Points de bifurcation

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deux chemins, bifurcation

Arrêtez-vous et faites un rapide inventaire des moments où votre vie a pris une nouvelle direction. Ces moments ne doivent pas nécessairement être dramatiques. Cela peut-être une petite phrase que vous avez entendue et qui vous a fait décider quelque chose qui déterminera un nouveau cours de votre vie. Une annonce, un livre, une émission qui déchire un voile de certitude. Un ras-le-bol qui vous crie "maintenant, ça suffit". Un glissement insidieux qui vous fait sortir de votre route, de cette route qui semblait vôtre et qui peut-être avait été désignée par quelqu'un d'autre comme votre route. Un sentiment d'insatisfaction qui vous a fait espérer autre chose, visualiser un avenir autre.

Et il y a aussi ces moments où vous avez décidé d'atteindre un certain objectif, de réaliser quelque chose et vous voyez que l'univers entier semble se liguer pour que cela ne se réalise pas. Votre volonté se bat contre les éléments et vos efforts ne sont pas couronnés de succès. Puis vous relâchez la pression, votre regard se porte sur autre chose et soudain tout semble se délier.

Les déterminismes de notre passé semblent nous condamner à une certaine vie et pourtant le cours des choses s'infléchit.

Bien sur, des événements extérieurs - une crise, un accident, un bouleversement politique tel la chute du mur de Berlin, le résultat d'un référendum, une catastrophe naturelle - peuvent

bouleverser le cours de votre destin. Mais parfois, cela vient de vous, ou du moins de quelque chose que vous percevez en vous. Vous vous surprenez à rêver d'un autre futur et vous sentez que de manière subtile, cette simple intention nouvelle, cette vision venue de nulle part a déjà changé le cours des choses. Un aiguillage a bougé qui vous a mené sur de nouveaux rails.

Nous ne serions donc pas aussi déterminés par notre passé que nous le pensons. Et même plus important encore: nous prenons conscience que notre passé se voit ainsi transformé par le futur nouveau qui se dessine devant nous.

Dans ce processus, notre cerveau, notre centre cognitif, ne semble qu'un intermédiaire. C'est une forme de connexion à soi différente qui rend possible ces mutations de vie. Nous acceptons de glisser avec le courant. Et soudain nous sommes tentés d'emprunter un petit courant différent qui nous amène ailleurs. Et nous voyons le fil que nous empruntions s'éloigner et cela nous laisse indifférent. Ce n'est plus mon histoire.

J'ai le souvenir de tels moments dans ma vie.

Le jour où un collègue me dit: "Tiens, ils organisent à nouveau le concours dont je t'avais parlé, tu devrais t'informer", que je me suis préparé à ce concours sans y croire et sans vraiment en avoir le temps, ni l'envie et que cette désinvolture a convaincu mes examinateurs que je devais être vraiment LE candidat pour être aussi détendu alors que je n'avais qu'une connaissance approximative par manque de temps.
Le jour où, dans une formation à l'hypnose qui faisait suite à ma formation en PNL j'ai croisé Steve Gilligan qui m'a fait voir que mes innombrables formations et séminaires suivis depuis presque deux décennies étaient liée à ma pratique de l'aïkido, ce qui m'a amené à créer l'AïkiCom.
Le jour où j'ai choisi une sorte de mantra que j'aimais à réciter en marchant vers la gare pour prendre mon train: "Je veux vivre MA vie à 49 ans!" et qui a donné lieu à des changements quantiques dans ma vie, le courage de mettre fin à une relation toxique et la rencontre on ne peut plus imprévisible de celle qui est devenue mon épouse et m'a donné à vivre une vie de couple que je n'aurais jamais imaginé pouvoir vivre, la décision de quitter mon métier d'administrateur informaticien pour me consacrer pleinement à la formation, au coaching et au développement de l'aïkido communication.
Le jour où, dans cette formation en lien avec la PNL, j'ai dessiné le livre que je rêvais d'écrire et que ce livre en est maintenant à sa seconde édition.

Et c'est quand j'observe le chemin suivi par d'autres, qui ont fait avec moi un bout de chemin, au travail, tout au long de ma carrière, les proches de ma famille, les amis, les copains, les connaissances, c'est alors que je me rencontre de ces ponts de bifurcation, tellement insignifiants sur le moment, m'ont fait emprunter un chemin dont je ne sais si c'est le mien, mais c'est en tout cas celui que j'ai suivi jusqu'ici.

Ces moments nous dessinent un nouveau futur et transforment notre passé. Ce sont bien plus des moments de présence que des décisions, que le simple effet de notre volonté. Ce sont des moments de présence à soi où nous avons voix au chapitre pour faire de la vie que nous menons, la vie qui nous révèle.

 

 
 

La bienveillance

Aussi égoïste que l’homme puisse être supposé, il y a évidemment certains principes dans sa nature qui le conduisent à s’intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoiqu’il n’en retire rien d’autre que le plaisir de les voir heureux.

La bienveillance peut être définie comme la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui. Si Jeremy Bentham, philosophe anglais et défenseur du libéralisme, défendait l’idée que nous agissons dans le seul but de satisfaire nos intérêts, il reconnaissait avec Adam Smith et David Hume que nous possédons une disposition à la sympathie indépendemment de tout autre intérêt dont le fondement est à trouver dans notre capacité à nous identifier à autrui.

Le philosophe anglais Jeremy Bentham affirmait ainsi l’existence d’une « sensibilité sympathique », une « propension à tirer du plaisir du bonheur d’autres êtres sensibles » qui nous amène à concilier le souci de soi au souci de l’autre. Mais il y a une limite à cette capacité de se réjouir du bonheur d’autrui nous avertit Bentham. Si elle se manifeste spontanément envers nos proches, elle devient source de préférence envers ceux-ci, et cette préférence vient entraver nos actes de sympathie envers celles et ceux qui ne font pas partie du cercle étroit de nos connaissances. Cela peut être à l’origine de partialité, d’injustice voire même de violence.

Le motif de la bonne volonté, dans la mesure où il respecte les intérêts d’un groupe donné de personnes, peut pousser quelqu’un à accomplir des actes qui causent des dommages à un autre groupe plus étendu, mais c’est simplement parce que sa bonne volonté est imparfaite et limitée (confined) et qu’elle ne prend pas en considération les intérêts de toutes les personnes […] (Jeremy Bentham)


Bentham évoque l’idée de bienveillance élargie (enlarged benevolence) qui nous retient de poser des actes qui seraient nuisibles à l’ensemble d’une communauté pour favoriser un cercle plus restreint. Cette bienveillance universelle est source de paix.
Le terme bienveillance (bene-volens) contient le mot bien et la volonté. Juliette Tournand préfère y entendre le verber veiller et la nuance est intéressante. Il y a dans « veillance » une action. Veiller est à la fois l’action de surveiller, de guetter avec une certaine vigilance et provient du verbe latin vigere qui veut dire être bien vivant, vigoureux, éveillé. Mais veiller induit également l’idée de retenue que l’on retrouve dans le concept de bienveillance élargie de Bentham. C’est veiller au sens de prendre un temps avant l’action.

La bienveillance est donc une attitude construite autours de valeurs (le bien, l’universel) qui s’inscrit dans l’action réfléchie. C’est un choix, une option de vie. Je choisis d’orienter mon action pour aller dans le sens de plus de bien-être en moi et autour de moi. Car la bienveillance veut le bien pour autrui mais sans nous exclure pour autant.

À défaut, nous serions dans un paradigme sacrificiel : je me met de côté pour le bonheur d’autrui. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Pour en savoir plus:Découvrez le livre sur l'AïkiCom "Ne Cessez pas d'être gentils, soyez forts, les principes de la martialité bienveillante."

Vivre normalement

retrouver l'espoir, le témoignage d'une réfugiée syrienne bloquée à la frontière de la HongrieJ'ai vu cette vidéo de cette mère de famille syrienne, auparavant professeur d'anglais dans la banlieue de Damas et qui a choisi de fuir pour retrouver l'espoir d'une vie ailleurs car là d'où elle vient c'est l'enfer. Elle est même prête à confier sa fille pour qu'elle grandisse et puisse aller à l'école, normalement et elle serait même prête alors de retourner dans son pays déchiré.
Voir cette vidéo et revenir aux tracasseries du quotidien, à la liste des choses à faire, à la voiture qu'il faut aspirer, à ce roman que l'on voudrait terminer.

Et la question émerge : Est-ce possible de vivre normalement ?

quand des personnes sont dans le désespoir ou se font tuer,
quand des personnes mal intentionnées exploitent la douleur de ceux qui n'ont d'autre choix pour chercher un lieu de vie et de survie que de faire fructifier leur business malsain,
quand des politiques sensés nous représenter n'agissent ou agissent mal dans la seule optique de rester élus et ont perdu toute vision politique à moyen ou long terme?

Puis on éteint l'écran et on retrouve le quotidien avec ses bonheurs, ses plaisanteries, ses petites contrariétés.
Se sentir coupable ?
Pas du tout.
Se sentir concerné ? Oui bien sûr.

Il nous faut vivre dans la conscience de ce que nous vivons de nous tenir informé et d'ouvrir grand ouvert notre espace de compassion pour ces familles, ces personnes en détresse qui ont l'énergie de marcher pour se mettre à l'abri et retrouver l'espoir, non pas d'une vie meilleure, mais d'une vie tout court.

Et bien sûr qu'il y a de la place pour d'autres attentions, pour des difficultés sans doute moins criantes mais néanmoins bien présentes chez nous ou chez des proches.

Bien sûr qu'il est encore permis -- ce serait un comble --  de rigoler, de déconner, de plaisanter ou simplement de sourire à la vie dans ses manifestation quotidiennes.

Être vivant c'est être soi, sensible à ce que l'on vit et ouvert, connecté à ce qui se passe autour de soi.

Sans tension, sans lamentation, sans morosité, sans fatalisme, sans excès.
Mais cela ne veut pas dire sans action, sans expression, en laissant faire et sans rien dire.
Le quotidien n'est pas un refuge ou je me cache le drame de ceux qui en cherchent un.

Le quotidien est un espace de présence et de connexion qui prélude à l'action.
À son niveau, à partir de soi, à partir de chez soi et sans chercher à tenter de résoudre tous les problèmes du monde.
Mais sans pour cela se résigner ou attendre que ce soit les autres qui bougent.

Une fois encore le colibri se manifeste et nous siffle à l'oreille: chacun fait sa part!

 

 

 
 
 
 
 
 

Prendre la responsabilité de notre expérience

Article extrait et adapté du livre "Ne Cessez pas d'être gentils, soyez forts"

Certains comportements nous énervent plus que tout. Ils ont cette capacité d’éveiller en nous ces parties de nous-mêmes que nous avons enfouies ou ces attitudes que nous ne nous sommes pas autorisées à vivre. Lorsqu’elles émergent, nous nous sentons en colère ou triste ou parfois même honteux sans vraiment savoir pourquoi. Le réflexe classique dans ces situations consiste à chercher l’ennemi à combattre à l’extérieur de nous-mêmes.

Romuald est artiste-peintre. Il vit seul et est convaincu que son désordre est une condition essentielle de sa créativité. Le jour où il rencontre Sophie qui comme lui vit de son art, c’est le coup de foudre. Tout les rassemble. Très vite ils décident de vivre ensemble. Mais très vite le désordre de Sophie l’irrite. Il ne retrouve plus ses affaires dans ce nouveau désordre et cela donne lieu à de fréquentes disputes. En dialoguant après une dispute particulièrement intense, Romuald réalise qu’à travers le désordre de Sophie, c’est son propre désordre qui l’irrite et à quel point ce qu’il appelait « son côté créatif » peut être désagréable. Cette prise de conscience lui donnera l’énergie de modifier son comportement et ses habitudes.

L’émergence de ces parties éveillées par la présence de l’autre provoque l’extériorisation d’un combat intérieur. Nous ouvrons un nouveau front. Le combat est perdu d’avance car nous nous trompons d’adversaire. Le couple est le terrain de prédilection de ce genre de malentendu. Certains couples évoquent plus les champs de bataille que des terres d’amour et de tendresse. Vivre à deux, dans l’intimité et au quotidien, multiplie les opportunités d’éveiller ces parties de nous-mêmes que nous avons laissées en friche. Lorsque cela se passe, des émotions de peur, de passion, de colère parfois très intenses se manifestent. Nous nous sentons surpris dans notre vulnérabilité par la personne la plus proche de nous qui fait émerger des aspects de nous-mêmes que nous voulions cacher. Nous avons la sensation que quelque chose ne va pas chez nous. Cette sensation est amplifiée par la voix de notre critique interne qui accentue un sentiment de dévalorisation. Nous basculons alors en mode défensif et cherchons à neutraliser la source de la menace en la portant sur notre partenaire. Nous extériorisons le combat intérieur.

Nous voulons que l’autre voie notre vraie nature, notre beauté intrinsèque, mais le problème est qu’il nous est parfois difficile d’apprécier cette beauté fondamentale qui est en nous. L’image que nous avons de nous-mêmes est une fausse identité, une façade que l’on voudrait que tous admirent. Si même cela arrive, cela ne nous satisfait pas. Nous voulons que notre partenaire voie cette beauté intrinsèque qui est en nous et qui dépasse toute notion de bon ou de mauvais. Tant que notre partenaire voit notre belle façade, tout semble aller pour le mieux. Mais au fur et à mesure que notre intimité s’approfondit, les belles apparences se craquèlent. Ce que nous voulions garder secret se révèle au grand jour créant ainsi son cortège d’émotions désagréables. Et nos réactions de défense ont de manière paradoxale, tendance à accentuer les aspects négatifs que nous voulons masquer. Une personne qui a peur d’être abandonnée pourra ainsi devenir agressive et provoquer l’abandon qu’elle redoute. Une personne qui croit que ses besoins ne seront jamais satisfaits les masquera s’assurant ainsi qu’ils ne seront jamais comblés et en fera le reproche à son partenaire. Nous créons ainsi notre propre malheur, mais nous l’attribuons à l’autre. Tant que ce processus se répète, nous ne pouvons pas progresser.

La vie nous offre de multiples occasions de nous sentir impuissants, de ne pas maîtriser la situation et le couple en est un bel exemple. Maintenir cette image de contrôle est assez épuisant à la longue.

La solution pour éviter de partir en croisade à l’extérieur de nous et faire de son partenaire la source de la menace consiste à inverser la logique d’auto-rejet. En rejetant une émotion négative qui émerge du plus profond de nous, nous la transformons en alien, en étranger. Nous lui donnons une consistance propre, un statut d’ennemi. N’ayant jamais appris à accueillir ces sentiments négatifs avec auto-empathie, nous sonnons l’alerte, nous affutons nos armes et surtout, nous portons le combat à l’extérieur de nous, à savoir avec notre partenaire.

Une solution pour sortir de cette boucle infernale et épuisante consiste à prendre la responsabilité de notre expérience. Plutôt que d’accuser l’autre d’être responsable de mon émotion (« Pourquoi me fais-tu me sentir aussi mal ? ») et d’essayer de le changer, nous transformons notre regard sur notre expérience en en prenant la responsabilité, c’est-à-dire en prenant à notre compte la réponse que nous lui apportons.

La rencontre avec l’autre devient ainsi une opportunité d’évolution[1], de travailler sur ce que Jung appelait « notre ombre ».

[1] Cette opportunité unique ne peut se passer que dans des conditions particulières que nous évoquerons.

Cette vie parce que nous sommes assez forts

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Compassion pour l'adversaire en nous

En Aïki on entend souvent dire que l'attaquant n'est pas notre adversaire, qu'il est notre partenaire et que notre vrai adversaire est en nous.

Correctement interprétée cette réflexion est un moteur d'évolution personnelle. Encore faut-il également se comporter avec bienveillance vis-à-vis de cet adversaire intérieur. Ainsi donc cet adversaire intérieur est-il également le partenaire de notre évolution personnelle.

auto compassionC'est là qu'intervient l'auto-compassion (self-compassion en anglais).

Bien souvent nous faisons preuve d'infiniment plus de comprehension pour les autres que pour nous-mêmes. Il y a différentes raisons pour cela

  1. notre culture et tradition judéo-chrétienne a longtemps valorisé l'auto-flagellation, le sacrifice et le martyr, considérant que le bonheur est une vertu qui doit se mériter
  2. Les erreurs doivent être sanctionnées. L'école en est une belle illustration quand dès les premières années, les professeurs soulignent les fautes en rouge.
  3. la sélection naturelle exige que nous soyons les meilleurs et qu'à défaut nous sommes condamnés à ne pas survivre
  4. la tradition freudienne qui suggère que l'être humain est mû par différentes pulsions morbides, destructives, agressives
  5. la tradition behavioriste qui sanctionne tout compromettent non désiré

 

Décrypter la sagesse de l’aïkido

Et s’il était possible de s’imprégner de la sagesse de l’aïkido dès le premier mouvement ?
Ce n’est pas tous les jours qu’un livre parait qui parle d’aïkido. Il ne s’agit pas d’un manuel technique, ce livre aborde l’aïkido appliqué à notre vie au quotidien hors du tatami.
Ce n’est pas tous les jours qu’un livre tente une réflexion innovante sur un art martial qui reste discret de par l’absence de compétition.
Ce n’est pas tous les jours qu’un livre prend le risque de questionner votre vision de l’aikido.

La pratique de l’aikido n’implique pas automatiquement que l’on puisse l’appliquer dans notre vie.
Dans cet article, je vous présente 6 raisons de lire le livre  « Ne cessez pas d’être gentils soyez forts » qui présente l’AikiCom (Aikido Communication), une approche de bienveillance martiale.
Des clés pour vivre, communiquer, gérer les conflits et contribuer à un monde meilleur en appliquant au quotidien la sagesse de l’aïkido.

Clé #1: Vivre en paix, dans le respect des autres mais aussi de soi

paixBeaucoup ont déjà tenté de vivre en harmonie, d’être zen et tolérant. Mais le monde peut être dur voire cruel. Dans un environnement difficile où chacun doit se faire une place, les manifestations de bienveillance sont vite considérées comme de la faiblesse.

Lorsque tout va bien, pas de problème pour vivre dans l’ouverture, le respect. C’est lorsque les relations se tendent, lorsque le différent éclate que tout se joue et que l’on peut voir de quelle bienveillance on se chauffe! 
Dans la polémique celui qui est conciliant peut être amené à des concessions alors que l’autre qui reste ferme n’en fait aucune. Lorsque cela va trop loin, nous éclatons et basculons dans la dispute ou la rupture.

C’est dans ces moments que nous nous rendons compte qu’il faut être fort pour rester dans l’ouverture et le dialogue. C’est cette idée de bienveillance martiale que présente le livre « Ne cessez pas d’être gentils, soyez forts ».

Clé #2: La force qu’apporte la pratique de l’aïkido

bruceL’idée de force nous fait imaginer des archétype herculéens, des samouraïs inflexibles dégainant leur katana à la vitesse de l’éclair, des Bruce Lee vifs, gentils avant d’être provoqués mais impitoyables après. Ce n’est pas cette force là qu’apporte la pratique de l’aïkido. Il s’agit de la force née de la présence, du centrage et de la verticalité. L’AïkiCom vous propose des modèles pragmatiques pour comprendre ce qui donne cette force que vous pouvez appliquer au quotidien.

 

Clé #3: Une clé pour décrypter la sagesse de l’aïkido

clefCelles et ceux qui ont la chance d’avoir quelques années de pratique ont mémorisé dans leur corps les principes de l’aïkido. Cette in-corporation est cependant cryptée et sans clé pour en décoder la sagesse, nous pouvons pratiquer des années sans prendre la mesure de la richesse née de cette pratique. L’AïkiCom est une clé. Il y en a d’autres mais celle-ci a déjà été testée sur des centaines de personnes, dans des dojos, en formation et en coaching. Et la bonne nouvelle, c’est qu’avec cette clé, nous pouvons gagner beaucoup de temps.

Si l’excellence technique nécessite de nombreuses années de pratique intensive et appliquée, ce n’est pas le cas de l’intégration des principes aïki dans notre quotidien si nous pratiquons dans la conscience.

Clé #4: Changer sa vie avec l’aïkido

toriiQue vous pratiquiez l’aïkido depuis quelques jours ou depuis plusieurs années, vous n’avez pas franchi la porte d’un dojo d’aïkido par hasard. Séduit par la dimension esthétique de l’aïkido, par sa philosophie ou tout simplement par l’envie d’une pratique physique saine, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise motivation pour monter sur un tatami. Nous pouvons pratiquer l’aïkido comme un hobby, comme nous le ferions pour tout autre sport ou art martial. Mais nous pouvons pratiquer l’aïkido comme une école de vie. Dans ce cas il serait bon de dépasser le stade des slogans et de voir comment notre pratique change dans les faits, dans notre état d’esprit.

Tant que nous maintenons le clivage tatami - vie, nous vivons notre pratique de paix et d’harmonie puis nous enfilons notre costume pour nous empoigner avec la vie et nous battre contre les autres. L’AïkiCom propose des stratégies pour gagner sans écraser même en dehors du tatami. La vie devient alors un dojo où nous pouvons nous entraîner du matin au soir.

Clé #5: L’Aïkido, un chemin vers la bienveillance

L’AïkiCom veut révéler la modernité d’une pensée orientale devenue universelle et propose une solution pour faciliter le passage d’un monde individualiste et mécaniste à un univers où tout est relié. Comment devenir fort par le centrage, comment recevoir l’énergie des interactions avec les autres pour transformer le conflit en dialogue constructif ?

Ce livre vous invite à suivre le sentier des guerriers bienveillants qui osent l’aventure d’être bien avec soi et avec les autres.

Clé #6: L’ AïkiCom pour apprendre à communiquer avec l’aïkido

communiquer-ensembleLa rencontre de plus de quarante années de pratique de l’aikido avec plus de vingt années de recherche dans le domaine de la communication et du changement personnel ont donné naissance à l’AïkiCom. Ikkyo, shihonage n’aident pas à mieux vivre et mieux communiquer, mais ces techniques recèlent les fondements d’une communication saine avec soi et avec les autres.

Passionné par la PNL et principalement la modélisation qui identifie les caractéristiques des comportements d’excellence, j’ai entrepris de « modéliser la pratique de l’aïkido » afin d’identifier ce qui, dans l’aïkido, permet à certains de véritablement vivre différemment. Il ne s’agit donc pas d’identifier les techniques les plus efficaces pour le combat mais plutôt de repérer les gestes et les principes qui nous font vivre dans l’esprit de l’aïkido tel que son fondateur, Morihei Ueshiba, l’a voulu: dans une recherche d’harmonie et de bienveillance sans perdre la dimension martiale.


Le livre « Ne cessez pas d’être gentils, soyez forts » présente les principes de l’AïkiCom qui est le fruit de cette modélisation. Vous trouverez plus d’infos sur ce livre sur http://www.aikicom.eu

Les risques dans la relation amoureuse

Quelle est l’expérience la plus risquée parmi la liste suivante : descente d’une piste noire en ski, saut à l’élastique, conduire une formule 1 ou nouer une relation amoureuse ? Il ne viendrait pas à grand monde d’opter pour la dernière option. Pourtant on ne peut pas dire que cela soit sans risque. D’ailleurs ne parle-t-on pas d’une aventure amoureuse ? S’il y a des risques quels sont-ils ? Parcourons-en quelques uns. Le risque de se tromper Choisir une personne, c’est renoncer à des dizaines d’autres. La peur de se tromper peut amener une réticence à ’établir une relation sous prétexte que peut-être une autre personne conviendrait mieux, nous ferait plus vibrer. Cette peur de se tromper se retrouve plus tard dans de nouveaux moments de choix et peut masquer d’autres peurs telles que la peur de l’intimité, la peur de s’engager, la peur de dépendre. Chacun de nous aborde la question de la décision à sa manière, décisions impulsives, voire à l’aveuglette, paralysie, hésitations, besoin de l’avis d’autres personnes et cette manière de décider peut différer en fonction des domaines : déterminée dans le domaine professionnel, une personne pourra se montrer hésitante quand il s’agit d’une relation amoureuse. Le mythe de l’existence du partenaire parfait compte encore de nombreux adeptes. Le risque d’être rejeté Dès le premier regard cette personne vous a attiré. Mais est-ce réciproque ? Si ce n’est pas le cas vous risquez le rejet, expérience qui peut être vécue de manière particulièrement pénible au point que la peur d’un rejet potentiel amène de nombreuses personnes à éviter toute relation amoureuse ou alors à éviter les personnes qu’elles veulent vraiment pour n’ouvrir leur porte qu’à celles ou ceux qui viennent à eux. Cette peur d’être rejeté n’est ni extraordinaire ni anormale c’est lorsqu’elle nous hante au point d’empêcher toute nouvelle relation qu’il faut s’interroger sur nos expériences de rejet inscrites dans notre passé. Le risque d’être humilié Lorsque le rejet est vécu de manière intense, elle peut prendre la forme d’une humiliation surtout si le rejet est blessant. Cette crainte de l’humiliation trouve parfois son origine dans des expériences vécues avec l’impression de ne pas être désirable. Nous désirons l’autre mais nous voulons aussi (surtout ?) que l’autre nous désire pour nous sentir vivant, apprécié. Le risque d’être honnête et ouvert La plus belle chose qui puisse arriver dans une relation c’est de  pouvoir se montrer honnête et ouvert avec son ou sa partenaire. Cette belle perspective sera parfois vécue comme menaçante. Des expériences négatives dans le passé peuvent nous amener à nous méfier du partage et de trop de transparence. Il nous est particulièrement difficile d’être ouvert quand il s’agit de reconnaître nos défauts (l’autre ne réagira-t-il pas négativement ?), d’exposer nos points sensibles qui révèlent notre vulnérabilité ou d’exprimer des sentiments négatifs (difficile d’avouer notre insatisfaction, notre colère). Ces risques montrent à souhait combien il est nécessaire de développer le courage du guerrier de bienveillance pour affronter nos peurs et ainsi oser s’aventurer dans les eaux imprévisibles et inexplorées d’une relation amoureuse.

Le courage d'être gentil

Avoir le courage d'être gentil, d'être bienveillant en sachant que l'on peut être confronté à des personnes qui ont des agendas personnels ou des agendas cachés. Enseignant l'aïkido je développe son pendant dans le monde de la communication l'AïkiCom.

Dans ces formations j'enseigne comment prendre l'énergie de l'agression pour la transformer. L'attitude qui sous-tend la démarche est que nous sommes plus liés, connectés à l'autre que nous l'imaginons mais surtout que l'autre ne l'imagine.

Cette attitude est martiale et s’inscrit donc dans une logique de guerrier, non pas un va-t-en-guerre mais une personne qui vit ses valeurs et agit pour les défendre avec le courage que j’évoquais en début de ce commentaire mais également et surtout avec la bienveillance qui de nait de savoir l’autre si proche de nous malgré le différent. En assistant au désolant spectacle de nos politiques qui se disputent comme des chiffonniers au lieu d'oeuvrer à l'intérêt général, je me prends à me demander ce qu'il y aurait lieu de faire.

Une chose qui me vient à l'esprit pour transformer l’énergie de ces agressions, de ces polémiques
infinies est de remettre au grand jour ces valeurs qui sont violées : solidarité, dialogue, harmonie, écoute, bon sens !

En bref : les évidences que la grande majorité d’entre nous entendent et qui sont mises de côté pour s'écharper autour de détails, d'incidents récents et autres broutilles (un peu comme ces couples qui se déchirent pour un tube de dentifrice mal refermé) sans se soucier des conséquences de leurs errances trop occupés qu'ils sont d'inflater leur ego (un peu comme ces couples qui se déchirent parce qu'avoir avoir raison est devenu plus important que la relation sans se soucier de ce que les enfants endurent).

Et d’entamer alors une confrontation subversive pour maintenir ces valeurs-là au centre du débat.

Sans s'en laisser accroire, résolument, fermement dénoncer les diversions, sans se laisser déséquilibrer, remettre sur la table la stupidité de l'esprit de clocher et l'illusion de nos différences

La notion d'ancrage

L'ancrage c'est notre connexion à la Terre, c'est une condition essentielle de notre stabilité.

On fait souvent la métaphore des racines d'un arbre lorsque l'on parle d'ancrage.

C'est le cas dans la video ci-dessous.

En AïkiCom on cherche à développer une forme d'ancrage particulière en ce sens qu'il est dynamique.

Contrairement à la métaphore des racines, nos pieds ne sont pas figés, rivés à la Terre, ils sont à la fois source d'appui au sol et en tant que tel la matérialisation de notre ancrage au sol mais ils sont également notre moyen de nous déplacer, de nous mettre en mouvement.

Superbe défi que de conserver son ancrage au sol tout en se préservant la mobilité nécessaire pour évoluer au gré des rencontres, des énergies. La connexion est permanente même si elle se déplace.