AïkiCom et le Couple

Qui ne rêve pas de vivre dans un couple où l’on se sent heureux, épanoui, aimant et aimé ?

Si nous regardons autour de nous, nous observons que ce n’est pas évident, divorces, crises de couple, couples fatigués d’être ensemble ou devenus indifférents, familles mono-parentales, autant d’exemples qui attestent de la difficulté de cette vie de couple dont nous attendons tant.

Les couples qui réussissent cette aventure merveilleuse qu'est la vie à deux ont un commun une qualité de communication que les autres n'ont pas ou peine à atteindre.

L’AïkiCom est l’application des principes de l’aïkido à notre communication pour oser être soi, développer l’harmonie avec soi et avec l’autre et aussi transformer les conflits en opportunité de grandir, de cheminer vers plus d’épanouissement.

N’est-ce pas fortement lié au couple ? Avec plus d’un mariage sur 2 qui divorcent le couple n’est plus une source de confort et de sécurité. Nous n'avons jamais eu autant besoin d'un espace de conscience et d’honnêteté où chacun peut se responsabiliser, où éviter les pièges de la victimisation, de la dépendance voire de l’aliénation pour trouver un équilibre entre les deux personnalités.

Comment faire dès lors pour nourrir une relation vraie ?

L’être humain est un animal inachevé!

Nous ne cessons de nous découvrir et dépasser nos idées préconçues que nous avons de nous-mêmes et qui nous empêchent de nous ouvrir, de vivre pleinement, d’avoir des relations enrichissantes. Pourtant dans notre nature fondamentale réside une curiosité, un appétit de découvrir. Notre vie devient alors une lutte entre deux forces: celle qui tend à nous enfoncer dans nos habitudes et celle qui nous pousse à éclore, à grandir.

La relation amoureuse nous invite sur le chemin de l'évolution personnelle en nous aidant à prendre conscience de nos blocages, en nous confrontant à ce que nous supportons le moins en nous.

La vie en couple nous révèle à nous-mêmes, nous découvrons nos failles que nous n'aurions pas nécessairement vues sans notre partenaire, emprisonnés que nous sommes dans nos schémas, nos croyances, nos automatismes. Cela nous nous place face à une alternative imparable: résister et faire du couple une guerre de tranchée ou saisir la balle au bond lorsque la personne aimée réagit à nos schémas névrotiques qui nous sort de notre torpeur existencielle.

Ce qui peut devenir un conflit peut devenir guerre ou se métamorphoser en danse c’est là que la sagesse que nous enseigne l'aïkido intervient.

Le couple nouveau ou couple 2.0 est celui qui s’engage sur la voie d’un amour conscient et pousse à ouvrir notre coeur en réactivant la souffrance qui provient de nos schémas construits au fil de nos expériences. La flamme de l’amour assouplit ces schémas offrant ainsi une occasion unique de dépasser les limitations que nous nous sommes imposées.

Le couple est le creuset où nous vivons pleinement notre expérience, sans la déformer ni la fuir, tel le guerrier bienveillant qui n’est pas celui qui réagit de façon agressive mais fait appel à sa force intérieure et non à son désir de domination.

Vivre le couple dans l’attitude aïki c’est transformer les énergies en présence, accueillir tout ce qui arrive dans la relation, quelles que soient les difficultés comme une occasion de grandir et de découvrir de nouvelles ressources intérieures. Les qualités du guerrier bienveillant applicables au couple sont la conscience, cette capacité de notre intellect d’appréhender directement ce qui est sans réfléchir ni interpréter

Durant le séminaire "Le Couple 2.0", nous parcourons les éléments essentiels proposés par l'AïkiCom et ancrer en nous les attitudes qui nous mettent dans les conditions favorables à la rencontre de la personne que nous cherchons et ensuite de nourrir une relation de couple épanouissante.

Le couple nouveau devient alors le creuset alchimique où nous osons l’intimité qui nous fait grandir. Notre partenaire nous voit tel que nous sommes et non tel que nous voulons qu’il nous voie. Lorsque la relation met à jour des aspects que nous n’aimons pas de nous même ou qui nous font nous sentir vulnérables, nous avons tendance à reprocher à l’autre ce conflit qui est présent en nous, entre qui nous sommes vraiment et qui nous voudrions être.

Nous abordons dans ce séminaire/atelier cet aspect essentiel de la communication au sein du couple qui peut le faire basculer de l’amour romantique qui nous fait sentir merveilleusement bien à un enfer de conflits qui rend le couple impossible à vivre. Cette communication est assimilée à la pratique de l’aïkido où les partenaires travaillent ensemble à transformer l’énergie du conflit pour générer quelque chose qui nous a interpellé mais nous a surtout transformé en nous rendant meilleur.

A l’image d’un combat d’art martial, le couple nécessite d’oser le courage de l’intimité et du dialogue avec ce que cela entraîne de vulnérabilité. Par le centrage dans qui nous sommes vraiment nous créons à deux un espace où chacun s’engage à vouloir s’épanouir ensemble, à vouloir le meilleur pour tous les deux, en évitant les pièges de la fusion, en se préservant des espaces d’autonomie, et surtout en nourrissant le désir de l’autre qui risque de s’éteindre avec le temps et les habitudes.

Combiner la proximité qui crée l’espace de confiance et de sécurité à laquelle nous aspirons tous à la distance qui nourrit le désir et l’attirance mutuelle, un équilibre dynamique que les principes de l’AïkiCom nous apprennent à maîtriser.

Nous aborderons également la question de l’équilibre entre vie de couple et vie de famille pour les couples ayant des enfants.

Intégrer l’attitude aïki crée en nous les conditions nécessaires pour rencontrer celui ou celle qui nous cherche ou pour donner un élan nouveau à notre couple et réussir à en faire un « Couple nouveau ».

A la découverte du couple nouveau avec l’AïkiCom: un séminaire de deux jours animé par Christian Vanhenten, coach et formateur, concepteur de l’AïkiCom, maître-praticien PNL.

Cas vécus

Quelques témoignages glanés au fil des sessions d'accompagnement de couples ou de personnes aspirant à l'être

A 32 ans, Jacques est indépendant et son boulot lui prend tout son temps. Il ne voit pas comment il trouvera le temps de sortir pour rencontrer quelqu’un. Et puis sortir où ? Autant chercher une aiguille dans une meule de foin.

Paul a 37 ans. Il vit une vie sociale très active. Il a plein d’amis qu’il a vu se marier les uns après les autres. Lui n’a jamais recontré celle qu’il attend. Il se retrouve le seul célibataire de la bande et s’est fait une raison. Si Jacques et Paul se sont résignés à vivre seuls, ils préfèrent dire qu’ils sont fort occupés ou qu’ils vivent très bien comme ça.

Claudia a divorcé il y a 7 ans déjà et cherche toujours l’homme parfait au fil de relations sporadiques où elle trouve toujours le défaut qui vient la conforter dans sa croyance que la vie de couple n’est pas faite pour elle ou que les hommes intéressants sont déjà pris.

La rencontre est quelque chose qui se prépare. C’est une attitude qui nous met dans les conditions propices, une manière de voir les choses qui donne cette conviction que la personne qui nous convient est là, quelque part, et que nous la reconnaitrons si notre regard est ouvert.

Annabelle et Philippe se sont mariés il y a deux ans. Pourtant, ils sont entourés d’exemples de couples en crises ou en divorce. Ils sont heureux ensemble et leur volonté c’est de faire partie de ces couples qui durent.

Johan et Marie vivent ensemble depuis 6 ans. Ils s’aiment et tout va bien entre eux. Toutefois il leur est arrivé d’avoir des différents et ils voudraient améliorer leur communication pour que ces conflits ne se terminent pas avec cette désagréable sensation de ne pas avoir été compris.

Damien est marié avec Sarah depuis 15 ans. Ils ont deux enfants et il vit une vie de couple paisible, trop paisible peut-être. Il y a 6 mois, il a rencontré Isabelle qui est 10 ans plus jeune que lui. Ce qu’il vit avec Isabelle il a l’impression qu’il ne la jamais connu auparavant.  Il se retrouve maintenant dans un dilemme : quitter sa femme et briser la famille ou arrêter cette relation avec Isabelle qui le fait se sentir tellement vivant et amoureux. Comment en est-il arrivé là ? Sans doute a-t-il cru qu’il est possible de vivre en couple sans s’y investir trop occupé qu’il était à développer son activité professionnelle.

Thérèse vient de divorcer après 20 années de mariage. Elle se retrouve seule avec ses enfants. Les infidélités répétées de son mari ont sérieusement affecté son estime de soi.  Elle a peur de se retrouver seule et voudrait recréer une famille. C’est ainsi qu’elle a très vite noué une relation avec Jean-Philippe. Cette relation ne la rend pas heureuse mais elle s’en accommode même si ce n’est pas ce qu’elle voulait. En voulant recommencer trop vite une nouvelle relation Thérèse risque fort de revivre une situation d’échec.

Pierre en a marre de sa vie de couple. Il reproche à Claire de ne plus être que la mère de ses enfants. Claire, elle, se sent débordée. Entre son travail à temps plein et s’occuper de ses trois enfants sans aucune aide de Pierre, elle n’a plus une minute à elle. Comment rééquilibrer les besoins et attentes de Claire et de Pierre pour redonner vie à ce couple qui périclite ?

Points de bifurcation

Je vous conseille de lire ce post en écoutant
la merveilleuse musique de Carmina Burana
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deux chemins, bifurcation

Arrêtez-vous et faites un rapide inventaire des moments où votre vie a pris une nouvelle direction. Ces moments ne doivent pas nécessairement être dramatiques. Cela peut-être une petite phrase que vous avez entendue et qui vous a fait décider quelque chose qui déterminera un nouveau cours de votre vie. Une annonce, un livre, une émission qui déchire un voile de certitude. Un ras-le-bol qui vous crie "maintenant, ça suffit". Un glissement insidieux qui vous fait sortir de votre route, de cette route qui semblait vôtre et qui peut-être avait été désignée par quelqu'un d'autre comme votre route. Un sentiment d'insatisfaction qui vous a fait espérer autre chose, visualiser un avenir autre.

Et il y a aussi ces moments où vous avez décidé d'atteindre un certain objectif, de réaliser quelque chose et vous voyez que l'univers entier semble se liguer pour que cela ne se réalise pas. Votre volonté se bat contre les éléments et vos efforts ne sont pas couronnés de succès. Puis vous relâchez la pression, votre regard se porte sur autre chose et soudain tout semble se délier.

Les déterminismes de notre passé semblent nous condamner à une certaine vie et pourtant le cours des choses s'infléchit.

Bien sur, des événements extérieurs - une crise, un accident, un bouleversement politique tel la chute du mur de Berlin, le résultat d'un référendum, une catastrophe naturelle - peuvent

bouleverser le cours de votre destin. Mais parfois, cela vient de vous, ou du moins de quelque chose que vous percevez en vous. Vous vous surprenez à rêver d'un autre futur et vous sentez que de manière subtile, cette simple intention nouvelle, cette vision venue de nulle part a déjà changé le cours des choses. Un aiguillage a bougé qui vous a mené sur de nouveaux rails.

Nous ne serions donc pas aussi déterminés par notre passé que nous le pensons. Et même plus important encore: nous prenons conscience que notre passé se voit ainsi transformé par le futur nouveau qui se dessine devant nous.

Dans ce processus, notre cerveau, notre centre cognitif, ne semble qu'un intermédiaire. C'est une forme de connexion à soi différente qui rend possible ces mutations de vie. Nous acceptons de glisser avec le courant. Et soudain nous sommes tentés d'emprunter un petit courant différent qui nous amène ailleurs. Et nous voyons le fil que nous empruntions s'éloigner et cela nous laisse indifférent. Ce n'est plus mon histoire.

J'ai le souvenir de tels moments dans ma vie.

Le jour où un collègue me dit: "Tiens, ils organisent à nouveau le concours dont je t'avais parlé, tu devrais t'informer", que je me suis préparé à ce concours sans y croire et sans vraiment en avoir le temps, ni l'envie et que cette désinvolture a convaincu mes examinateurs que je devais être vraiment LE candidat pour être aussi détendu alors que je n'avais qu'une connaissance approximative par manque de temps.
Le jour où, dans une formation à l'hypnose qui faisait suite à ma formation en PNL j'ai croisé Steve Gilligan qui m'a fait voir que mes innombrables formations et séminaires suivis depuis presque deux décennies étaient liée à ma pratique de l'aïkido, ce qui m'a amené à créer l'AïkiCom.
Le jour où j'ai choisi une sorte de mantra que j'aimais à réciter en marchant vers la gare pour prendre mon train: "Je veux vivre MA vie à 49 ans!" et qui a donné lieu à des changements quantiques dans ma vie, le courage de mettre fin à une relation toxique et la rencontre on ne peut plus imprévisible de celle qui est devenue mon épouse et m'a donné à vivre une vie de couple que je n'aurais jamais imaginé pouvoir vivre, la décision de quitter mon métier d'administrateur informaticien pour me consacrer pleinement à la formation, au coaching et au développement de l'aïkido communication.
Le jour où, dans cette formation en lien avec la PNL, j'ai dessiné le livre que je rêvais d'écrire et que ce livre en est maintenant à sa seconde édition.

Et c'est quand j'observe le chemin suivi par d'autres, qui ont fait avec moi un bout de chemin, au travail, tout au long de ma carrière, les proches de ma famille, les amis, les copains, les connaissances, c'est alors que je me rencontre de ces ponts de bifurcation, tellement insignifiants sur le moment, m'ont fait emprunter un chemin dont je ne sais si c'est le mien, mais c'est en tout cas celui que j'ai suivi jusqu'ici.

Ces moments nous dessinent un nouveau futur et transforment notre passé. Ce sont bien plus des moments de présence que des décisions, que le simple effet de notre volonté. Ce sont des moments de présence à soi où nous avons voix au chapitre pour faire de la vie que nous menons, la vie qui nous révèle.

 

 
 

Aiki-Coaching à distance, modalités pratiques

L'aïki-Coaching à distance (tele-coaching) s'effectue par téléphone ou via internet via différents media (voir ci-dessous) avec une préférence pour les solutions techniques avec video.

L' Aïki-Coaching est efficace en très peu de sessions. La plupart du temps une à deux sessions suffisent, ou alors une session prolongée de plusieurs mini-rendez-vous de suivi pour coller au plus près à l'évolution de la situation (mini-sessions de 30 minutes)

Les media

Skype, Google hangout, zoom ou facetime (application Apple sur Mac ou iPhone/iPad)

Également possible: par téléphone, Whatsapp, Facebook messenger

Avant le premier rendez-vous, il est recommandé d'effectuer un test de votre matériel (micro, caméra-webcam).
Nous pouvons prévoir quelques minutes avant le début effectif de la session pour "régler" les éventuels problèmes techniques.
Si vous n'êtes pas certain de l'aspect technique, nous pouvons prévoir un rendez-vous quelques jours avant la session voire avant le pré-paiement de la séance.

Optionnel: Il est intéressant de disposer d'un peu de recul avec la caméra pour que je puisse voir d'éventuels mouvements que je vous pourrais vous inviter à exécuter durant la session. Pour cela veiller à ce que la caméra soit fixe (non tenue en main ou sur les genoux) et de disposer idéalement de 2 à 4 mètres de recul.

Il est de votre responsabilité de veiller à disposer d'une solution technique qui fonctionne. Si les circonstances du moment devaient gêner le bon déroulement d'une session, celle-ci pourrait être reportée.

La prise de rendez-vous

Les sessions durent de 1 heure à 1 heure trente.
Pour le premier rendez-vous, la connexion peut être établie 10 minutes avant l'heure de rendez-vous pour la mise au point technique.
En cas de désistement, d'absence au rendez-vous ou de désistement non annoncé au moins 4 heures avant le rendez-vous, la séance sera facturée.

Paiement des séances

Les sessions sont pré-payées dès que le jour et l'heure du rendez-vous ont été fixés
Prix: 45 euros par session de 1 à 1,5 heure. Commandez via notre boutique en cliquant ici.

Le paiement doit être effectué la veille du rendez-vous au plus tard et peut être effectué par PayPal (accepte cartes de crédits) ou par virement.

Dans le cas de paiement par PayPal: le paiement est immédiat mais il est demandé qu'il soit effectué la veille du rendez-vous au plus tard (sauf cas d'urgence et avec l'accord du coach).
Dans le cas de paiement par virement, celui-ci doit être effectué et enregistré sur notre compte avant le début de la session, prévoyez d'effectuer le paiement plusieurs jours avant la session en fonction de votre banque et pays.

Raison à deux

Je te remercie, toi qui as exprimé cette opinion différente de la mienne. Je te remercie pour avoir fait naître cette conscience de la différence. Sans ton opinion la mienne n’aurait pas sa place dans cet espace social. Je te remercie également pour l’avoir exprimée avec tant de fermeté. Ta véhémence montre à quel point je suis accroché à ma pensée, combien est ferme cette identification de qui je suis à ce que je pense. En exprimant ton opinion tu complètes le cercle. Le cercle est fermé. Il nous faut maintenant respirer dedans pour qu’il reste vivant et ne devienne pas une pensée-carcan aux murailles défendues bec et ongle. Pour ne pas que les idées se transforment en étendard et nous en chevaliers défenseurs d’un idéal de pensée unique. Lorsque le dialogue prend les armes, la métaphore se transmute et prend son visage guerrier.

La réalité prend alors son nouveau jour. Exploration de ce qui devient le champ de bataille, identification de ses alliés et des alliés du camp adverse, premières ébauches de stratégies. Les  armes sont fourbies et les espions collectent les informations. Une première évaluation peut nous faire croire que nous sommes en position de force et opter alors pour l’attaque immédiate. Ne pas laisser le camp adverse le tempLe différent ests de se préparer, fondre sur lui pour lui faire sentir qu’il est vain de résister. Forcer l’autre à se rendre … à l’évidence et admettre que j’avais raison, depuis le début, parce que j’ai les arguments pour te convaincre, parce que tu ne peux croire un instant pouvoir m'apporter quoi que ce soit de plus, quoi que ce soit de mieux, à mon opinion. Ta présence matérialisée par cette opinion divergente, je la vois comme une menace dans mon monde où la règle est « c’est toi ou moi ».

Lorsque la vérité croit n’appartenir qu’à un camp elle s’ampute. Le contraire d’une grande vérité est encore une vérité nous dit le sage.

Respirer dans le cercle disais-je, pour conserver cette pulsation. L’inspire et l’expire se menacent-ils mutuellement ? Lequel des deux a raison ? L’un n’est-il pas l’annonciateur de l’autre ? Bien sur, et c’est souvent le cas, il y en a un qui fait plus de bruit que l’autre. Tout le monde parle du premier cri du bébé à la naissance. Mais comment pousser ce cri sans remplir préalablement ses poumons d’air. Et voilà comment la complémentarité se mute en concurrence. Inspire, inspiration, expire, dernier soupir. L’inspiration nous amène au monde dans l’anonymat tant est attendu le premier cri. Il en va de même de notre dernier souffle. Quelle est la qualité de la dernière inspiration, celle qui a précédé et rendu possible ce dernier soupir? Non, décidément la rivalité ne sortira du cercle vicieux qu’en changeant de nature. La sagesse orientale a imaginé le concept de yin et de yang, les cybernéticiens occidentaux ont développé la systémique. Le tout est plus que la somme des parties. Les séparer c’est perdre ce que l’on appelle les qualités émergentes, celles qui n’existent que de par l’organisation des parties entre-elles. L’intelligence ne réside donc pas uniquement dans les éléments, elle se dissimule aussi dans la relation. Un ensemble de rouages et d’engrenages ne donnent pas l’heure, une montre bien. Je reviens donc vers toi, cet être étrange qui semble avoir perdu tout bon sens puisque tu ne partages pas mon avis. Quel est ton utilité sur cette Terre, toi qui vient perturber ainsi le ronron de mes opinions, de mon confort de penser en rond. Tiens, revoilà le cercle qui pointe à nouveau son nez. Mais ce cercle là est confortable, ce n’est pas comme l’autre, celui que tu as formé en venant me dire j’ai tort, que je n’ai rien compris. Et même si tu ne me l’as pas dit explicitement, j’ai bien senti que tu le pensais puisque tu viens discuter, contredire. Dans mon ronron mental, j’essaie d’abord de t’absorber de te digérer mentalement. Mais cela ne passe pas. J’ai des nausées intellectuelles en découvrant que mon bon sens n’est pas le bon sens universel. Tu viens donc troubler mon sommeil mental et je t’en veux pour cela. Je suis donc tenté par le combat car je connais bien cet univers du « c’est toi ou c’est moi ».  Il ne peut y en avoir qu’un qui ait raison mais Aïe qui ?

Petite secousse dans mon esprit.

Ces deux syllabes résonnent et m’appellent à sortir de ma torpeur. Moi qui avais déjà la main au fourreau j’entends ce son qui prend une autre dimension : Aï-ki !

Et là le monde bascule. En tout cas ma manière de voir le monde. Des sensations corporelles me font sentir ces déplacements et cette conscience de mon centre et du centre du partenaire. Soudain je vois cette discussion en cours d’un point de vue totalement différent.
Le symbole du tao émerge des profondeurs de mon inconscient invité par ces sensations ressenties corporellement. Le mouvement s’invite dans la scène où je m’étais figé, prêt au combat.


Et tout est transformé.

La perception se fait plus nette de la diversité des points de vue. Le respect de mon intégrité et de celle de mon partenaire n’est pas seulement respecter son poignet lors d’une technique c’est aussi respecter qu’il puisse avoir une opinion différente de la mienne.

Le mouvement est commencé.

Qui a commencé ? Lui ou moi ? L’inspire ou l’expire ? Peu importe. Tant que les deux sont présents il y a la vie. Reste à voir s’il est possible de transformer les énergies du conflit en synergie.

Naissance d’un nouveau cycle : shite (celui qui agit), uke (celui qui reçoit), le mouvement aïki n’est complet que si j’ai endossé les deux rôles. L’effet bénéfique de la pratique ne se ressent qu’après au minimum un cycle. Ecoute et expression, cette respiration relationnelle doit alterner les séquences si l’on veut éviter l’étouffement. Apnée, suspension de la respiration, mot composé du a, alpha privatif (α) et de pnée, la respiration, le souffle, ce véhicule du Logos (λόγος: la raison, la parole, le discours).


La biologie définit la respiration comme un mécanisme d’échange gazeux. L’être humain peut retenir sa respiration pendant 1 à 2 minutes. Le cachalot peut s’abstenir de respirer pendant près de 90 minutes et rester ainsi en plongée dans les profondeurs.
Sur le plan relationnel, constatons que nous tenons parfois plus du cachalot que de l’humain.

 

L’attitude aïki nous ramène à notre humanité et nous invite à rester présents, à la surface de la relation. Par la respiration, les réactions sanguines se régulent. Les énergies circulent. Et je n’ai pas d’attente. Je n’exige pas qu’à l’issue de l’interaction l’autre change d’avis (même si je dois bien avouer que mon ego trouve cette idée assez confortable et même plaisante). Je suis déjà pleinement satisfait d’avoir pu reconnaître l’autre dans sa différence et  d’être reconnu dans la mienne.

Naturellement pour pratiquer l’aïki il faut être deux et si l’autre ne veut, ou ne peut, entrer dans cette démarche de coopération je ne pourrai pas faire grand-chose. Je ne tiens qu’un bout de l’écharpe relationnelle comme l’écrit Jacques Salomé. Il me reste à prendre acte, non sans m’être interrogé au préalable sur mon rôle dans ce refus, et envisager soit de revenir quand les conditions seront plus favorables soit de me tourner vers d’autres relations plus en accord avec ma démarche. Le monde est vaste et généreux. Des possibilités infinies s’offrent à nous pour sortir des schémas de codépendance, des relations énergivores et épuisantes.

En aïkido, le « Taï sabaki » est un déplacement destiné à nous placer hors de l'axe de l'attaque et canaliser l'énergie en créant un mouvement où chacun trouve sa place. Taï sabaki vient de taï, le corps et sabaki qui peut être traduit par mouvement. Dans le jeu du Go, le sabaki est un mouvement où le joueur qui a des pièces en difficulté chez le partenaire ne cherche pas à créer plus de territoire (avoir raison) mais crée des formes flexibles et légères qui sortent rapidement vers le centre en sacrifiant une ou plusieurs pièces.

Bonne réflexion !

Article initialement publié sur le blog du dojo d'Aïkido Kimochi en août 2013

La bienveillance

Aussi égoïste que l’homme puisse être supposé, il y a évidemment certains principes dans sa nature qui le conduisent à s’intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoiqu’il n’en retire rien d’autre que le plaisir de les voir heureux.

La bienveillance peut être définie comme la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui. Si Jeremy Bentham, philosophe anglais et défenseur du libéralisme, défendait l’idée que nous agissons dans le seul but de satisfaire nos intérêts, il reconnaissait avec Adam Smith et David Hume que nous possédons une disposition à la sympathie indépendemment de tout autre intérêt dont le fondement est à trouver dans notre capacité à nous identifier à autrui.

Le philosophe anglais Jeremy Bentham affirmait ainsi l’existence d’une « sensibilité sympathique », une « propension à tirer du plaisir du bonheur d’autres êtres sensibles » qui nous amène à concilier le souci de soi au souci de l’autre. Mais il y a une limite à cette capacité de se réjouir du bonheur d’autrui nous avertit Bentham. Si elle se manifeste spontanément envers nos proches, elle devient source de préférence envers ceux-ci, et cette préférence vient entraver nos actes de sympathie envers celles et ceux qui ne font pas partie du cercle étroit de nos connaissances. Cela peut être à l’origine de partialité, d’injustice voire même de violence.

Le motif de la bonne volonté, dans la mesure où il respecte les intérêts d’un groupe donné de personnes, peut pousser quelqu’un à accomplir des actes qui causent des dommages à un autre groupe plus étendu, mais c’est simplement parce que sa bonne volonté est imparfaite et limitée (confined) et qu’elle ne prend pas en considération les intérêts de toutes les personnes […] (Jeremy Bentham)


Bentham évoque l’idée de bienveillance élargie (enlarged benevolence) qui nous retient de poser des actes qui seraient nuisibles à l’ensemble d’une communauté pour favoriser un cercle plus restreint. Cette bienveillance universelle est source de paix.
Le terme bienveillance (bene-volens) contient le mot bien et la volonté. Juliette Tournand préfère y entendre le verber veiller et la nuance est intéressante. Il y a dans « veillance » une action. Veiller est à la fois l’action de surveiller, de guetter avec une certaine vigilance et provient du verbe latin vigere qui veut dire être bien vivant, vigoureux, éveillé. Mais veiller induit également l’idée de retenue que l’on retrouve dans le concept de bienveillance élargie de Bentham. C’est veiller au sens de prendre un temps avant l’action.

La bienveillance est donc une attitude construite autours de valeurs (le bien, l’universel) qui s’inscrit dans l’action réfléchie. C’est un choix, une option de vie. Je choisis d’orienter mon action pour aller dans le sens de plus de bien-être en moi et autour de moi. Car la bienveillance veut le bien pour autrui mais sans nous exclure pour autant.

À défaut, nous serions dans un paradigme sacrificiel : je me met de côté pour le bonheur d’autrui. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Pour en savoir plus:Découvrez le livre sur l'AïkiCom "Ne Cessez pas d'être gentils, soyez forts, les principes de la martialité bienveillante."

Les graines de la violence

Les graines de la violence

"Plus jamais ça!"

"J'en ai bavé, à mon tour maintenant!"

"Je préfère faire souffrir que souffrir encore!"

L'impact des violences subies dépasse largement les douleurs et souffrances subies dans l'instant. Elle crée le terrain où les graines de violence nées de la douleur germeront ou non pour produire les violences de demain.

Beaucoup préfèrent s'endurcir plutôt que subir. Les coups - qu'ils soient au sens propre comme au figuré - façonnent l'âme tel le morceau de métal sous les coups de marteau du forgeron. L'accent circonflexe du mot âme peut ainsi cesser de pointer vers le Ciel et dégringoler pour transformer l'âme en arme.

La vulnérabilité est une qualité d'être qu'il est plaisant d'examiner ... jusqu'au jour où l'on subit la violence qui blesse profondément. C'est alors que le travail sur soi commence, le vrai.

L'auteur de la violence est déjà loin et nous devons accueillir le chaos intérieur qu'il a provoqué.
La tentation est grande d'opter pour la solution "facile", celle qui est validée par notre statut de victime: la vengeance. Vengeance envers l'auteur ou à défaut envers toute personne dont le seul tort sera d'évoquer de près ou de loin l'auteur que l'on ne peut atteindre.

Avant d'envisager d'agir dans le monde - c'est-à-dire en dehors de soi - il est essentiel d'agir en soi, d'accueillir la souffrance et de la transmuter pour qu'elle ne produise pas ce qui l'a provoquée.
Ce n'est sans doute qu'alors que les actions à l'extérieur (de soi) seront adéquates et que le mot vengeance pourra s'apaiser et se voir remplacé par justice pour autant que celle-ci puisse être rendue.

 

postface:

L'Aïki-coaching peut être vu comme la pratique de l'aïkido sur nos violences intérieures ou intériorisées. Pour transformer nos problèmes en solutions, pour transformer son énergie en quelque chose qui nous grandit plutôt que de nous imploser sa volonté.

Langage non verbal

Vous trouverez dans de nombreux livres et dans de nombreuses formations que lorsque nous communiquons les mots prononcés ne comptent que pour seulement 7% de l'entièreté du message. L'essentiel est visuel (55%) et auditif (intonation, son de la voix pour 38%).

Ces chiffres sont malheureusement erronés car ils sont le résultat d'études effectuées par Albert Mehrabian (Université de Californie) qui n'ont de pertinence que dans un contexte tout à fait particulier à savoir la communication à propos de sentiments et d'états d'esprit (j'aime ou je n'aime pas). C'est en tout cas ce que nous rappelle l'auteur-même de ces études.

Il n'empêche, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain: le langage non verbal joue un rôle non négligeable dans la communication.

L'essentiel de l'énergie d'une discussion se nourrit du non verbal. notre corps en est à la fois l'émetteur et le récepteur. Il exprime et capte à la fois. Il est dès lors essentiel de développer nos compétences somatiques en matière de communication car dans la majorité des cas, notre corps détecte les variations et modulations des énergies bien avant que notre mental les identifie. Il est alors souvent trop tard car notre dynamique émotionnelle a déjà initié des changement hormonaux qui parasiteront notre "bon sens" et notre "raison".

Pour l'illustrer, je vous invite à regarder ce sketch de 1950 interprété par Sid Caesar et Nanette Fabray. Si vous pouvez supporter la mauvaise qualité d'image vous pourrez comprendre cette dispute de couple sans paroles avec en toile de fond la 5è de Beethoven.

 

Prenez une pause, changez de centre

etude blocus pause aikicomDes études scientifiques ont démontré que notre cerveau ne peut emmagasiner de l'information pendant plus de 45 minutes (phénomène de la vigilance décroissante). C'est ainsi qu'il est recommandé de prendre des pauses toutes les 45 minutes. Voilà qui devrait aider les étudiants pour autant que nos "bloqueurs" n'utilisent pas ces pauses pour passer en monde "bloggeurs".

etudiante blocus besoin de pauseCar ces pauses, pour être efficaces doivent être consacrées à des activités qui reposent le cerveau. Surfer sur Facebook, parcourir twitter ne sont donc pas des options adéquates.

L'AïkiCom propose de reprendre conscience avec notre corps dont il place le centre au niveau du ventre, du hara. C'est le centre de notre intelligence somatique ou intelligence du corps. C'est ce centre qui est placé au centre de notre attention durant les pauses. C'est ainsi que des activités telles que le yoga, le tai-chi, une petite promenade ou une petite danse sera particulièrement indiquée comme peuvent l'être les exercices d'AïkiCom qui nous aident à nous recentrer et revenir dans notre corps.

L'essentiel est de ne pas laisser le centre cognitif (notre cerveau déjà fortement sollicité) reprendre le contrôle et replonger dans la matière d'examen ou dans la rédaction d'un dossier alors même pause yoga hofficeque l'on veut mettre tout cela de côté. Le travail intellectuel nous immobilise. Il nous confine dans la sédentarité (voir cette étude publiée dans BMC Research Notes qui révèle qu'un employé de bureau passe 73% de son temps assis) et l'omniprésence des écrans fatigue les yeux (sécheresse oculaire, yeux immobiles, moins de clignements).

Les activités "soft" telles que la marche sont ainsi pertinentes si pratiquées dans une optique de "se vider l'esprit", de "laisser décanter". Il est également intéressant pour celles et ceux que cela tente, de pratiquer la médiation ou de faire quelques exercices de respiration.

Ce concept de pauses toutes les 45 minutes est mis en oeuvre dans les HOffice ou Home Office, ces journées de travail en co-working qui rassemblent des personnes travaillant le plus souvent seuls (journalistes, free-lance, indépendants,..) et qui se rassemblent au domicile d'une personne qui organise la journée HOffice. Le concept HOffice vient de Suède et a été créé par Christofer Franzen, psychologue et adepte du bouddhisme, qui s’intéresse à l’efficacité au travail. Des groupes HOffice ont été créés dans de nombreuses régions du monde et un groupe existe à Bruxelles ainsi qu'en Brabant Wallon. Une des règles proposées pour l'organisation de ces journées est la mise en place de pauses toutes les 45 minutes.

Dans les périodes de travail intenses tels que les blocus d'étude, nous sommes tentés de faire le contraire de ce que nous avons le plus besoin. Nous sacrifions les activités rééquilibrantes pour augmenter le temps d'étude. C'est non seulement peu efficace mais c'est en plus un facteur d'aggravation de l'état de stress dont nos étudiants se passeraient bien.

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Quand l'enfant bascule dans la violence

Les parents confrontés à leurs enfants qui ont des comportements violents ou destructeurs se retrouvent dépourvus.

Que faire ?

S'ils tentent de tenir tête, de réprimander, de menacer ou de punir, leur enfant réagit de la même manière et c'est l'escalade. En tant qu'adulte, ils tentent alors d'enrayer cette spirale de violence en optant pour la persuasion, la compréhension, le dialogue. Mais l'enfant ignore cette nouvelle attitude de ses parents et réagit avec mépris.

Bien souvent alors, les parents, de guerre lasse, cèdent pour retrouver un calme qui ne sera que passager car l'enfant verra dans la soumission des parents une opportunité d'augmenter son niveau d'exigence qui amènera inévitablement la prochaine bataille.

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Ce cycle est en fait une spirale car plus les parents cèdent plus grande est leur hostilité lors de la crise suivante. Cette alternance du dur et du doux amène donc à une impasse.

L'enfant agressif cherche une forme de pouvoir au sens où il veut obtenir une liberté d'action totale en rendant ses parents impuissants. Toute tentative des parents de restreindre cette liberté engendre des réactions dures qui les usent et les poussent à l'abandon, abandon qui nourrit la prochaine exigence.