Dilts réveille-toi, ils sont devenus fans!

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La PNL en Perspective (M. Esser)

Commentaire de lecture

« La PNL en perspective » Editions Labor, 2003

Monique ESSERLe livre « La PNL en perspective » était, dans son édition de 1993 devenu un incontournable dans les bibliothèques francophones traitant de la PNL parce qu’il présentait des aspects rarement évoqués de la PNL.La nouvelle édition revue et augmentée se veut une actualisation des réflexions de l’auteur depuis les dix années qui séparent l’ancienne édition, épuisée, de la nouvelle.« La PNL en perspective » conserve l’essentiel des qualités de la première édition et reste un ouvrage remarquable d’analyse et d’interprétation de qualité surtout dans son exploration de l’épistémologie et des fondements scientifiques d’une approche dont le grand public ne retient trop souvent que quelques techniques.Ajoutons également les éléments relatifs à l’histoire et au développement de la PNL qui cachent mal la quantité de recherche et de travail fournis pour reconstituer une chronologie qui n’a jamais été écrite (les acteurs des débuts de la PNL semblent préférer que circulent légendes et récits devenu quasi-mythiques autour de cette période). Si une grande partie des aspects « historiques » de la PNL figuraient dans la première édition, l’auteur les a actualisés pour prendre en compte les fruits de ses dernières recherches et amender un certain nombre d’éléments de la première édition qui ont mal vieilli. Regrettons toutefois qu’un certain nombre d’évolutions n’aient pas été prises en compte qui pourtant me paraissent particulièrement significatives pour bien comprendre la PNL. Je pense ici à la DHE de BANDLER, à la neuro-sémantique de HALL (légèrement évoquée lorsque l’auteur cite les méta-états) ou au « clean-language » (langage propre) de TOMPKINS et LAWLEY.

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Le plein pouvoir des mots

Commentaire de lecture

Par Christian Vanhenten

Titre de l'ouvrage: "Le plein pouvoir des mots, maîtriser le langage d'influence"Auteur: Shelle Rose CharvetEditions pour tous, collection SUCCES pour tous (1999)Titre original "Words that Change Minds"

Le livre de Shelle Rose Charvet est un excellent ouvrage qui aborde les métaprogrammes d'une manière très claire et directement applicable.

Les métaprogrammes ont été défini par Leslie Cameron Bandler. Il semblerait (c'est Michael Hall qui en parle) que ce concept soit le fruit d'une étude de cas où la PNL de cette époque ne fonctionnait pas ou mal. 

Ces métaprogrammes sont des filtres, des filtres actifs en ce sens qu'ils sont des processus qui filtrent nos informations provenant du monde extérieur. Et Shelle nous explique que c'est Roger Bailey, un étudiant de Leslie Cameron-Bandler qui a mis au point le profil LAB.

Le profil LAB est une transposition au monde des affaires des métaprogrammes. Bailey a défini une série de 14 filtres ou caractéristiques qu'il a classés en 2 catégories: les caractéristiques de motivation et les caractéristiques de travail. Les premières caractéristiques définissent les filtres qui feront qu'une personne va ou ne va pas pas faire quelque chose. La deuxième catégorie regroupe les filtres qui seront utilisés par une personne lors de situations spécifiques.

Ces caractéristiques sont définies d'une manières très détaillée et très concrète dans le livre de Shelle. L'auteur n'hésite pas à illsutrer ses propos par des conseils et des expériences qui sont autant de signes de son expérience du monde professionnel.

Le livre contient des tableaux de synthèse reprenant les différentes caractéristiques avec les questions types qui permettent de les faire émerger et des structures verbales qui les font apparaître. Les exemples sont bien choisis et les commentaires permettent de se faire une idée claire de chacune des caractéristiques.

Shelle termine son ouvrage par plusieurs chapitres très intéressants et particulièrement pour les personnes qui ont pour mision de recruter du personnel. A partir d'une description de fonction elle définit le profil LAB type et examine en quoi le profil LAB de différents candidats interviewés correspond au profil recherché. Elle aborde aussi le profil LAB dans un cadre de négociation, dans une analyse de marché, dans la vente ou dans la politique et l'éducation.

Je terminerai en regrettant tout de même la qualité de la mise en page. Le jeu des caractères, les alignements dans les tableaux m'ont paru perfectibles.

En conclusion, un livre à recommander à tous ceux qui sont intéressé par une application concrète des métaprogrammes malgré les imperfections de mise en page. Il vous permettra de découvrir le profil LAB, une grille de travail tout à fait intéressante et très concrète dans un contexte professionnel.

Christian Vanhenten
site web: http://www.metapnl.com/atelierpnl/
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Les Méta-États (Meta-States)

"Comme quoi les groupes de pairs de l'atelier PNL ont du flair ! Alors que se multiplient les formation à la neuro-sémantique, nous proposions déjà en 1998 de découvrir lors d'un atelier PNL le modèle des méta-états, modèle alors inconnu dans le monde PNL francophone !" 


Le modèle des Meta-States développé par Michael Hall est un modèle qui vient enrichir la PNL. Appelé le troisième méta-domaine de la PNL, ce modèle a été qualifié par Wyatt Woodsmall comme "la contribution la plus significative à la PNL" dans les années 1994.

Définition des méta-états

Les Méta-Etats (ME) sont des états à propos d'état.

Le modèle de la PNL propose la triade Etat-interne- processus interne et comportement externe. Cette triade constitue un système qui s'auto-influence. 
L'état interne est l'ensemble de notre ressenti, émotion, pensées, physiologie à un moment donné. Cet état est un état corps-esprit influencé par l'environnement (réponse aux événements et aux expériences que nous rencontrons dans notre vie quotidienne). 

Nos états produisent une configuration globale de sensation ou de gestalt. Nous les référons en tant qu'états émotifs. Quand notre conscience consciente sort et embrasse un certain élément dans notre environnement -- nous en construisons une représentation intérieure dans notre 'corps-esprit' en termes d'images visuelles, données auditives, sensations cinesthésiques, etc. (les systèmes sensoriels de representational de VAK).

Un état primaire (EP) se rapporte ou fait référence (le symbole @ remplace l'expression "à propos de ") à un certain objet (personne, événement, chose) dans notre environement. Intérieurement nous éprouvons ceci comme pensée-et-émotions au sujet de cette élément, expérience, ou stimulus.

Un Meta-Etat (ME.) naît lorsque nous "pensons-et-sentons" au sujet (@) d'une certaine pensée-et-émotion précédente. En cela, notre conscience consciente ne sort pas au monde pour embrasser quelques données, mais se reflète en arrière sur elle-même (par conséquent une conscience auto-réflexive) et crée alors des pensée-et-sentiments de niveau plus élevé. En conséquence, nous éprouvons un état au sujet d'un état (ou méta-état). De tels méta-états associent ou font référence à un état précédent. 

Ainsi plutôt que d'être lié à un élément, une expérience de l'environnement, ils ont trait à (@) d'une certaine " pensée précédente, " " émotion, " concept, compréhension, etc... Par conséquent un méta-état décrit un niveau plus élevé d'abstraction @ une abstraction. Ceci crée un état conceptuel.


L'histoire du modèle de Meta-States

Gregory Bateson (1972) a introduit l'expression " aller en méta" et a développé des principes de base au sujet des méta-niveaux quand il a écrit "Les méta-messages modifient toujours les messages plus élémentaires " 
Et dans les méta-niveaux, Bateson a donné des explications au sujet " de la différence qui fait la différence. "Partant de cela, il a avec ses collègues défini la théorie de la double contrainte de la schizophrénie et ont basculé le monde psychologique. Il a également développé un modèle de méta-niveau de l'apprentisage qu'il a utilisé pour expliquer et modéliser la structure d'expériences de niveau élevé comme la beauté, etc...

Alfred Korzybski (Science and Sanity 1933/1994qui a inventé les mots "formation neuro-linguistique"en 1936 et engineering humain (human engineering) dans "Manhood of Humanity (1921) a parlé au sujet de la structure des expériences humaines par son modèle des "niveaux d'abstraction " -- un modèle qui a indiqué comment le système nerveux (neurologie) produit des cartes (modèles du monde) par lesquelles nous navigons dans la réalité. Il a alors parlé non seulement des abstractions de niveau de base (états primaires) mais également des abstractions de second ordre, des abstractions de troisième ordre, etc... (méta-états). 

Bandler et Grinder (1975/1976) incluent l'idée de Bateson de se déplacer dans les méta-niveaux, ils ont créé le premier Meta-Domaine de la PNL: le Méta-modèle du langage. Ce modèle élégant et puissant permet de décoder la structure de la subjectivité en analysant le langage propositionnel (les mots) puis les langages de représentation (les systèmes sensoriels de VAK). 

Plus tard, Bandler et Bandler ont commencé à articuler le deuxième Meta-Domaine de la PNL -- le Meta-Programme de la perception. Ce modèle est né pour expliquer les " pannes " des interventions classiques de la PNL. Plus tard d'autres ont enrichi ces modèles et ont commencé à ajouter d'autres techniques et procédures qui contenaient des modèles impliquant des niveaux multiples. 
En 1994 Michael Hall a développé son modèle des Meta-Etats des niveaux logiques, les états corps-esprit, et la conscience réflexive. Ce modèle explicatif a ouvert une voie pour modéliser des méta-niveaux dans les états de conscience complexes et multi-niveaux. 
L'étincelle pour le modèle de Meta-States a résulté d'un projet modelant explorant l'état subjectif de résilience décrit en 1994 à la conférence internationale de PNL à Denver et dans lequel Hall a mis en évidence le fait que la stratégie de la résilience impliquait des états multiples et plusieurs méta-niveaux. Il soumit alors une description du modèle à l'IANLP (International Association for NLP ).

Enfer et paradis, un conte japonais

Un jeune aventurier plein d'ambition, voulut savoir la différence entre l'enfer et le paradis. Comme il était très appliqué et très dévoué, il put bénéficier du privilège de ce savoir.

En rêve, il fut emmené en visite dans ces lieux inconnus. Il fut d'abord très étonné par les ressemblances de ces deux mondes.

En effet, dans les deux, les personnes qui y séjournaient étaient doté de baguettes pour saisir leur nourriture mais ces baguettes étaient tellement longues qu'elles ne permettaient pas de saisir la nourriture et de la porter à sa bouche. Mais ce qui étonna encore plus le jeune aventurier c'était ce qui différenciait ces deux mondes.

En enfer, les convives ne pensant qu'à eux-mêmes tentaient de s'emparer des plus beaux morceaux. Ils se bousculaient, se contorsionnaient pour parvenir à saisir avant les autres la nourriture et se la mettre en bouche. Ils payaient au prix fort chaque grain avalé !

Au paradis par contre l'ambiance était toute autre. Les convives partageaient leur repas dans la bonne humeur car chacun utilisait sa baguette pour nourrir le convive d'en face !

Le site Meta-PNL revu et modernisé

Après la profonde révision de 2011, le site de la meta-pnl vient de vivre un relooking qui continuera de s'améliorer.
Ceci en vue de redonner vie à cet espace pour initier des groupes de modélisation!
Vous qui avez connu l'ancienne mouture, bienvenue dans cet espace rénové qui vous offre des fonctionnalités supplémentaires que l'ancienne version du site (entièrement fait main) ne pouvait offrir

Le niveau de l'identité n'existe pas

(publié initialement en 1997 sur le site de l'Atelier PNL)

Identité mythe ou réalité ?

réflexions après un séminaire de PNL

Je dédicace cette page à Robert Dilts que j'ai eu la chance de rencontrer pour la première fois en 1997 à Bruxelles à l'occasion de son séminaire "identité et changement évolutionnaire". Les commentaires ci-dessous ne sont pas une synthèse du séminaire, ce sont des considérations personnelles suite au séminaire ... avec un brin d'humour et un zeste de provocation.
Christian Vanhenten, Bruxelles, juin 1997
Les niveaux logiques définis par Robert Dilts sur base des niveaux logiques définis par Bateson semble accepté par tous. Les remettre en question serait sortir du troupeau des inconditionnels et pourtant j'ai la faiblesse de penser que Robert lui-même n'apprécierait pas l'idée que l'on avale les modèles qu'il nous propose comme du pain béni. Que du contraire, s'interroger sur la pertinence d'un modèle c'est le confronter avec la réalité, la réalité de notre expérience subjective en tout cas.
C'est ainsi que l'envie me prend de proposer au lecteur de se pencher quelque peu sur ce fameux niveau 5 de la pyramide des niveaux logiques et que j'oserai prétendre en guise de provocation (qui n'a pour seul but que d'aiguiser votre appétit intellectuel et vous inviter à déguster plus avant ces quelques lignes) que
"Le niveau logique correspondant à l'identité n'existe pas "
Incroyable idiotie, ineptie , sacrilège peut-être. Voilà les cris que d'aucuns pousseront en lisant cette affirmation....
… A ceux qui reste merci pour votre patience , on continue..
Je disais donc que le niveau de l'identité n'existe pas. Mais voyons bien sur qu'il existe, sinon que serions nous?
Et oui que sommes nous ?
Un système faisant partie d'un système plus vaste auquel nous sommes reliés (bonjour le niveau logique n°6).
Un système qui a ses limites, ses frontières qui permet de le distinguer de son environnement (bonjour niveau n°1).
Déjà là je vous arrête. Nos limites qu'elles sont-elles? Notre corps physique ou peut-être doit on aborder cette question sous un angle plus vaste et parler de corps astral, ou autre corps spirituel ?
Ceci sur un plan plus ésotérique mais on pourrait aussi parler de l'être humain et de ses limites élargies à ses réalisations. Pensons aux artistes, aux grands auteurs. Platon est-ce l'homme ou est-ce son œuvre? Penser que Platon c'est les deux ne paraît pas si ridicule qu'il n'y paraît.
Vient alors la réflexion irrépressible: "mais je sais que je suis un homme, que je suis …. (compléter vous même).
Et oui belles croyances que cela car comme le dit Robert Dilts l'identité plus on la définit moins on l'approche, et comme il se plaît à le répéter le plus important quand on cherche à savoir ce qu'est l'identité n'est pas la réponse mais bien la question.
Si l'on se débarrasse de nos ego multi-couches, de nos définitions de nos identités en terme de vœux pieux (je veux être un homme libre ouvert, un guide, un ami, ….) que reste-t-il ?
Et bien oui mon bon monsieur pas grand chose sinon un amas de croyances.
Car c'est là que je veux en venir.
Et si le niveau d'identité n'existait pas?
Et si ce n'était simplement que l'ensemble de nos croyances les plus vitales, les plus inconscientes, les plus fondamentales. Vous savez ces croyances dont nous ne pouvons même pas imaginer que l'on pourrait oser penser y renoncer tant elles nous collent à la peau.
Et si ce niveau logique de l'identité n'était simplement qu'une couche d'épaisseur nulle, une enveloppe virtuelle un contenant de nos croyance de nos valeurs, de nos stratégies et de nos comportements.
En partant de cette hypothèse on imagine aisément que l'on ne puisse développer de techniques d'intervention sur l'identité. Seul un travail délicat et en profondeur sur nos croyances les plus 'identitaires ' n'est envisageable.
On comprend aisément pourquoi il est impossible de définir notre identité autrement que par un ensemble de croyances, ou d'en tracer les contours (tiens les contours, quand on parle d'enveloppe!) par le biais de métaphores.
Et puis l'identité, c'est quoi au juste?
D'aucuns diront: c'est ce qui reste quand tout le reste change.
Robert définit l'identité comme un potentiel qui n'est limité dans sa réalisation que par les niveaux logiques qui lui sont inférieurs: nos croyances mais également valeurs, stratégies comportements et environnement.
Une balle de mousse comprimée
Notre identité se serait donc comme une balle de mousse que nous comprimerions pour la faire entrer dans une boîte plus exiguë. Dans cette boîte il lui serait impossible de prendre son volume, son ampleur.
En travaillant sur les limitations des niveaux inférieurs on travaillerait sur la forme de la boîte. La forme intérieure s'en verrait ainsi changée ce qui permettrait à la balle de mousse de s'épanouir d'une nouvelle façon.
Mais il n'est pas (encore?) possible de travailler sur la balle de mousse. Elle n'est que potentiel et un potentiel n'est pas réalisé, c'est-à-dire pas réel. Nous pouvons imaginer qu'elle forme aurait cette balle sans les limites de la boîte mais nous plongeons alors dans l'imaginaire.
Ce potentiel, cette balle de mousse n'est-elle pas simplement une partie de ce que l'on placerait dans le niveau logique n°6, celui de la spiritualité de cette vaste énergie dont nous sommes issus.
L'identité ne serait alors que la limite séparant cette balle de mousse des autres balles de mousse de l'univers?
Avouez que la question méritait que le lecteur s'attarde jusqu'à une ligne aussi tardive de cette page.
Autre petite considération.
S'il est courant de définir l'identité comme étant ce qui reste lorsque tout à changé comment comprendre la notion de changement évolutionnaire défini par Robert Dilts comme une évolution de notre identité. Bien sur l'idée est tentante et plus que séduisante pour nous tous, adeptes du développement personnel.
Mais avouez qu'il y a de quoi s'interroger sur ce paradoxe de cette chose qui est par essence la stabilité et que nous voudrions voir évoluer. En somme ce n'est que le contraire de la très célèbre 'plus ça change plus c'est la même chose' chère à Watzlawick.
Peut-être devons nous également nous interroger sur une notion de rythme de changement à l'image des cycles chers aux économistes (cycles d'un jour, d'un mois d'un an ou plus pour tout ce qui change en nous et cycle d'une vie pour ce qui est de notre identité)
Mais il sans doute plus simple d'aborder ce paradoxe en revenant à la métaphore de cette balle dans sa boîte: et traduire changement évolutionnaire par 'aménagement du volume intérieur de la boîte'.
Dès lors notre identité peut-être vue comme le volume interne de cette boîte. Ce volume interne n'étant que l'espace dans lequel notre balle de mousse peut se dilater jusqu'à toucher les parois. Il nous reste alors à travailler sur cette paroi en bois multi-couches qui se compose de nos croyances les plus profondes jusqu'à nos comportements en passant par nos capacités ou nos stratégies. La boîte étant, ne l'oubliant pas, placée dans un environnement qui n'est neutre pour notre balle de mousse (pensons à la pression atmosphérique au taux d'humidité par exemple).
Que ces réflexions vous inspirent quelque décharges synaptiques bien agréables et surtout vous incitent à me faire part de votre réaction
(c) juin 1997 Christian Vanhenten

Méta-PNL ou PNL de troisième génération

Cet article est initialement paru en 2006
La campagne de marketing de la nouvelle vague PNL est sur les rails. La PNL sera de 3ème génération, Robert Dilts l’a décrété. Chacun s’alignera ou se démarquera selon qu’il adhère peu ou prou à la chapelle pnliste diltsienne. Ce nouveau label aura en tout cas le mérite d’identifier les formateurs dans ou hors du courant du leader de la NLP University.
Examinons d’abord ce qu’entend Dilts par PNL de 3ème génération avant de nous interroger sur les similitudes et différences avec la méta-PNL.
Robert Dilts divise donc la PNL en 3 générations qu’il classe, comme de bien entendu, sur sa grille des niveaux logiques.
La PNL de 1ère génération est celle des premières heures. Elle se caractérise par les travaux de Bandler et Grinder. C’est une PNL que « l’ont fait » sur les autres d’où sa réputation de manipulation qu’elle traîne encore aujourd’hui. Son intervention se cantonne aux niveaux de l’environnement, du comportement et des capacités. Cette première vie de la PNL se caractérise par des techniques comme les ancrages, les swish et autres squashes visuels.
La PNL de 2ème génération est née en s’ouvrant au champ des valeurs et des croyances. Nous quittons la zone franche de la distinction nette entre forme et contenu. Parallèlement, la PNL sort du cadre étroit du monde de la thérapie pour s’essayer entre autres à la pédagogie, à la vente, au management. Cette époque est marquée par la mise au point de techniques telles que le travail sur la ligne de temps, le re-imprinting, les positions perceptuelles, les méta-programmes. Ces développements confirment le succès croissant de la PNL qui continue sa marche en avant dans de nombreux domaines et à travers le monde entier. Si elle se cantonne encore au travail individuel, celui que l’on appelait le programmateur se mue en guide, coach puis en mentor pour gommer la cicatrice que représente encore le P de PNL, souvenir d’une époque que l’on veut révolue.
Dilts ne situe pas précisément quand la PNL de 3ème génération est née. La prise en compte des niveaux supérieurs (identité, mission et tout ce qui relie) transforme le praticien en sponsor voire en éveilleur. Les positions perceptuelles s’enrichissent de la position du « Nous » et la PNL s’ouvre aux groupes, aux communautés et plus généralement aux systèmes. Qualifier de systémique la PNL de 3ème génération n’est pas suffisant. Dilts lui adjoint un qualificatif supplémentaire : la PNL de 3ème génération est systémique mais également générative, terme nettement moins clair pour le commun des mortels et donc susceptible de capter son intérêt. Avec cette PNL de 3ème génération Dilts ne nous promet pas moins que « des techniques plus simples mais plus profondes et qui permettront de faire des choses que l’on n’imaginait pas auparavant ». Le secret tient en un mot : le champ !
Si la PNL avait déjà réuni le corps à l’esprit (voir des concepts tels que la syntaxe somatique ou le travail avec le ressenti kinesthésique qui reconnectait le corps à l’esprit) ce lien était largement asymétrique : le cerveau était le pilote et le corps cantonné dans un rôle de périphérique sensoriel. La PNL de 3ème génération redonne au corps une position d’égal avec le cerveau cognitif en intégrant en passant les concepts développés par Stephen Gilligan et s’ouvre à des niveaux nettement plus subtils que nous pouvons localiser dans l’espace mais qui néanmoins nous influencent dans notre manière d’être, d’agir et d’être en connexion avec autrui et d’une manière plus générale et plus spirituelle avec une intelligence globale qui émerge des intelligences individuelles. Cet effet que Dilts résume par le terme de « champ-esprit » explique, selon lui les ressentis, les pensées, les idées qui nous viennent en groupe et qui sont de nature différente de celles qui nous viennent lorsque nous sommes seuls.
D’une manière plus générale, dans son nouveau stade d’évolution, la PNL ne se limite plus simplement à résoudre des problèmes. Le praticien PNL se fait éveilleur et crée un espace où la personne peut évoluer. La PNL cherche à faciliter ou rendre possible l’éveil du client, étendre l’espace de ses possibles.
Si dans les premières générations de la PNL le recadrage en six pas poursuivait l’objectif de concilier deux parties en conflits de la personne pour dégager une troisième option, la PNL de 3ème génération vise à créer un espace où ces deux parties pourront co-exister et permettre ainsi qu’émergent de nombreuses possibilités nouvelles.
La PNL de 3ème génération semble donc atteindre l’idéal : tout ce que vous avez rêvé la PNL pourra vous l’offrir de la simple résolution de problème à l’évolution vers l’être éveillé.
Arrêtons nous là pour ce qui est de la présentation de la PNL de 3ème génération par Robert Dilts et examinons ensemble sa proposition.
Si nous n’étions pas dans le monde de la PNL, tout cela ressemblerait bien à un meeting politique préélectoral. Comme les politiques, Dilts nous promet une PNL nouvelle et nous fait ainsi oublier qu’il était un des acteurs majeurs durant les trois premières décennies de cette PNL qu’il caricature.
La PNL a évolué ? Sans doute. Dilts a-t-il contribué à cette évolution ? Bien sur. Nous avons donc toutes les raisons d’être satisfaits de la PNL actuelle.
Mais alors pourquoi créer ce saut quantique dans la troisième génération. Pourquoi ne pas souligner l’évolution de ces dernières années ?
Les raisons sont sans doute multiples. Le marketing des séminaires des prochaines années n’est sans doute pas étranger à cette démarche.
A l’instar des logiciels, Dilts annonce la mise sur le marché de la « nouvelle release » du logiciel PNL, la version PNL 3.0, avec un tas de nouvelles options dont on ne sait pas si elles nous serviront toutes – un peu à l’image de ces conducteurs qui achètent une nouvelle voiture avec GPS alors qu’ils n’utilisent leur véhicule que pour se rendre à leur travail comme il le font depuis 20 ans.
Pour nourrir la demande il faut redynamiser le besoin et quoi de plus stimulant qu’une nouvelle version qui assurément fera sentir à ceux qui s’en tiennent là qu’ils sont potentiellement dépassés ?
Une autre raison pourrait être de l’ordre du lifting.
Comment gommer les défauts habituellement dénoncés de la PNL ? Comment maquiller une PNL qui repose sur des paradigmes trentenaires ? Comment cacher cette cicatrice qui la défigure, ce mot devenu presque honteux dissimulé sous le P de PNL : programmation ? Comment nettoyer tout cela en un coup de baguette magique ?
La réponse est simple : une nouvelle génération et hop, le tour est joué !
Manipulation ? Ah oui, mais ça c’est la PNL de 1ème génération, moi j’en suis à la PNL de 3ème génération. PNL mécaniste ? Oui mais la PNL de 3ème génération est systémique et générative. Et ainsi de suite.
La PNL est depuis des années dans une forme de crise existentielle. Elle a toujours eu beaucoup de difficultés à évoluer sans heurts. Soit elle se referme sur elle-même et devient imperméable à l’évolution dans des domaines tels que la linguistique ou les neurosciences soit elle se donne l’impression d’inventer du neuf alors qu’en fait elle a puisé son inspiration dans d’autres approches et rechigne parfois à citer ses sources.
Comment la PNL s’inscrira dans le courant des progrès scientifiques, techniques et des approches connexes ? Voilà certainement un défi majeur pour la PNL.
Parallèlement à cette évolution de la PNL qu’il formate en trois générations, Robert Dilts semble s’inquiéter d’un critère qui a toujours été un critère primordial dans le processus de création des modèles PNL à côté de la notion d’utilité. C’est celui de simplicité. Cette nouvelle question se résume par la réflexion suivante : « Si tu développes des techniques et des modèles tellement simples que même des idiots pourraient l’utiliser alors des idiots l’utiliseront ». Voilà bien une réflexion autour de laquelle la PNL a slalomé pendant des années. Combien de personnes initiées à la PNL se sont métamorphosées en thérapeute en une nuit de certification ? La faute à qui donc, la faute aux agents de certification qui font miroiter des jours nouveaux à l’aune de démonstrations qui ne doivent leur réussite que de par le contexte dans lequel elles sont exécutées : un cadre de séminaire face à un public conquis à la cause et un sujet docile qui ne voudra inconsciemment pas gâcher le plaisir d’une belle démonstration. A jouer avec le feu de l’approche magique, la PNL fabrique des ailes de cire aux certifiés qui très vite verront de quel bois se chauffe la vraie vie avec ses vrais problèmes.
 
La PNL de 3ème génération de Dilts ne me semble pas être une réponse adéquate à toutes ces questions. En créant ce nouveau concept Dilts stigmatise la PNL et met dans deux boites ses principales lacunes en les caricaturant pour mieux proposer une troisième génération qui serait plus PNL que la PNL mais sans les défauts relégués dans les PNL du passé. Non, la PNL de première génération n’est pas uniquement une approche mécaniste orientée sur les problèmes. C’est peut-être comme cela que les formateurs - dont Dilts fait partie ou a en tout cas qu’il a largement influencé – l’enseignent et on peut reprocher à Grinder et Bandler de n’avoir pas fait grand-chose pour éviter cette dérive, trop occupés qu’ils étaient à se déchirer devant les tribunaux la propriété de la PNL aux œufs d’or. Quant à la PNL de deuxième génération, celle des croyances, elle me semble plutôt marquée par la naissance d’une difficulté majeure de la PNL : la difficulté de maintenir la distinction entre forme et contenu. Et cela ne s’arrange pas avec la PNL de 3ème génération, que du contraire. Dilts aurait tout intérêt à évaluer l’impact qu’aura eu son modèle des niveaux neuro-logiques sur la PNL. La PNL de 3ème génération pousse la PNL dans une fuite en avant en se hâtant d’intégrer des aspects systémiques ou cette notion de champ qui trouve difficilement sa place à côté du classique VAKO (visuel-auditif-kinesthésique) qui a fait les heures de gloire de la PNL de papa.
Que se passe-t-il ? les concepts systémiques sont ils nouveaux ? L’esprit humain vient-il de vivre une soudaine évolution ? Ou bien Robert Dilts vient-il de prendre conscience de ce qu’il pourra faire de tout ce matériel ?
La PNL est la PNL. Ni plus ni moins. Elle a ses défauts, ses qualités, ses défenseurs, ses détracteurs et elle évolue avec ceux qui la vivent. La méta-PNL me semble plus adaptée aux défis de la PNL d’aujourd’hui parce qu’elle ne pousse pas la PNL dans le dos, elle prend le temps de la réflexion au sens du regard qu’elle porte sur elle-même. Et Dilts fait, à sa manière, de la méta-PNL quand il distingue 3 générations. La méta-PNL redonne à la PNL son caractère de méta-discipline ce qui lui permet de ne pas craindre la simplicité. En tant que méta-discipline elle n’est d’aucune utilité aux idiots de la réflexion ci-dessus. Grand bien leur fasse !
En se recentrant sur la modélisation et de manière plus large sur la recherche des patterns des processus tels que celui de la cognition qui est un élément essentiel qui caractérise le fait d’être des êtres vivants, la méta-PNL peut aborder l’avenir l’esprit tranquille et aborder de front ce qui reste son principal challenge : comment intégrer l’évolution des autres disciplines sans perdre son identité ? Un des orateurs du congrès NLPNL 2006 disait en guise de boutade : « La PNL ne copie pas les autres approches elle cross-fertilise ! » ceci par allusion à Gregory Bateson qui prônait la fertilisation croisée qui nourrit une approche par les propriétés d’une autre. Plus sérieusement, toute la question est de savoir comment la PNL évoluera sans se diluer. Dilts a choisit de stratifier la PNL en couches qu’il baptise générations. En optant pour la méta-PNL je marque ma préférence pour inscrire la PNL dans sa dimension de méta-discipline dans une optique d’ouverture et de développement en réseau véritable. Et c’est là que cela risque de coincer.
Si je devais distinguer des générations de la PNL je distinguerais la première génération comme étant une PNL à l’esprit rebelle, provocateur et se développant par l’expérimentation dans une démarche que l’on peut qualifier de scientifique. La deuxième génération PNL a pris le relais en développant le côté show et le côté business avec ses stars et ses groupies. Si la PNL parvient à dépasser ce stade, je serais le premier à me réjouir de la naissance d’une véritable PNL de troisième génération.
 

Les clés de la réussite selon la PNL

Qu'est-ce qui fait que la PNL nous amène à mieux réussir ?
On peut distinguer quelques fondamentaux mis en évidence par la PNL.

 

Avoir un objectif

Si je ne sais pas où je veux aller je suis certain de ne pas y arriver. La PNL définit des conditions pour bien formuler un objectif

 

Agir

Définir ce que l'on appelle une stratégie en PNL c'est-à-dire les opérations ou autrement dit les actions qui vont nous rapprocher de l'objectif

 

Acuité sensorielle

Une chose est sure, un des apports fondamentaux de la PNL est son intérêt sur les modalités sensorielles. Le PNListe développe son sens de l'observation pour identifier "la différence qui fait la différence". Dans le cadre de la stratégie de réussite de la PNL il s'agit d'être attentif pour constater si nos actions nous rapprochent effectivement de l'objectif que nous nous sommes défini. Pour ce faire nous faisons appel à tous nos sens, le visuel, l'auditif, le kinesthésique mais également quand c'est adéquat l'olfactif voire le gustatif (ok ce n'est pas souvent le cas sauf si vous êtes cuisinier par exemple).

 

Adapter son attitude avec Flexibilité

Si ce que je fais ne marche pas, c'est-à-dire si cela ne me rapproche pas de mon objectif, je dois faire autre chose. Faire plus de la même chose risque bien de me fatiguer pour un résultat toujours aussi insatisfaisant. C'est toute la question de la flexibilité. Que dois-je modifier pour que le résultat aille plus dans la bonne direction ou que je doive y investir moins d'effort. Au diable le stakhanovisme pour le PNL si je peux atteindre mon objectif avec élégance (dans le milieu professionnel on parlera d'efficience)
On retrouve cette clé dans un des présupposés de la PNL

Comment communique-t-on ?

Magazine Propos du RAFQ
Par Isabelle David 

Vous avez déjà entendu dire que la plupart des problèmes majeurs des entreprises sont causés par une mauvaise communication entre collègues, associés, employés, ainsi qu'avec nos clients.  Et que dire de notre façon de communiquer avec nous-mêmes !

Mais en fait, qu'est-ce que communiquer efficacement ?  Comment faire pour exceller en tant que communicateur afin de faciliter l'atteinte de nos objectifs d'affaires ?

Et bien, d'après les travaux d'Albert Mehabian, effectués à l'Université de Pennsylvanie en 1970, l'essentiel de notre communication se fait en dehors de notre champ de conscience : 55 % de la communication est constituée de notre physiologie; posture, gestes, rythme de respiration..., 38 % de celle-ci est en liens avec la tonalité, notre intonation, le timbre, volume, rythme... et seulement 7% de la communication est réalisée par les mots que nous exprimons verbalement.

Ainsi notre langage non-verbal produit plus d'impact sur notre interlocuteur que le contenu ou la forme de notre discussion.  Donc la principale qualité d'un bon communicateur ne se trouve pas uniquement dans le contenu de ce qu'il dit, mais plutôt dans la manière (comment) dont il le dit.  Soyons ce que nous disons !

Isabelle David
Maître Enseignant Certifié en PNL