schéma nous permet de mettre en évidence un certain nombre de propriétés. Il se compose d’un comparateur qui reçoit le signal d’entrée (I = input), et effectue une différence avec le signal de sortie qui constitue l’information de rétro-action (R). Le signal qui en résulte exprime donc une différence entre I et R. Cette différence est interprétée par le biais d’une courbe. En fonction de l’allure de la courbe le système réagit de façon différente. Observons quelques courbes significatives:

Pour les lecteurs qui ne sont pas effrayés par un commentaire à connotation plus mathématique ou technique nous avons rédigé le texte en encadré. Nous verrons ensuite une interprétation plus concrète

Sur l’abscisse (axe horizontal) nous représentons la différence I-R.. L’axe vertical (l’ordonnée) donne l’état de l’information après traitement de l’information.Dans ces schémas le signal entrant pourra être soit un déclencheur, par exemple la sonnerie d’un réveil,  soit un objectif que le système veut atteindre. Si par exemple je veux remplir un seau à ras bord à l’aide d’une écuelle, je me définis un niveau d’eau à atteindre.La première courbe est une courbe linéaire. Si R < I alors I-R est positif et une opération est exécutée. Si l’opération est efficace, elle donnera un résultat qui fait grandir R et donc diminue la différence I-R. Si le système est stable on peut espérer atteindre l’état ou I=R ce qui suspend les opérations. Si R est > I on aura un effet que l’on pourrait appeler une opération négative c’est à dire ayant un effet de frein, de limitation, de diminution de l’effet de la stratégie. Cela aura pour effet de diminuer R et donc d’amener le système vers le point d’équilibre I=R qui donne un état sans opération. La courbe en trait plein donne une image d’une réaction “proportionnée” du système à une variation de l’information d’entrée qui déclenche la séquence. La courbe en pointillé donne une représentation d’un traitement de l’information ou la moindre différence entre R et I est amplifiée ce qui aura pour effet de provoquer une réaction forte du système. Si l’amplification de cette différence entre input et rétro-action est trop forte le système risque de ne jamais se stabiliser et d’osciller entre une séquence d’opération activantes et d’opérations limitantes.

Marie et Jean vivent depuis quelques années ensemble. Jean est passionné de football et aime regarder chaque retransmission à la télévision. Marie comprend sa passion mais souhaite passer des soirées avec son compagnon sans devoir subir ces matches à la télévision.

Elle accepte que Jean regarde le match du samedi et de temps à autre le mercredi. Mais l’offre est pléthorique et Jean est tenté de regarder tous les matches. Après quelques temps, pour Marie c’en est trop ! Elle manifeste son mécontentement. D’abord gentiment, puis le ton monte à mesure que Jean continue de passer son temps devant le petit écran.

Dans une courbe comme celle du schéma 1, Marie deviendra de plus en plus insatisfaite et pourra l’exprimer de manière crescendo. Si Jean réagit et tempère sa passion, il pourra revenir à une situation acceptable pour Marie.

Dans le cas du schéma 2 Marie ne dira rien et Jean regarde de plus en plus de matches puisque Marie semble l’accepter. Puis un jour c’est l’explosion et la dispute : Marie a basculé soudainement lorsqu’un seuil est dépassé. Avant ce seuil elle a pris sur elle de ne rien dire.

Dans le cas du schéma 3, le phénomène d’hystérésis fait réagir Marie à partir d’un certain nombre de soirées foot et pour revenir à la normale il faudra que Jean accepte d’en voir moins que ce le nombre qui a généré l’insatisfaction de Marie :

« Cela fait un mois que tu regardes le foot 4 fois par semaine, j’en ai assez, c’en est trop, je voudrais que tu fasses un effort. J’acceptais que tu regarde le foot deux fois par semaine mais dans la situation actuelle je ne peux plus accepter que le samedi, je suis saturée ! »

Si Jean répond favorablement à Marie ils reviendront à un meilleur climat et il pourra après quelques temps revenir au rythme de deux matches par semaine.

Dans le schéma de la figure 3, les appareils de mesures I et R matérialisent le travail possible en terme de modalité de perception de l’information entrante (I) et de l’information de rétroaction (R). Si le signal de rétroaction (R) est fortement amplifié, la moindre variation en sortie provoquera une réaction du système. Si le système représente une personne, celle-ci aura un comportement que l’on peut qualifier de susceptible, de soupe au lait.

Si on amplifie le signale d’entrée (I) en maintenant le signal de rétroaction (R) à un niveau faible on peut générer un comportement décidé voire aveugle qui ne veut rien savoir des obstacles, des difficultés. Un autre travail d’expérimentation consiste à modifier la courbe de comparaison des signaux (R) et (I) pour générer des comportements divers. J’invite le lecteur à expérimenter ces variations dans la ligne du travail des sous-modalités qui fait partie du cursus classique des formations PNL.

Le modèle du TOTE a fait les beaux jours de la PNL et trouvera encore matière à application pour qui s’attèle à la modélisation de nos processus. Nous avons vu comment la manière de présenter le TOTE peut générer des nouvelles opportunités.

Qu’il s’agisse du TOTE ou de tout autre modèle, le critère qui me paraît pertinent reste la pertinence ou l’utilité. A un certain niveau de découpage des stratégies le TOTE facilite la mise en évidence des structures de nos processus.

Si nous voulons découper nos processus internes encore plus finement ce modèle peut devenir un obstacle. Notre système cognitif obéit plus à une logique de réseau mettant en connexion un ensemble de nœuds par lesquels transitent les informations.

Chaque nœud est doté d’un poids qui sera modifié au fil de nos apprentissages. Le fonctionnement de ces réseaux neuronaux  ne peuvent s’accommoder du modèle TOTE et le PNListe ne doit pas ignorer qu’en modélisant une stratégie à l’aide du TOTE, il force quelque peu le produit d’un fonctionnement neuronal pour le faire entre dans une grille qui construit une séquence d’opérations complétée d’une boucle de rétroaction. Un PNListe averti en vaut certainement au moins 2.

Bibliographie

MILLER, Georg A./GALANTER, Eugene/PRIBRAM, Karl H. (1960): Plans and Structure of Behavior. New York: Holt, Rinehart & Winston.

Les niveaux logiques de la PNL

La notion de niveau logique a été introduite partir des travaux de Gregory Bateson qui a défini dans son livre "Vers une écologie de l'esprit".

Les Niveaux de la PNL

Les niveaux de la PNL appliquée (PNLa)

La PNLa est l’appellation que je donne la PNL appliquée, celle qui consiste à appliquer les modèles de la PNL enseignés dans les cursus de formation et les séminaires. Ces modèles, procédés ou techniques sont les produits de la PNL, ils ne sont pas la PNL.
C’est pour marquer la différence entre l’application des modèles PNL existants – même s'ils le sont avec élégance et créativité – et la PNL en tant que telle, c’est dire la modélisation de la structure de notre expérience, que nous avons proposé de distinguer le terme PNLa.
Il ne faut lire dans tout ceci aucun mépris, aucune dérision. La pratique des modèles est la condition indispensable sans laquelle la PNL perd tout son sens. La démarche PNL repose sur la modélisation de l’expérience, la mise en évidence d’une structure, la mise au point d’un procédé d’intervention et la validation du procédé dans la pratique.
Enlevez un maillon et plus rien ne tient. La PNLa est la dernière étape, l'étape ultime, la vérification sur le terrain.
La méta-PNL se construit sur la PNLa, sur la pratique.

La PNL de Niveau 0

Je réagis au stimulus de manière habituelle.

Jacques est dans une grande surface. Un jeune homme visiblement pressé vient se placer dans la file juste devant lui et fait mine de ne rien remarquer. Jacques est choqué par cette attitude sans gêne et est tellement interpellé qu’il ne trouve rien à dire et se résigne à ne pas réagir.

Coralie dans la même situation sent monter la colère en elle et agresse verbalement le jeune homme qui bredouille quelques excuses avant de reprendre sa place dans la queue.

Dans cette situation Jacques et Coralie ont adopté une réaction qui leur est habituelle face ce genre d’événement. Le fait que cette réaction leur convienne ou non importe guère; c’est leur réaction et il s’y sont habitués.
La PNL de niveau 0, c'est la vie au quotidien, c'est la PNL de monsieur Jourdain qui fait de la prose sans le savoir (le Bourgeois gentilhomme de Molière).

La PNL de Niveau I

Ce niveau regroupe les actions prises en vue de changer notre réponse habituelle, notre réaction automatique un événement, un stimulus. A ce niveau nous appliquons une technique, un modèle une situation concrète pour atteindre un résultat.
C’est dans ce premier niveau de la PNLa que nous appliquons les protocoles, les procédés enseignés dans les formations PNL. Si je veux définir un nouvel objectif, je vais par exemple appliquer les critères de bonne formulation d’un objectif (exprimé de manière positive, en termes concrets et sensoriels, sous mon contrôle,…).
On est ici au stade de la reproduction fidèle d’une recette en vue d’obtenir le plat annoncé. Il n’y pas beaucoup d’espace pour gérer des difficultés d’application dans le contexte donné. Le praticien de niveau 1 dispose d’une bonne boite outils et sait les manier pour un usage courant.

Coralie est dans la file de la caisse du supermarché et voyant le jeune homme la dépasser sent la colère monter en elle. Elle connait si bien cette réaction et a appris à composer avec elle. Elle a appris lors d’une formation PNL à réagir au déclencheur de sa stratégie de colère qui la pousse à dire des choses qui dépassent sa pensée et qu’elle a souvent regretté.
Instantanément elle est à même de se placer en position méta et d’examiner le choix entre la colère et ses effets ou la mise en oeuvre d’une stratégie qui recadre sa perception et lui permet de choisir la réaction la plus adéquate pour répondre au comportement sans-gêne du jeune homme.
Elle choisira de procéder à un recadrage élégant pour faire comprendre avec humour au jeune homme qu’elle n’accepte pas d’être ainsi dépassée.

La PNL de Niveau II

Au second stade de la PNLa, le praticien fait preuve de créativité et est en mesure de générer une technique nouvelle partir des modèles et techniques qu’il connait et maîtrise. C’est le niveau le plus courant des maîtres-praticiens qui sortent des formations certifiantes. Ils devraient normalement pouvoir évoluer confortablement au niveau IV mais notre expérience nous a révélé que peu de masters font le pas et s'essaient à l’art de la modélisation (les raisons sont multiples: manque de formation spécifique, non nécessaire pour leur pratique au quotidien, désintérêt pour ce niveau d'abstraction,..)

composer une technique

Le praticien est capable de créer, de tester et de modifier un set de techniques ou de sous-techniques (ex: décodage de sous-modalités dans un recadrage en 6 pas) pour construire un procédé sur mesure adapté la situation concrète. Il sera capable de modifier sa technique en cours d’exécution s’il rencontre une objection ou si une observation nouvelle vient modifier le réseau d’expérience qu’il a construit dans l’échange avec son client. Le praticien évolue de manière dynamique en prenant le feedback de manière continue.

Monique est thérapeute. Elle reçoit Jacques qui lui demande de l’aider à changer son attitude qui l’enferme dans le mutisme dans une situation de sans-gêne comme il vient de vivre au supermarché. Après un décodage minutieux et précis de son état interne, de la stratégie qui le prive de choix. Elle lui proposera un travail sur ses croyances suivi de l’installation d’une nouvelle stratégie et d’un travail sur les sous-modalités.

Monique en praticienne chevronnée a appris utiliser les procédés de la PNL pour aider ses clients atteindre leurs objectifs. Elle a suivi la formation de maître-praticienne et suit régulièrement des séminaires qui lui apportent de nouveaux modèles. Quand elle applique une technique elle se montre flexible et peut combiner dans l’instant tous les modèles qu’elle connait pour répondre au feedback qu’elle observe.

appliquer modèles dans nouveaux contextes

Le praticien est capable d’appliquer un modèle dans un autre contexte. Ce processus est parfois appelé « batardisation » et a été largement utilisé pour étendre l’application des modèles initialement conçus dans un cadre thérapeutique des domaines tels que la vente, le management, l’enseignement, la santé, etc.
L’application à un autre domaine peut nécessiter de transformer les modèles et procédés initaux pour tenir compte du domaine d’application. La démarche fait appel des compétences de modélisation de base:

  • distinction des structures propres chaque domaines,
  • similarités, différences,
  • transposition d’une caractéristique en une autre,
  • simplification, extension ou combinaison de modèles PNL existants

Etienne est conseiller en communication. Après sa formation en PNL il n’a pas perdu un instant. Il applique ce qu’il a appris avec ses enfants de jeunes adolescents en difficultés scolaires mais également dans sa profession où il a mis au point une technique de réunion construite à partie de la stratégie d’objectif, de quelques ancrages spatiaux et de techniques de recadrage simple destiné à garder le fil conducteur de la réunion et d’éviter les digressions qui allongent indéfiniment les discussions sans aboutir.

appliquer une méthodologie

Le praticien est capable de modifier et de tester et un set de règles (= une méthodologie) pour les rendre applicables de manière plus générique dans sa pratique.
A ce niveau de la PNLa, il est libéré des check-lists et peut jongler avec les modèles existants.
La PNL propose une méthodologie permettant de « décoder » un état problème, de définir un objectif et de mettre en place les ressources qui permettront d’atteindre l’objectif souhaîté et d’obtenir les effets attendu. Ce modèle est repris sous l’acronyme de SCORE. Le S est celui de symptôme, le C, la cause, le O évoque l’objectif et le E l’effet. Ce modèle développé par Robert Dilts rassemble toute la méthodologie de l’intervention PNL. Dans le cadre de ce modèle le praticien élégant saura jongler avec les modèles qu’il maitrise et développer un procédé sur mesure qui sera adapté au sujet.

Les Niveaux de la Meta-PNL

La méta-PNL existe à partir et sur base de la pratique qui est son fondement.
La nouveauté ici est l’affranchissement des modèles existants. Si le niveau précédent en était déjà libéré, à ce niveau c'est le fondement même des modèles, leur structure voire même leur pertinence qui est mise sur la table. Elle se produit parfois lorsque le praticien s'affranchit du style de PNL tel qu'il l'a appris dans son école ou institution et va à la rencontre d'autres manières de pratiquer la PNL.
Développer une flexibilité mentale permettant de requestionner en permanence ce que l’on sait: c’est le défi de la méta-PNL.

La PNL de Niveau III

Le niveau III est le premier niveau de la méta-PNL.
A ce niveau le méta-praticien entre de plain-pied dans la modélisation. Il identifie les comportements modéliser puis construit un modèle qui sera applicable dans la pratique.
Lorsque l’on parle de modéliser, on s’intéresse plus spécifiquement la modélisation de compétences. Grinder et Bandler ont modélisé Milton H. Erickson et en on tiré plusieurs modèles dont le Milton modèle. Mais la modélisation s’applique également des comportements qui posent problème. Et il est intéressant de constater que beaucoup de personnes qui vivent un problème sont passés maîtres dans l’art de maintenir vivant leur comportement problématique. Les personnes phobiques excellent dans l’art de générer une réaction émotionnelle intense la simple vue d’une araignée ou d’une porte d’ascenceur qui s’ouvre.
Modéliser les comportements intéressants et les comportements-problèmes permet de définir les différences qui seront la base de l’élaboration des procédés d’intervention. C’est en modélisant les personnes phobiques que Bandler a pu affirmer soigner une phobie en quelques minutes.
En dehors du cadre thérapeutique, des processus « correctifs », la modélisation trouve son intérêt dans l’éducatif par la modélisation de comportements efficaces et l’élaboration visant transmettre ce savoir-faire d’autres.
Au quotidien, la modélisation trouve matière modéliser en permanence. Modéliser nos comportement habituels, nos manies, modéliser un proche qui « fait mieux dans un contexte donné ». Cette modélisation l est affaire de tous et se résume la question suivante: « comment fais-tu pour …. »

modéliser le comportement

Aller la rencontre d’un comportement particulier et décoder la structure qui la sous-tend. L’objectif est de découvrir le comment. Comment faire pour faire comme cet expert.
Un modèle ne sera jamais meilleur que ce peut être l’original. Il est dès lors essentiel de s’attacher des compétences qui apporte un réel « plus ».
En fonction de son objectif, le méta-praticien sélectionnera le comportement d’un proche, d’un collègue ou d’un expert dans sa matière.
Ce niveau n’est pas réservé une élite modélisante, un groupe d’initiés triés sur le volet. Il est du ressort de chacun de nous. Une modélisation peut ainsi se dérouler sur un coin de table, à l’issue d’un repas, lors d’une conversation. Faire émerger le petit indice, le procédé qui fait que la personne questionnée fait ce qu’elle fait comme elle le fait. En fonction de son expérience, le méta- praticien captera les éléments pertinents de la structure modélisée. Ensuite il les testera pour en retirer le modèle qui lui permettra de reproduire la comportement avec plus d’efficience.

créer nouveaux modèles

A partir des éléments recueillis durant la phase initiale de la modélisation, le méta- praticien construit un modèle destiné transférer la compétence modélisée.
Les êtres humains forment un système complexe hautement inter-connecté. On ne peut endosser la compétence d’autrui comme on mettrait son manteau. Nous avons notre identitié, notre structure interne construite au fil de nos expériences de vie et partir de notre héritage génétique.
Le méta-praticien articule avec élégances les éléments « universels » de la compétence à transférer avec les particularités propres de la personne qui s’apprête à la recevoir.
Les étapes de la modélisation: recueil d’informations, élaboration du modèle, test et élaboration du procédé de transfert peuvent s’effectuer de différentes manières en fonction du type de compétence, du contexte et des objectifs poursuivis.
Le méta-praticien sera ainsi amené à revoir les schémas d’exploration.

La PNL de Niveau IV: Modéliser la modélisation

Au niveau III de la PNL (le second niveau de la méta-PNL), le méta-praticien aborde le processus de la modélisation. Sortir des schémas habituels lui permettant de construire les modèles, faire émerger la structure de la compétence à modéliser.
Il ne s’intéresse pas ici au contenu de la modélisation. La question qu’il se pose est « Comment découvrir des choses ». Si nous prenons l’exemple de la mise en évidence des prédicats verbaux qui traduisent nos registres sensoriels, le méta-praticien se penche sur la manière de mettre en évidence des prédicats et non les prédicats pour eux-mêmes.
A partir de là il remontera la chaîne pour développer des modèles de plus en plus connectés à la pratique.
Cette démarche entre en scène lorsque le méta-praticien va à la rencontre d’une matière nouvelle, d’une avancée dans une théorie scientifique, dans la découverte de nouveaux paradigmes. Sa démarche l’amènera à remettre en question les fondements épistémologiques sur laquelle est construite la pratique.

Modifier les processus de niveau III

La modification du processus de la modélisation – ou méta-modélisation – permet d’aborder l’exploration de compétences dans de nouveaux domaines. C’est ici le processus même de la modélisation qui est au centre de notre intérêt.

étude des paradigmes

Les paradigmes qui sous-tendent notre pratique influencent de manière considérable la vision de notre pratique.
Le P de PNL signifiant programmation nous rappelle à souhait la métaphore du cerveau-ordinateur qui a été adoptée par les co-créateurs de la PNL dans les années 70.
Cette métaphore très en vogue cette période transforme notre esprit en ordinateur et nos pensées en programmes.
Il devient ainsi possible de « changer un programme » pour changer de comportement.
Aujourd’hui, plus personne ne peut encore soutenir cette comparaison cerveau-ordinateur. Les progrès des neuro-sciences, des sciences cognitives ont considérablement évolué.
Pourtant la métaphore peut encore rendre de bons et loyaux services si l’on l’englobe dans un ensemble de paradigmes plus vaste. Les théories de Newton ont été invalidées depuis longtemps par des théories ultérieures. L’Univers mécanique a trouvé de nouveaux paradigmes au fil de son évolution. Pourtant les lois de Newton restent valables dans un contexte donné, à une échelle donnée. Il est inutile de découvrir et assimiler les théories d’Einstein pour expliquer la chute d’un corps sur la Terre.
Par quelle métaphore remplacer l’ordinateur-cerveau ? Qu’est-ce que cela apportera de plus ? Les modèles développés sur base d’un paradigme donné produisent-ils le même effet lorsque le paradigme change ?
C’est le questionnement du méta-praticien à ce niveau. Celui qui a déjà eu l’occasion de s’essayer à cet exercice comprend tout le bénéfice qu’il peut retirer de cette exploration.
Si l’on applique le questionnement des paradigmes au quotidien, on découvre toutes les approches proposées par de nombreux auteurs et cela nous permet de voir en quoi ils se rejoignent ou non sur les plan des paradigmes, des croyances de bases qui étayent leurs affirmations. Dans le domaine du développement personnel il peut être très riche de dépasser les simples dires d’un Guy Corneau, psychanalyste jungien québecquois, d’un Marshal Rosenberg qui a développé la communication non-violente pour revenir aux paradigmes qui sous-tendent leurs manières de voir les choses. Explorer ces domaines ce niveau génère un apprentissage.

étude épistémologie

L’épistémologie est une réflexion critique sur la connaissance. La méta-PNL s’intéresse notre manière d’apprendre, de mener nos explorations pour développer notre connaissance. Le travail de la méta-PNL ce niveau se penche sur les conditions, le développement, les principes et les limites de notre connaissance.

 

Le Moi Futur

Un modèle créé par Christian VANHENTEN
texte original 1997 revu en 2003

Introduction
Le procédé 
Commentaire
Applications

Introduction

Nous vivons dans le présent. Mais celui-ci est souvent parasité par notre passé ou obscurci par une vision noire ou floue de notre passé.
C'est en traversant une période difficile de ma vie que m'est venue l'idée de cette personne qui s'est avérée être une incroyable ressource. La PNL enseigne des modèles faisant appel à des mentors. Ces mentors sont des personnes de référence, des exemples qui nous motivent ou nous inspirent.
Le moi futur est un modèle qui embrasse celui des mentors et l'élargit pour en faire un instrument puissant de motivation d'aide à la décision et de ressource pour les présents difficiles.

Le procédé

1) créer votre moi-futur

Le moi futur c'est vous dans le futur, dans quelques années, dans quelques jours, dans quelques semaines.
Choisissez une date bien précise par exemple le 15 juillet de telle année. Si vous êtes quelqu'un de précis précisez également l'heure voire la minute.
Prenez le temps de créer le moi-futur correspondant à vous à la date que vous avez choisie. Personnifiez-le. Concrétisez-le. Comment-est-il (elle) ? Quel est son ton de voix ? Comment est-il(elle) habillé, etc. Votre moi futur doit devenir une vraie personne.
Ce qui vous différencie est un espace-temps. Le temps est ici l'élément séparateur, mais il joue un rôle équivalent à l'espace : nous sommes séparés de notre moi-futur comme d'un ami, d'un frère ou d'une soeur qui serait à l'étranger.

2) Définir le rendez-vous

Un point essentiel : cette séparation n'est que provisoire. Prenez conscience de la certitude que avez de retrouver ce moi-futur à la date que vous avez fixée dans le futur. Votre moi-futur a un âge.
Il s'agit donc de fixer ce moi-futur à cette date précise de votre vie à venir et non d'en faire un personnage fuyant qui aurait perpétuellement deux ans ou dix ans de plus que vous.
La perspective de cette rencontre est la source d'une amplification de la motivation. Imaginez ces retrouvailles: "Lorsque j'atteindrai cette date, ce jour, cette année ou je serai en sa présence, quelle fête !" Et il serait bon d'en marquer l'instant.

3) Motivation dans le présent

Maintenant que vous avez une représentation claire de votre moi-futur et une date de rendez-vous, il reste à décider de ce que vous voulez offrir à votre moi-futur. Au propre comme au figuré vous feriez tout pour lui ! Mais quoi précisément ? Quelles actions pouvez-vous entreprendre qui permettront à votre moi-futur d'être comme vous souhaîteriez qu'il (elle) soit ?

Commentaire

Votre moi futur est multiple. Plus qu'un simple compagnon, c'est toute une équipe, une famille, un groupe de personnes en qui j'ai pleinement confiance et pour qui j'ai un amour infini. Mes moi-futurs sont des instantiations de périodes qui prennent sens en fonction de mon cours de vie. Je choisirai mon moi-futur dans un an dans deux ans dans dix ans. L'étudiant choisira son moi-futur jeune diplômé, la femme enceinte choisira son moi-futur jeune mère. Chacun fera son choix et pourra même faire plusieurs choix. Moi diplômé, moi en couple, moi parent, … Pour chaque choix on fixera un instant précis, un âge, une date, l'accomplissement d'un événement (mariage, diplôme, naissance, déménagement,…).
Cette concrétisation de mon moi-futur correspond à la notion d'objectif en PNL. Il doit donc en respecter les critères de validation. Ce moi-futur doit être concret en faisant appel à tous les sens (voix, odeur, photo mentale, …). Il ne peut être que positif (pas de non-moi-futur). Il doit être sous mon contrôle (pas question de choisir un moi-futur élu président ! ). Il doit être écologique, c'est à dire respectueux de nos valeurs, bon pour la personne. Il doit également respecter le but vers lequel tend notre vie: le méta-objectif.
Chacun peut donc choisir un nombre illimité de moi-futurs en fonction de ses besoins. Ces moi-futur se distingueront par leur âge ou par leurs caractéristiques.

Travaillons sur un exemple

Imaginez une personne qui vous ressemble. Elle vous ressemble tel un frère jumeau ou une soeur jumelle. Imaginez cette personne dans la situation suivante : elle vient de terminer la lecture de cet exercice et en a retiré des idées intéressantes, elle est pleine d'enthousiasme et a envie de tester cette théorie pour son plus grand bien-être. Imaginez cette personne avec un maximum de détails en faisant appel à tous vos sens. Vous la connaissez bien cette personne. Elle vous ressemble mais ce n'est pas vous. Vous n'avez donc aucun mal à vous en faire une représentation précise: une image avec un maximum de détails, un ton de voix, un tempo, une odeur, un toucher de peau. Cette personne vous la voyez et elle est véritablement dans cet état d'enthousiasme. Vous pouvez imaginez ce qui permet de détecter cet état et vous l'ajoutez dans votre représentation. Vous imaginez cette personne avec la même précision que vous voyez les personnes autour de vous. Et de même que vous ne vous identifiez pas aux personnes de votre entourage, vous ne vous identifiez pas à cette personne. Ainsi vous ne pouvez sentir ce qu'elle sent. Tout au plus pouvez-vous imaginez ce qu'elle peut ressentir et vos sens vous en apportent la confirmation. La perception concrète de cette personne peut par contre vous amenez à un ressenti personnel par empathie, de même que l'on peut ressentir un frisson à la vue d'un enfant écrivant au tableau et dont l'ongle crisse sur la surface noire.
En fermant les yeux vous pouvez vraiment croire qu'elle existe cette personne, elle n'est pas loin et le temps vous rapproche.
Mais de même que vous imaginez cette personne vous pouvez également et de la même manière imaginer une personne du même âge qui lui ressemble étrangement. La seule différence vous la détectez dans l'attitude qu'elle adopte. Disons qu'elle est désabusée, blasée, manifestement plus rien ne l'étonne. Elle n'a rien retiré de la lecture qu'elle vient de terminer. Elle s'étonne de l'enthousiasme de sa voisine, elle s'en moque même. Construisez cette image avec son, odeur à votre convenance.
Et alors que vous aurez construit ces deux images et qu'elles vous paraissent criantes de vérité, je vous propose de choisir un des deux personnages. Disons le premier. Enrichissez encore son image tout en affaiblissant l'autre. Cette personne vous plaît, vous l'aimez, comme vous-même dirions-nous. Vous êtes réellement prêt à tout faire pour elle. Pour elle vous donneriez tout ce que vous possédez.
Imaginez alors une ressource, un état de curiosité amusée par exemple, que vous allez adopter maintenant. Cette ressource vous semble-t-elle un beau cadeau à lui offrir ? De même qu'un parent est prêt à beaucoup de sacrifice pour donner toutes ses chances à son enfant, offrez-vous d'intégrer cette ressource et adaptez la en fonction de votre expérience propre.
Quand vous l'aurez intégrée pensez à ce moi-futur que vous aimez et ressentez le bien-être qui résulte de ce cadeau pour vous ici et maintenant !
Dans cet exercice nous avons choisi un personnage qui nous est proche dans le temps et nous pouvons déjà nous préparer à le recevoir, comme un fils accueille son père comme une mère reçoit sa fille après une longue séparation.
Ces embrassades chaleureuses se matérialisent ici par l'incorporation de ce moi-futur presque présent. Encore quelques mots et il est là. Tendez-vos bras dans la direction de votre futur proche, fermez les yeux en gardant la représentation de cette personne et en rapprochant les bras
In-corporez-vous !
Profitez de cet instant présent.

Applications du modèle du moi-futur

Le moi-futur outil de motivation

Le moi-futur est un excellent outil de motivation qui permet de manière métaphorique d'augmenter le caractère concret de l'objectif poursuivi. Le caractère hautement émotionnel qui nous lie à ce moi-futur génère un état interne réellement mobilisateur.

Le moi-futur comme aide à la décision.

Si le moi-futur choisi est écologique, il sera source de motivation et nous serons prêts à tout faire pour lui offrir d'exister dans le présent. La volonté d'y arriver a pour résultat d'aplanir les petites contrariétés du présent. Les obstacles sembleront moins insurmontables et s'ils le sont, il faudra peut-être décider de 're-profiler' le moi-futur. Pour ce moi diplômé je suis prêt à bûcher encore une heure au lieu de m'affaler dans le divan et de zapper !

Le moi-futur pour remettre le passé à sa place: dans le passé

Avez-vous constaté, à quel point votre passé s'est fait discret durant l'exercice ci-dessus ?
Mais plus encore: le passé peut devenir une ressource. En effet, il contient le souvenir de tous nos ancien moi-futurs. Ceux-là qui furent nos ressources deviennent ainsi nos mentors et renforcent le processus de motivation.

Application:

Envoyez une lettre à votre moi futur: https://www.futureme.org/

(c) septembre 1997, Christian Vanhenten.
Toute utilisation de ce texte est soumise à l'approbation de l'auteur, merci