La bienveillance secret des équipes les plus productives

Dans une étude réalisée au sein de la célèbre entreprise Google en 2012, des chercheurs ont cherché à identifier ce qui distingue les équipes performantes des autres.
Au final, il s'avère que c'est la sécurité psychologique qui est le facteur déterminant.

Cette sécurité psychologique est un des effets induits par les nouvelles formes de leadership bienveillant. Il ne s'agit pas ici d'une bienveillance naïve ou guimauve mais une démarche que l'on peut identifier par les paramètres suivants

Ces dimensions définissent ce qui peut être appelé la bienveillance efficiente.

La stabilité des équipes n'est plus la règle dans le monde du travail d'aujourd'hui. Les équipes se font et se défont au rythme des projets. Les processus et les technologies évoluent rapidement. Dans cet environnement changeant, les dirigeants doivent créer un nouveau mode de sécurité basé sur la bienveillance efficiente, une bienveillance qui améliore le bien-être au travail et augmente la productivité!

AikiCom et théorie U

Les premières expérimentations du lien étroit entre théorie U et AikiCom s'avèrent fructueuses.

Les exercices AïkiCom offrent de vivre la descente sur la courbe en U et d'en remonter en évitant le piège de la mentalisation qui nous donne l'illusion de descendre alors qu'on ne fait que rester dans le cognitif

theorie U et Aikicom- theory U

 

Leadership, citations en images

Les cartes des anciens leaders

Harcèlement et AikiCom

Le harcèlement est pluis fréquent qu'on ne l'imagine. Il se développe au travail, à l'école et dans certains cercles sociaux.

Harcèlement à l'école

Coups, bousculades, insultes, mises à l'écart, près de 10% des enfants sont victimes de harcèlement à l'école. Les victimes de harcèlement sont souvent des jeunes calmes, non-violents mais le profil est assez vague. Parfois le harcèlement se produit dans des phases où le jeune a du mal à s'extérioser. Bien souvent celui-ci minimisera les désagréments où feignera de se désintéresser de celles ou ceux qui le harcèlent. L'effet le plus pénible du harcèlement est l'isolement progressif du jeune. Les parents désemparés envisagent un changement d'établissement ce qui a pour effet de séparer le jeune des quelques amis qui lui restent.

Cyber-harcèlement

Insultes, menaces, impostures (le harceleur se fait passer pour vous), diffusion de rumeurs, piratage des boites de courriels, virussage délibéré, l'internet et particulièrement les res réseaux sociaux sont devenus des piloris des temps modernes. Récemment, le père d'une adolescente a obtenu gain de cause dans un procès condamnant l'ex-petit ami de sa fille qui avait affiché photos et insinuations sur des réseaux sociaux.

L'Aïkicom apporte une réponse à cette plaie en nous proposant de redevenir soi-même et de revenir à des relations plus respectueuses.

En dehors de la question de l'auto-défense que peut apporter la pratique de l'aikido proprement dit, l'AikiCom aide la victime de harcèlement à recontacter ses propres ressources et à nourrir sa confiance en soi. Les harceleurs ne choisissement pas leur victime au hasard. Ils détectent une faille et s'y engouffrent. Leurs comportements ne sont pas toujours le fait de personnes foncièrement méchantes, beaucoup de faits de harcèlement sont le fait de propos dont leurs auteurs n'imaginent pas l'effet qu'ils ont sur leurs victimes. Sous prétexte d'humour, de franche rigolade entre copains et copines ont sélectionne le bouc émissaire et la spirale se met en marche.

Il y a bien sur également les personnes qui agissent délibérément, parce qu'ils ont "une raison" d'agir ainsi, vengeance ou rancoeur. A l'adolescence, les raisons sont bien souvent complexes. Un jeune qui se sent mal dans sa peau trouvera une certaine satisfaction à créer un malaise plus grand chez un autre. L'instant du harcèlement est un peu, une victoire sur ses propres états d'âmes. Il peut parfois s'agir de tentatives de développer une forme d'affirmation de soi. "Je t'abaisse donc je m'élève!".

On pourrait se pencher à l'infini sur les causes et les raisons du harcèlement, la seule question qui compte vraiment est: comment faire pour que cela s'arrête ?

Présence, attention, communication, trois ressources essentielles pour répondre au harcèlement.

Il y a quelques années, un jeune adolescent qui pratiquait dans mon dojo est venu au cours d'aïkido avec sa mère. il avait les larmes aux yeux: il s'était fait "tabasser" par plusieurs garçons de sa classe. il me demanda: "Comment fait-on pour se défendre contre cinq?". Il n'avait que quelques mois de pratiques et la question n'était bien sur pas de lui apprendre à rosser les autres. Nous avons saisi l'occasion pour découvrir ensemble comment se positionner face à l'attaque de plusieurs personnes. La pratique a redonné à cet ado confiance en lui et à reprendre sa place avec ses copains.

Un autre jeune était victime de quolibets de la part des élèves de sa classe. Un travail sur le centrage, revenir à soi pour recontacter son estime de soi, et des exercices de "recadrages(*)" lui ont permis de désamorcer ces "piques" envoyées par ses camarades de classes qui ansi les ont trouvé moins comiques et en sont resté là.

... article à suivre ...

Management par le stress ou harcèlement moral

harcelementVotre patron vous fait souffrir, s'agit-il de harcèlement moral ou d'une forme de management par le stress Un peu de pression sur les cadres et salariés d’une entreprise les rend plus efficaces, c’est le slogan qui sous-tend le management par le stress. Cette stratégie ne peut apporter un rendement supérieur que pendant un temps limité. Lorsque la pression est continue l’impact sur la motivation et la santé des gens devient considérable. A partir de quand peut-on considérer que l’on passe du management par le stress au harcèlement moral ? Le harcèlement moral est devenu une préoccupation très présente dans les entreprises mais n’a fait qu’ouvrir le vaste sujet du bien-être au travail et de son contraire : la souffrance au travail. Un certain nombre d’indices permettent de nous aider à distinguer le harcèlement moral du management par le stress :

Développement relationnel

homme stress

« Ce ne sont pas les espèces les plus fortes ni les plus intelligentes qui survivent, ce sont celles qui savent s’adapter ». Charles Darwin. 1859 On l’a clamé haut et fort pendant les dernières décennies : soyez forts, soyez individualistes vous assurerez votre réussite personnelle. Avec le temps cette stratégie a montré ses limites.

Plus que jamais on constate le mal-être au travail qui dégénère en isolement et en burn-out. Dans un monde de concurrence individuelle, où le chacun pour soi semble être la règle n°1, il devient indispensable de se donner les moyens de se protéger et de garder son intégrité physique, psychologique et morale. N’y-a-t-il pas d’issue hors l’épuisement pour maintenir un minimum d’efficacité au travail et en parallèle gérer et faire respecter ses besoins relationnels vitaux face à des personnes qui peuvent parfois être hostiles et déstructurantes.

Faire face aux contraintes, aux rapports de force et aux violences qui traversent en permanence le monde du travail, quelque soit la fonction occupée. Les problèmes de communication, les absences de communications, les relations manipulatrices sont monnaie courante dans les organisations. Toute tentative visant à sortir du jeu de la concurrence individualiste et misant sur la coopération apparait tantôt comme une forme de naïveté, tantôt comme une prise de risque dont on ne revient qu’après s’être résolu à ne plus se laisser faire et privilégier l’attaque comme meilleure stratégie de défense. Les violences relationnelles (critiques non-constructives, agressions verbales, rejets ou isolements) s’ajoutent aux auto-violences (fatigue excessive, somatisations multiples) et aboutissent à des périodes d’anxiété, de déprime ou de burn out.

Dans ce contexte, l’AïkiCom se révèle un précieux allié en nous aidant à nous construire autour de notre centre corporel situé dans le hara (le ventre en japonais) et à revenir à nous-même plutôt que de nous enfermer dans des schémas émotionnels que nous connaissons si bien et qui nous empêchent de réagir de façon adéquate. Quelques règles élémentaires permettent de dévier les agressions verbales, les paroles dégradantes : observer la personne pendant qu’elle prononce ces paroles et visualiser le flux des mots se diriger vers vous et le laisser passer au loin derrière vous sans vous toucher de plein fouet et observer la personne en vous demandant : « Qu’est-ce qu’une personne normalement constituée comme lui ou comme elle doit penser ou ressentir pour en arriver à prononcer de tels propos ? » Vous devenez observateur d’une scène où vous avez délibérément laissé s’exprimer la personne et vous apprêtez à transformer la situation en délaissant l’attaque pour vous concentrer sur la personne. Garder une dynamique dans l’interaction permet de ne pas rester bloqué dans le rôle de victime, de personne agressée qui nous fait voir le monde en noir et blanc et donc l’autre comme la personne qui a tort. Reformulez alors la critique en l’encadrant d’un « c’est ce que vous pensez ? Que … » ou d’un «  c’est vrai de votre point de vue, avec les informations en votre possession ».

La vérité est multi-facette et il est possible que votre point de vue et celui de cette personne créée une perception plus vaste de la question. Une fois l’attaque évitée vous retrouvez la flexibilité nécessaire pour revenir dans les éléments factuels. Sortir les éléments du brouillard des propos implicites et les faire remonter à la surface, questionner les termes abstraits ou flous en rappelant quelques chiffres ou événements indiscutables, citer des contre-exemples ou descendre dans le niveau de détails pour désamorcer les généralisations comme par exemple : « il n’y a rien de bon dans ce dossier ». « Vraiment, regardons ensemble le premier point, que voyez-vous de si négatif dans ce chapitre ? » Naturellement, cette démarche est d’autant plus efficace que l’on s’y est entraîné. Mais à force de pratique, d’abord dans des contextes pas trop intenses sur le plan émotionnel et à propos de sujets qui ne vous engagent pas trop, vous constaterez des progrès rapides qui amorcent une spirale vertueuse.

L’accumulation d’expériences où vous êtes senti centré dans votre corps et déviant les attaques pour rester disponibles dans l’interaction - un peu à l’image de cette scène du film Matrix où Néo voit les balles se diriger sur lui et les évite dans une perception d’un temps ralenti – vous place dans une situation où le stress relationnel peut redescendre à un niveau nettement plus acceptable. Après l’ère de l’individualisme forcené s’ouvre celle d’une plus grande bienveillance. Non pas une bienveillance naïve mais une attitude présente qui rend possible la coopération dans le respect de soi et des autres. Le développement personnel s’est muté en quelques années en développement relationnel où la coopération devient la clé de l’efficacité personnelle et par là de l’organisation.

En résumé, il est toujours possible soit de réduire les risques d’apparition du stress par une anticipation préventive face à des conduites et comportements générateurs de disfonctionnements soit apprendre à mieux se confronter aux situations de stress par un positionnement relationnel où l’affrontement et la soumission sont remplacés par la confrontation et l’affirmation.