Quand l’esprit se promène

Curieuse sensation de déjà vu en promenant mon chien.
Tellement semblable  aux moments de médiation quand je tente d’apaiser mon esprit et que je constate qu’il agit comme mon chien.
Souvent devant, il me tire et m’entraîne là où il a envie d’aller.
Tout l’intéresse et il ne s’attache à rien tant il est avide de nouveauté.
Et quand j’allonge la laisse il va simplement plus loin car c’est sans doute à la limite qu’il sent qu’il existe.
Parfois il s’arrête. Il se cherche une nouvelle distraction. Puis il trouve et repart de plus belle.
En observant le chien, je me vois observer mon esprit vagabond.
Je pourrais me sentir contrarié de ne pas le maîtriser, de le laisser m’entraîner.
Ce serait oublier le plaisir de l’instant, le plaisir de la promenade, de ce moment réservé à n’être que là.

Je peux alors comme une double présence: moi et le moi qui m’absente.