Quand le couple vous efface

Est-il possible de rester soi-même dans le couple quand l’autre est une personnalité connue ou simplement plus « visible »?

Je me rappelle comment j’ai été interpellé en apprenant la séparation de Jean Dujardin et de Alexandra Lamy. Je me suis dit: « ça y est encore un couple qui éclate à cause du succès de l’un des deux partenaires! ».

Disparaître aux yeux des autres

Puis j’ai lu ici et là qu’Alexandra Lamy s’est retrouvée par cette séparation. Qu’avec le succès de Jean Dujardin elle était devenue  « la femme de Jean Dujardin ». Elle ne s’était identifiée à ce rôle mais c’est son entourage, son milieu professionnel qui l’avaient réduite à ce rôle. Et cela pose l’intéressante question du contrôle que nous avons sur notre position, sur notre identité au sein du couple. Lorsqu’elle était mariée à Dujardin, Alexandra pouvait continuer de travailler mais « On me voyait sans me voir » déclare t’elle.

Travailler sur l’image que nous avons de nous-mêmes est une chose, travailler sur la perception que les autres ont de nous en est une autre.

Quel rôle peut jouer notre partenaire dans cette dynamique ?

Le divorce, la seule issue pour exister ?

C’est ce que semble déclarer alexandra Lamy mais n’est-ce pas là une rationalisation a posteriori, une manière de se consoler, de se refaire une dignité ? Dans son cas, chacun pensera ce qu’il voudra.
Dans d’autres expériences être « le fils ou la fille de » ne semble pas être un problème. Que du contraire.
Alors pourquoi être le mari ou l’épouse de le serait ?

La question mérite d’être posée car dans le cas des enfants de personnes connues, devenir quelqu’un entre dans le processus normal d’individuation. Par contre le couple semble receler le piège de la « dissolution de soi », de devenir « celui ou celle de l’autre ». On le voit dans la coutume – en perte de vitesse d’ailleurs – qui veut que l’épouse porte le nom du mari.

L’AïkiCom s’intéresse à cette question en explorant comment nous nous centrons et nous restons centrés dans l’interaction avec l’autre. La pratique corporelle nous fait sentir comme il peut être tentant de nous fondre dans le centre du système (ici, le couple) mais qu’il est possible de revenir à soi sans perdre les bienfaits de vivre à deux.
Reste ensuite les relations aux autres. Le challenge est alors de rester soi-même (rester centré) pour éviter que le regard de l’autre nous déséquilibre et veiller à développer et maintenir une qualité de connexion qui ramène le regard de l’autre (qui glisse vers notre moitié!) vers soi.