La grenouille, le sage et le scorpion

scorpion

Deux fables à propos d’un scorpion et de notre manière de réagir face au comportement négatif d’autrui.

Le scorpion et la grenouille

Un scorpion demanda à une grenouille de le prendre sur son dos pour le transporter sur l’autre rive d’une rivière.
La grenouille refusa en ces termes: « Il n’en est pas question. Dès que tu seras sur mon dos, tu me piqueras ! ». Le scorpion lui répondit: « Mais c’est ridicule! Si je te pique, nous mourrons noyés tous les deux. »
La grenouille accepta alors de transporter le scorpion puisque celui-ci était conscient que la piquer les conduirait tous deux à leur perte.
Au milieu de la rivière, pourtant, le scorpion la pique mortellement. « Mais pourquoi tu m’as piquée, nous allons tous les deux mourir ? » demanda la grenouille.
« C’est plus fort que moi, c’est dans ma nature » répondit le scorpion.

Le sage et le scorpion

Un Sage voyant un scorpion se noyer, décida de le tirer de l’eau mais lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua.

Par l’effet de la douleur, le Sage lâcha l’animal et celui-ci tomba à l’eau une seconde fois.
Il tenta de le tirer à nouveau et l’animal le piqua encore. Quelqu’un qui était en train d’observer se rapprocha et lui dit :
« Excusez-moi, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau il vous piquera ? »
Le Sage répliqua :
« La nature du scorpion est de piquer, et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider.»

Alors, à l’aide d’une feuille, il tira le scorpion de l’eau et le sauva de la noyade.

Puis il dit:

« Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal, prends juste des précautions. Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation.
Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi…
Et ce que les autres pensent de toi…c’est leur problème.»

 

Ce conte du sage et du scorpion figure dans le livre « Le bonheur des anges » de Jean-Pascal Ansermoz