La PNL en Perspective (M. Esser)

Commentaire de lecture

« La PNL en perspective » Editions Labor, 2003

Monique ESSERLe livre « La PNL en perspective » était, dans son édition de 1993 devenu un incontournable dans les bibliothèques francophones traitant de la PNL parce qu’il présentait des aspects rarement évoqués de la PNL.La nouvelle édition revue et augmentée se veut une actualisation des réflexions de l’auteur depuis les dix années qui séparent l’ancienne édition, épuisée, de la nouvelle.« La PNL en perspective » conserve l’essentiel des qualités de la première édition et reste un ouvrage remarquable d’analyse et d’interprétation de qualité surtout dans son exploration de l’épistémologie et des fondements scientifiques d’une approche dont le grand public ne retient trop souvent que quelques techniques.Ajoutons également les éléments relatifs à l’histoire et au développement de la PNL qui cachent mal la quantité de recherche et de travail fournis pour reconstituer une chronologie qui n’a jamais été écrite (les acteurs des débuts de la PNL semblent préférer que circulent légendes et récits devenu quasi-mythiques autour de cette période). Si une grande partie des aspects « historiques » de la PNL figuraient dans la première édition, l’auteur les a actualisés pour prendre en compte les fruits de ses dernières recherches et amender un certain nombre d’éléments de la première édition qui ont mal vieilli. Regrettons toutefois qu’un certain nombre d’évolutions n’aient pas été prises en compte qui pourtant me paraissent particulièrement significatives pour bien comprendre la PNL. Je pense ici à la DHE de BANDLER, à la neuro-sémantique de HALL (légèrement évoquée lorsque l’auteur cite les méta-états) ou au « clean-language » (langage propre) de TOMPKINS et LAWLEY.

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Commentaire de lecture

Par Christian Vanhenten

Titre de l'ouvrage: "Le plein pouvoir des mots, maîtriser le langage d'influence"Auteur: Shelle Rose CharvetEditions pour tous, collection SUCCES pour tous (1999)Titre original "Words that Change Minds"

Le livre de Shelle Rose Charvet est un excellent ouvrage qui aborde les métaprogrammes d'une manière très claire et directement applicable.

Les métaprogrammes ont été défini par Leslie Cameron Bandler. Il semblerait (c'est Michael Hall qui en parle) que ce concept soit le fruit d'une étude de cas où la PNL de cette époque ne fonctionnait pas ou mal. 

Ces métaprogrammes sont des filtres, des filtres actifs en ce sens qu'ils sont des processus qui filtrent nos informations provenant du monde extérieur. Et Shelle nous explique que c'est Roger Bailey, un étudiant de Leslie Cameron-Bandler qui a mis au point le profil LAB.

Le profil LAB est une transposition au monde des affaires des métaprogrammes. Bailey a défini une série de 14 filtres ou caractéristiques qu'il a classés en 2 catégories: les caractéristiques de motivation et les caractéristiques de travail. Les premières caractéristiques définissent les filtres qui feront qu'une personne va ou ne va pas pas faire quelque chose. La deuxième catégorie regroupe les filtres qui seront utilisés par une personne lors de situations spécifiques.

Ces caractéristiques sont définies d'une manières très détaillée et très concrète dans le livre de Shelle. L'auteur n'hésite pas à illsutrer ses propos par des conseils et des expériences qui sont autant de signes de son expérience du monde professionnel.

Le livre contient des tableaux de synthèse reprenant les différentes caractéristiques avec les questions types qui permettent de les faire émerger et des structures verbales qui les font apparaître. Les exemples sont bien choisis et les commentaires permettent de se faire une idée claire de chacune des caractéristiques.

Shelle termine son ouvrage par plusieurs chapitres très intéressants et particulièrement pour les personnes qui ont pour mision de recruter du personnel. A partir d'une description de fonction elle définit le profil LAB type et examine en quoi le profil LAB de différents candidats interviewés correspond au profil recherché. Elle aborde aussi le profil LAB dans un cadre de négociation, dans une analyse de marché, dans la vente ou dans la politique et l'éducation.

Je terminerai en regrettant tout de même la qualité de la mise en page. Le jeu des caractères, les alignements dans les tableaux m'ont paru perfectibles.

En conclusion, un livre à recommander à tous ceux qui sont intéressé par une application concrète des métaprogrammes malgré les imperfections de mise en page. Il vous permettra de découvrir le profil LAB, une grille de travail tout à fait intéressante et très concrète dans un contexte professionnel.

Christian Vanhenten
site web: http://www.metapnl.com/atelierpnl/
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"Comme quoi les groupes de pairs de l'atelier PNL ont du flair ! Alors que se multiplient les formation à la neuro-sémantique, nous proposions déjà en 1998 de découvrir lors d'un atelier PNL le modèle des méta-états, modèle alors inconnu dans le monde PNL francophone !" 


Le modèle des Meta-States développé par Michael Hall est un modèle qui vient enrichir la PNL. Appelé le troisième méta-domaine de la PNL, ce modèle a été qualifié par Wyatt Woodsmall comme "la contribution la plus significative à la PNL" dans les années 1994.

Définition des méta-états

Les Méta-Etats (ME) sont des états à propos d'état.

Le modèle de la PNL propose la triade Etat-interne- processus interne et comportement externe. Cette triade constitue un système qui s'auto-influence. 
L'état interne est l'ensemble de notre ressenti, émotion, pensées, physiologie à un moment donné. Cet état est un état corps-esprit influencé par l'environnement (réponse aux événements et aux expériences que nous rencontrons dans notre vie quotidienne). 

Nos états produisent une configuration globale de sensation ou de gestalt. Nous les référons en tant qu'états émotifs. Quand notre conscience consciente sort et embrasse un certain élément dans notre environnement -- nous en construisons une représentation intérieure dans notre 'corps-esprit' en termes d'images visuelles, données auditives, sensations cinesthésiques, etc. (les systèmes sensoriels de representational de VAK).

Un état primaire (EP) se rapporte ou fait référence (le symbole @ remplace l'expression "à propos de ") à un certain objet (personne, événement, chose) dans notre environement. Intérieurement nous éprouvons ceci comme pensée-et-émotions au sujet de cette élément, expérience, ou stimulus.

Un Meta-Etat (ME.) naît lorsque nous "pensons-et-sentons" au sujet (@) d'une certaine pensée-et-émotion précédente. En cela, notre conscience consciente ne sort pas au monde pour embrasser quelques données, mais se reflète en arrière sur elle-même (par conséquent une conscience auto-réflexive) et crée alors des pensée-et-sentiments de niveau plus élevé. En conséquence, nous éprouvons un état au sujet d'un état (ou méta-état). De tels méta-états associent ou font référence à un état précédent. 

Ainsi plutôt que d'être lié à un élément, une expérience de l'environnement, ils ont trait à (@) d'une certaine " pensée précédente, " " émotion, " concept, compréhension, etc... Par conséquent un méta-état décrit un niveau plus élevé d'abstraction @ une abstraction. Ceci crée un état conceptuel.


L'histoire du modèle de Meta-States

Gregory Bateson (1972) a introduit l'expression " aller en méta" et a développé des principes de base au sujet des méta-niveaux quand il a écrit "Les méta-messages modifient toujours les messages plus élémentaires " 
Et dans les méta-niveaux, Bateson a donné des explications au sujet " de la différence qui fait la différence. "Partant de cela, il a avec ses collègues défini la théorie de la double contrainte de la schizophrénie et ont basculé le monde psychologique. Il a également développé un modèle de méta-niveau de l'apprentisage qu'il a utilisé pour expliquer et modéliser la structure d'expériences de niveau élevé comme la beauté, etc...

Alfred Korzybski (Science and Sanity 1933/1994qui a inventé les mots "formation neuro-linguistique"en 1936 et engineering humain (human engineering) dans "Manhood of Humanity (1921) a parlé au sujet de la structure des expériences humaines par son modèle des "niveaux d'abstraction " -- un modèle qui a indiqué comment le système nerveux (neurologie) produit des cartes (modèles du monde) par lesquelles nous navigons dans la réalité. Il a alors parlé non seulement des abstractions de niveau de base (états primaires) mais également des abstractions de second ordre, des abstractions de troisième ordre, etc... (méta-états). 

Bandler et Grinder (1975/1976) incluent l'idée de Bateson de se déplacer dans les méta-niveaux, ils ont créé le premier Meta-Domaine de la PNL: le Méta-modèle du langage. Ce modèle élégant et puissant permet de décoder la structure de la subjectivité en analysant le langage propositionnel (les mots) puis les langages de représentation (les systèmes sensoriels de VAK). 

Plus tard, Bandler et Bandler ont commencé à articuler le deuxième Meta-Domaine de la PNL -- le Meta-Programme de la perception. Ce modèle est né pour expliquer les " pannes " des interventions classiques de la PNL. Plus tard d'autres ont enrichi ces modèles et ont commencé à ajouter d'autres techniques et procédures qui contenaient des modèles impliquant des niveaux multiples. 
En 1994 Michael Hall a développé son modèle des Meta-Etats des niveaux logiques, les états corps-esprit, et la conscience réflexive. Ce modèle explicatif a ouvert une voie pour modéliser des méta-niveaux dans les états de conscience complexes et multi-niveaux. 
L'étincelle pour le modèle de Meta-States a résulté d'un projet modelant explorant l'état subjectif de résilience décrit en 1994 à la conférence internationale de PNL à Denver et dans lequel Hall a mis en évidence le fait que la stratégie de la résilience impliquait des états multiples et plusieurs méta-niveaux. Il soumit alors une description du modèle à l'IANLP (International Association for NLP ).

Un jeune aventurier plein d'ambition, voulut savoir la différence entre l'enfer et le paradis. Comme il était très appliqué et très dévoué, il put bénéficier du privilège de ce savoir.

En rêve, il fut emmené en visite dans ces lieux inconnus. Il fut d'abord très étonné par les ressemblances de ces deux mondes.

En effet, dans les deux, les personnes qui y séjournaient étaient doté de baguettes pour saisir leur nourriture mais ces baguettes étaient tellement longues qu'elles ne permettaient pas de saisir la nourriture et de la porter à sa bouche. Mais ce qui étonna encore plus le jeune aventurier c'était ce qui différenciait ces deux mondes.

En enfer, les convives ne pensant qu'à eux-mêmes tentaient de s'emparer des plus beaux morceaux. Ils se bousculaient, se contorsionnaient pour parvenir à saisir avant les autres la nourriture et se la mettre en bouche. Ils payaient au prix fort chaque grain avalé !

Au paradis par contre l'ambiance était toute autre. Les convives partageaient leur repas dans la bonne humeur car chacun utilisait sa baguette pour nourrir le convive d'en face !

Après la profonde révision de 2011, le site de la meta-pnl vient de vivre un relooking qui continuera de s'améliorer.
Ceci en vue de redonner vie à cet espace pour initier des groupes de modélisation!
Vous qui avez connu l'ancienne mouture, bienvenue dans cet espace rénové qui vous offre des fonctionnalités supplémentaires que l'ancienne version du site (entièrement fait main) ne pouvait offrir

(publié initialement en 1997 sur le site de l'Atelier PNL)

Identité mythe ou réalité ?

réflexions après un séminaire de PNL

Je dédicace cette page à Robert Dilts que j'ai eu la chance de rencontrer pour la première fois en 1997 à Bruxelles à l'occasion de son séminaire "identité et changement évolutionnaire". Les commentaires ci-dessous ne sont pas une synthèse du séminaire, ce sont des considérations personnelles suite au séminaire ... avec un brin d'humour et un zeste de provocation.
Christian Vanhenten, Bruxelles, juin 1997

Les niveaux logiques définis par Robert Dilts sur base des niveaux logiques définis par Bateson semble accepté par tous. Les remettre en question serait sortir du troupeau des inconditionnels et pourtant j'ai la faiblesse de penser que Robert lui-même n'apprécierait pas l'idée que l'on avale les modèles qu'il nous propose comme du pain béni. Que du contraire, s'interroger sur la pertinence d'un modèle c'est le confronter avec la réalité, la réalité de notre expérience subjective en tout cas.

C'est ainsi que l'envie me prend de proposer au lecteur de se pencher quelque peu sur ce fameux niveau 5 de la pyramide des niveaux logiques et que j'oserai prétendre en guise de provocation (qui n'a pour seul but que d'aiguiser votre appétit intellectuel et vous inviter à déguster plus avant ces quelques lignes) que

"Le niveau logique correspondant à l'identité n'existe pas "

Incroyable idiotie, ineptie , sacrilège peut-être. Voilà les cris que d'aucuns pousseront en lisant cette affirmation....
… A ceux qui reste merci pour votre patience , on continue..

Je disais donc que le niveau de l'identité n'existe pas. Mais voyons bien sur qu'il existe, sinon que serions nous?

Et oui que sommes nous ?

Un système faisant partie d'un système plus vaste auquel nous sommes reliés (bonjour le niveau logique n°6).

Un système qui a ses limites, ses frontières qui permet de le distinguer de son environnement (bonjour niveau n°1).

Déjà là je vous arrête. Nos limites qu'elles sont-elles? Notre corps physique ou peut-être doit on aborder cette question sous un angle plus vaste et parler de corps astral, ou autre corps spirituel ?

Ceci sur un plan plus ésotérique mais on pourrait aussi parler de l'être humain et de ses limites élargies à ses réalisations. Pensons aux artistes, aux grands auteurs. Platon est-ce l'homme ou est-ce son œuvre? Penser que Platon c'est les deux ne paraît pas si ridicule qu'il n'y paraît.

Vient alors la réflexion irrépressible: "mais je sais que je suis un homme, que je suis …. (compléter vous même).

Et oui belles croyances que cela car comme le dit Robert Dilts l'identité plus on la définit moins on l'approche, et comme il se plaît à le répéter le plus important quand on cherche à savoir ce qu'est l'identité n'est pas la réponse mais bien la question.
Si l'on se débarrasse de nos ego multi-couches, de nos définitions de nos identités en terme de vœux pieux (je veux être un homme libre ouvert, un guide, un ami, ….) que reste-t-il ?

Et bien oui mon bon monsieur pas grand chose sinon un amas de croyances.

Car c'est là que je veux en venir.

Et si le niveau d'identité n'existait pas?

Et si ce n'était simplement que l'ensemble de nos croyances les plus vitales, les plus inconscientes, les plus fondamentales. Vous savez ces croyances dont nous ne pouvons même pas imaginer que l'on pourrait oser penser y renoncer tant elles nous collent à la peau.

Et si ce niveau logique de l'identité n'était simplement qu'une couche d'épaisseur nulle, une enveloppe virtuelle un contenant de nos croyance de nos valeurs, de nos stratégies et de nos comportements.

En partant de cette hypothèse on imagine aisément que l'on ne puisse développer de techniques d'intervention sur l'identité. Seul un travail délicat et en profondeur sur nos croyances les plus 'identitaires ' n'est envisageable.

On comprend aisément pourquoi il est impossible de définir notre identité autrement que par un ensemble de croyances, ou d'en tracer les contours (tiens les contours, quand on parle d'enveloppe!) par le biais de métaphores.

Et puis l'identité, c'est quoi au juste?

D'aucuns diront: c'est ce qui reste quand tout le reste change.

Robert définit l'identité comme un potentiel qui n'est limité dans sa réalisation que par les niveaux logiques qui lui sont inférieurs: nos croyances mais également valeurs, stratégies comportements et environnement.

Une balle de mousse comprimée.

Notre identité se serait donc comme une balle de mousse que nous comprimerions pour la faire entrer dans une boîte plus exiguë. Dans cette boîte il lui serait impossible de prendre son volume, son ampleur.

En travaillant sur les limitations des niveaux inférieurs on travaillerait sur la forme de la boîte. La forme intérieure s'en verrait ainsi changée ce qui permettrait à la balle de mousse de s'épanouir d'une nouvelle façon.

Mais il n'est pas (encore?) possible de travailler sur la balle de mousse. Elle n'est que potentiel et un potentiel n'est pas réalisé, c'est-à-dire pas réel. Nous pouvons imaginer qu'elle forme aurait cette balle sans les limites de la boîte mais nous plongeons alors dans l'imaginaire.

Ce potentiel, cette balle de mousse n'est-elle pas simplement une partie de ce que l'on placerait dans le niveau logique n°6, celui de la spiritualité de cette vaste énergie dont nous sommes issus.

L'identité ne serait alors que la limite séparant cette balle de mousse des autres balles de mousse de l'univers?

Avouez que la question méritait que le lecteur s'attarde jusqu'à une ligne aussi tardive de cette page.

Autre petite considération.

S'il est courant de définir l'identité comme étant ce qui reste lorsque tout à changé comment comprendre la notion de changement évolutionnaire défini par Robert Dilts comme une évolution de notre identité. Bien sur l'idée est tentante et plus que séduisante pour nous tous, adeptes du développement personnel.

Mais avouez qu'il y a de quoi s'interroger sur ce paradoxe de cette chose qui est par essence la stabilité et que nous voudrions voir évoluer. En somme ce n'est que le contraire de la très célèbre 'plus ça change plus c'est la même chose' chère à Watzlawick.

Peut-être devons nous également nous interroger sur une notion de rythme de changement à l'image des cycles chers aux économistes (cycles d'un jour, d'un mois d'un an ou plus pour tout ce qui change en nous et cycle d'une vie pour ce qui est de notre identité)
Mais il sans doute plus simple d'aborder ce paradoxe en revenant à la métaphore de cette balle dans sa boîte: et traduire changement évolutionnaire par 'aménagement du volume intérieur de la boîte'.

Dès lors notre identité peut-être vue comme le volume interne de cette boîte. Ce volume interne n'étant que l'espace dans lequel notre balle de mousse peut se dilater jusqu'à toucher les parois. Il nous reste alors à travailler sur cette paroi en bois multi-couches qui se compose de nos croyances les plus profondes jusqu'à nos comportements en passant par nos capacités ou nos stratégies. La boîte étant, ne l'oubliant pas, placée dans un environnement qui n'est neutre pour notre balle de mousse (pensons à la pression atmosphérique au taux d'humidité par exemple).

Que ces réflexions vous inspirent quelque décharges synaptiques bien agréables et surtout vous incitent à me faire part de votre réaction

(c) juin 1997 Christian Vanhenten

Qu'est-ce qui fait que la PNL nous amène à mieux réussir ?
On peut distinguer quelques fondamentaux mis en évidence par la PNL.

 

Avoir un objectif

Si je ne sais pas où je veux aller je suis certain de ne pas y arriver. La PNL définit des conditions pour bien formuler un objectif

 

Agir

Définir ce que l'on appelle une stratégie en PNL c'est-à-dire les opérations ou autrement dit les actions qui vont nous rapprocher de l'objectif

 

Acuité sensorielle

Une chose est sure, un des apports fondamentaux de la PNL est son intérêt sur les modalités sensorielles. Le PNListe développe son sens de l'observation pour identifier "la différence qui fait la différence". Dans le cadre de la stratégie de réussite de la PNL il s'agit d'être attentif pour constater si nos actions nous rapprochent effectivement de l'objectif que nous nous sommes défini. Pour ce faire nous faisons appel à tous nos sens, le visuel, l'auditif, le kinesthésique mais également quand c'est adéquat l'olfactif voire le gustatif (ok ce n'est pas souvent le cas sauf si vous êtes cuisinier par exemple).

 

Adapter son attitude avec Flexibilité

Si ce que je fais ne marche pas, c'est-à-dire si cela ne me rapproche pas de mon objectif, je dois faire autre chose. Faire plus de la même chose risque bien de me fatiguer pour un résultat toujours aussi insatisfaisant. C'est toute la question de la flexibilité. Que dois-je modifier pour que le résultat aille plus dans la bonne direction ou que je doive y investir moins d'effort. Au diable le stakhanovisme pour le PNL si je peux atteindre mon objectif avec élégance (dans le milieu professionnel on parlera d'efficience)
On retrouve cette clé dans un des présupposés de la PNL

Magazine Propos du RAFQ
Par Isabelle David 

Vous avez déjà entendu dire que la plupart des problèmes majeurs des entreprises sont causés par une mauvaise communication entre collègues, associés, employés, ainsi qu'avec nos clients.  Et que dire de notre façon de communiquer avec nous-mêmes !

Mais en fait, qu'est-ce que communiquer efficacement ?  Comment faire pour exceller en tant que communicateur afin de faciliter l'atteinte de nos objectifs d'affaires ?

Et bien, d'après les travaux d'Albert Mehabian, effectués à l'Université de Pennsylvanie en 1970, l'essentiel de notre communication se fait en dehors de notre champ de conscience : 55 % de la communication est constituée de notre physiologie; posture, gestes, rythme de respiration..., 38 % de celle-ci est en liens avec la tonalité, notre intonation, le timbre, volume, rythme... et seulement 7% de la communication est réalisée par les mots que nous exprimons verbalement.

Ainsi notre langage non-verbal produit plus d'impact sur notre interlocuteur que le contenu ou la forme de notre discussion.  Donc la principale qualité d'un bon communicateur ne se trouve pas uniquement dans le contenu de ce qu'il dit, mais plutôt dans la manière (comment) dont il le dit.  Soyons ce que nous disons !

Isabelle David
Maître Enseignant Certifié en PNL

Par Isabelle David 

Dans un marché où tous les coups semblent permis, où la corruption est présente et la manipulation souvent reine, est-il payant d'être honnête ?  Peut-on respecter nos valeurs personnelles en étant soucieux du bien commun et de celui de l'entreprise ?  Comment peut-on concilier nos besoins et ceux du domaine des affaires ?  Peut-on être propriétaire d'une entreprise éthique et demeurer en affaires ? Qu'est-ce que le respect en vente ? Comment en tant que consommateur peut-on éviter de se faire manipuler ?  Tant de questions qu'il est légitime de se poser  car les enjeux croissants d'argent et de pouvoir nous mènent à questionner les comportements des entreprises et de certains de leurs employés.  C'est la crise éthique !

Sujet chaud à travers le monde, l'éthique ou le manque d'éthique du milieu du travail à un impact majeur sur le monde des affaires de demain.  Partout sur la planète des dirigeants d'entreprise se positionnent en faveur de l'éthique : "Je suis inquiet pour la génération suivante.  Les jeunes ont des affaires une vision western : gagne celui qui tire le plus vite.  Pour être riche il faut être malhonnête..." (témoignage de responsable d'entreprise en France.) Même chez nous les questions sur l'éthique et le changement des mentalités sont essentielles "Je suis persuadé qu'elle (l'éthique) doit être accomplie dans les plus brefs délais, si nous voulons que nos successeurs - la jeunesse d'aujourd'hui - évitent les pièges du "Je m'en-foutisme" traditionnel, et contribuent à bâtir une société plus respectueuse de la dignité de chaque être humain " (Donald G. Wayland, Université Laval)

Mais comment se vit donc l'éthique et la déontologie au travail si on est propriétaire d'une entreprise et à quels problèmes sommes-nous confrontés ?

Se peut-il que réussir en affaires est seulement la panacée des abuseurs, des profiteurs, des menteurs et des sans scrupule ?  Comment résoudre l'impasse du milieu traditionnel des affaires ?  Comment faire des affaires sans se faire avoir ou sans être un requin vorace attaquant sa proie ?  Nos modèles traditionnels de PDG de compagnie ressemblent plus souvent à ceux d'un tyran et tortionnaire, plutôt qu'à ceux d'un être épanoui et généreux.  Comment peut-on espérer créer des gens d'affaires sains et heureux, si ce que nous montrent les marchés internationaux et la mondialisation, est que la réussite financière passe par la trahison et l'envie ?

C'est pas toujours facile mais il est essentiel et payant d'être honnête.  Les valeurs morales telles que ne pas trahir sa promesse, ne pas voler, ne pas chercher la vengeance, respecter la confidentialité et la liberté des autres, ne pas abuser de son pouvoir, éviter les conflits d'intérêt, ne pas intimider, frauder, faire du chantage, ne pas faire de marketing abusif, etc. sont quelques éléments importants de l'installation d'un climat de confiance.  L'éthique en affaire c'est la valeur ajoutée qui propose des actions permettant l'augmentation de la productivité et de la performance de l'entreprise.  C'est l'établissement d'un climat de commun accord entre tous les intervenants au travail.  C'est la transparence et la communication efficace qui permet à chacun de se respecter dans sa différence et d'agir en lien avec les valeurs et la culture de l'entreprise.  Bref, l'éthique en affaires c'est d'être en affaires avec soi, avec nos collègues, avec nos clients et fournisseurs et avec l'entreprise qui nous embauche.  Cela requiert parfois des efforts afin de modifier les comportements et prendre le virage de l'éthique.

L'éthique commence par soi, par notre perception de ce qu'est l'éthique, de nos valeurs, de notre morale et du respect de notre mission de vie, de cette légende personnelle qu'il nous est essentiel d'intégrer autant au travail que dans tous les autres domaines de notre vie.  Car en réalité qui parmi nous désire réellement être non-éthique ?  Être reconnu, comme étant une personne inhumaine et sans respect aucun pour ses employés, collègues et compétiteurs ?  Très peu d'entre nous en fait et très peu se sentent à l'aise dans le marché financier actuel.  Alors certains décident d'être hors norme et de faire des affaires différemment.  D'autres, à cause du conflit que cela crée avec eux-mêmes, n'arrivent pas à atteindre la réussite qu'ils savent qu'ils méritent.  Certains dissocient la vie professionnelle et leur vie personnelle, créant ainsi des expressions du genre: "Je suis dur en affaires c'est vrai, mais c'est nécessaire, sinon je ne survivrais pas.  Ma nature cependant, est d'être doux comme un agneau".  On finit par croire  l'adage : "les affaires c'est les affaires, il n'y a pas d'amis.".  On devient différent, à la limite une autre personne, selon le contexte.  Et même si très peu souhaitent réussir en affaires et échouer leur vie personnelle, malheureusement cela est souvent le cas.  Par contre, il est rare qu'une personne en affaires est heureuse de l'être, si cela met en péril l'atteinte de ses objectifs de vie.  Comment se fait-il qu'on en arrive là ?  Est-il obligatoire de réussir seulement un aspect de notre vie et de compromettre tous les autres ?  Bien sûr que non.  Alors que se passe-t-il ?

Nous oublions l'essentiel, qui est l'atteinte de notre mission de vie et le respect du chemin qui est le nôtre.  Soyons en affaires avec notre coeur et notre âme et permettons-nous de réussir financièrement, malgré le fait d'être une bonne personne !  Faisons la promotion de valeurs positives telles que l'honnêteté, la tolérance, la vérité, le respect, la loyauté, la rigueur, l'écoute, la collaboration etc..  Il est crucial, pour réussir son être en affaires, d'appliquer une éthique respectueuse de nos critères et de notre chemin de vie.

Répondez aux questions fondamentales suivantes:  Qu'est-ce qui est important pour moi dans ma vie ?  Ce que je vis présentement est-il en lien avec ma légende personnelle ?  Que dois-je faire pour atteindre mon but de vie ?  Ces réflexions permettent d'harmoniser notre vie professionnelle et font ainsi mentir les schémas traditionnels de gens d'affaires dénués d'humanité.  Nous devenons alors une meilleure personne d'affaires, ce qui demande de devenir un meilleur être humain.

Si l'on souhaite réussir dans tous les aspects de notre vie, nous devons définir clairement nos rêves, espoirs, valeurs et croyances.  Ceci, dans le but de se réaliser et de réaliser le but ultime de notre vie.  Comme Montaigne l'a si bien dit: "Le chef-d'oeuvre glorieux de l'homme est de vivre selon sa raison d'être".  Encore faut-il la découvrir, ce qui est fondamentalement important pour nous.  Quel est le sens que nous donnons à notre vie?  Pourquoi choisissons-nous d'être en affaires ?  Quelle est notre définition de la réussite ?

Lors de conférences et ateliers que j'anime pour les gens d'affaires, je leur pose souvent la question: "Qu'est-ce qui est important pour vous, dans le fait d'être en affaires ?" et j'ai régulièrement entendu des: "Je le fais pour me faire plaisir", "J'aime relever des défis", "Je chéris mon autonomie", "Je m'affirme", "ça me valorise".  Notre motivation, qui est ce qu'il y a de plus fondamental en nous, provient rarement du fait de faire des sous seulement.  "Gagner de l'argent" est très peu cité comme élément de motivation et lorsqu'il l'est, il ne vient que loin après d'autres valeurs et ce, même pour les gens d'affaires très fortunés.  Mais vous, qu'est-ce qui vous pousse de l'avant ?  Définissez et découvrez les émotions qui donnent un sens à votre vie en répondant aux questions suivantes:

A) J'aimerais vivre dans un monde ...  Ma vision de vie est de créer un monde ...
B) Ce que j'aimerais faire (ou ce que je fais), afin d'offrir ma contribution aux autres est ...  Je vais le créer en faisant ...
C) Les qualités qui me décrivent le mieux sont ...  Je vais manifester ...  tout en vivant ma mission.

Reprenez les énoncés des points A, B et C et composez une phrase qui reflète votre mission de vie.  Maintenant, il ne reste qu'à l'incorporer au domaine des affaires, afin d'appliquer votre processus décisionnel d'éthique.  Car nos choix éthiques reposent grandement sur notre vision du monde le meilleur.

Que l'on soit patron, employé, vendeur ou acheteur, dans un contexte d'éthique, le respect et la communication sont des éléments clés.  Ainsi dans une situation de confrontation ou de manque d'éthique on pourra utiliser un modèle d'intervention suivant des étapes saines respectant des principes important pour toutes les personnes concernées.  Prenant en considération que nous sommes influencés dès le départ par notre propre code de déontologie, voici un modèle fonctionnel d'intervention en éthique que vous pourrez utiliser au travail :

1. Identification claire du dilemme éthique.
2. Etablissement des faits et des personnes concernées.
3. Clarification des valeurs et vision étant en jeu ou en conflit.
4. Découverte des solutions possibles et de leurs conséquences.

L'application et la mise en place de processus d'intervention en éthique permettant de créer un monde plus humain où il fait bon vivre.  Ainsi, la morale des affaires est un enjeu important dans la réussite personnelle et professionnelle pour chacun de nous.  Alors disons ensemble : " Les problèmes d'éthique en affaires, ça va faire !".  Et passons à l'action en instaurant dans nos milieux encore plus d'honnêteté, de transparence et de respect.  L'éthique en affaires c'est l'affaire de tous.

Isabelle David
Maître Enseignant Certifié en PNL

Magazine Propos du Réseau des Femmes d'Affaires du Québec
(Vol. 9, no. 2, Hiver 2000) 

Réussir en affaires est-il seulement la panacée des abuseurs, des profiteurs, des menteurs et des sans scrupule ?  Comment résoudre l'impasse du milieu traditionnel des affaires ?  Comment faire des affaires sans se faire avoir ou sans être un requin vorace attaquant sa proie ?  Nos modèles traditionnels de PDG de compagnie ressemblent plus souvent à ceux d'un tyran et tortionnaire, plutôt qu'à ceux d'un être épanoui et généreux.  Comment peut-on espérer créer des gens d'affaires sains et heureux, si ce que nous montrent les marchés internationaux et la mondialisation, est que la réussite financière passe par la trahison et l'envie ?

Qui parmi nous désire réellement être reconnu, comme étant une personne inhumaine et sans respect aucun pour ses employés, collègues et compétiteurs ?  Très peu d'entre nous en fait et très peu se sentent à l'aise dans ce monde financier.  Alors certains décident d'être hors norme et de faire des affaires différemment.  D'autres, à cause du conflit que cela crée avec eux-mêmes, n'arrivent pas à atteindre la réussite qu'ils savent qu'ils méritent.  Certains dissocient la vie professionnelle et leur vie personnelle, créant ainsi des expressions du genre: "Je suis dur en affaires c'est vrai, mais c'est nécessaire, sinon je ne survivrais pas.  Ma nature cependant, est d'être doux comme un agneau".  On devient différent, à la limite une autre personne, selon le contexte.  Et même si très peu souhaitent réussir en affaires et échouer leur vie personnelle, malheureusement cela est souvent le cas.
Le titre de patron, de directeur, de cadre ou de gérant est parfait pour se faire détester au travail et pour créer des embrouilles avec les amis et la famille.  Et que dire si on réussit !  On est alors jugé par plusieurs autour de nous et on perd alors des liens affectifs importants.  Ce qui est très douloureux et difficile à vivre.  Si on ne réussit pas en affaires, alors la frustration, la culpabilité ou la colère s'installe au travail et fait place à un manque de motivation chronique.

D'une façon comme d'une autre, réussite financière ou non, il est rare qu'une personne en affaires est heureuse de l'être, si cela met en péril l'atteinte de ses objectifs de vie.  Comment se fait-il qu'on en arrive là ?  Est-il obligatoire de réussir seulement un aspect de notre vie et de compromettre tous les autres ?  Bien sûr que non.  Alors que se passe-t-il ?  Nous oublions l'essentiel, qui est l'atteinte de notre mission de vie et le respect du chemin qui est le nôtre.

Soyons en affaires avec notre coeur et notre âme et permettons-nous de réussir financièrement, malgré le fait d'être une bonne personne !  Il est crucial, pour réussir son être en affaires, d'appliquer nos réponses aux questions fondamentales suivantes:

Qu'est-ce qui est important pour moi dans ma vie ?  Ce que je vis présentement est-il en lien avec ma légende personnelle ?  Que dois-je faire pour atteindre mon but de vie ?  Ces réflexions permettent d'harmoniser notre vie professionnelle et font ainsi mentir les schémas traditionnels de gens d'affaires dénués d'humanité.  Nous devenons alors une meilleure personne d'affaires, ce qui demande de devenir un meilleur être humain.  Si l'on souhaite réussir dans tous les aspects de notre vie, nous devons définir clairement nos rêves, espoirs, valeurs et croyances.  Ceci, dans le but de se réaliser et de réaliser le but ultime de notre vie.  Comme Montaigne l'a si bien dit: "Le chef-d'oeuvre glorieux de l'homme est de vivre selon sa raison d'être".  Encore faut-il la découvrir, ce qui est fondamentalement important pour nous.  Quel est le sens que nous donnons à notre vie ?  Pourquoi choisissons-nous d'être en affaires ?  Quelle est notre définition de la réussite ?

Lors de conférences et ateliers que j'anime pour les gens d'affaires, je leur pose souvent la question: "Qu'est-ce qui est important pour vous, dans le fait d'être en affaires ?" et j'ai régulièrement entendu des: "Je le fais pour me faire plaisir", "J'aime relever des défis", "Je chéris mon autonomie", "Je m'affirme", "Ca me valorise".  Notre motivation, qui est ce qu'il y a de plus fondamental en nous, provient rarement de l'argent seul.  "Faire des sous" est très peu cité comme élément de motivation et lorsqu'il l'est, il ne vient que loin après d'autres valeurs et ce, même pour les gens d'affaires très fortunés.  Mais vous, qu'est-ce qui vous pousse de l'avant ?  Définissez et découvrez les émotions qui donnent un sens à votre vie en répondant aux questions suivantes:

A) J'aimerais vivre dans un monde ...  Ma vision de vie est de créer un monde ...
B) Ce que j'aimerais faire (ou ce que je fais), afin d'offrir ma contribution aux autres est ...  Je vais le créer en faisant ...
C) Les qualités qui me décrivent le mieux sont ...  Je vais manifester ...  tout en vivant ma mission.

Reprenez les énoncés des points A, B et C et composez une phrase qui reflète votre mission de vie.  Maintenant, il ne reste qu'à l'appliquer aux domaines des affaires, afin de réussir votre être dans ce secteur de votre vie.  Vous serez le preuve vivante, comme quoi on peut faire des affaires et en même temps être en affaires avec soi.

Isabelle David
Maître Enseignant Certifié en PNL

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