Les risques dans la relation amoureuse

Quelle est l’expérience la plus risquée parmi la liste suivante : descente d’une piste noire en ski, saut à l’élastique, conduire une formule 1 ou nouer une relation amoureuse ? Il ne viendrait pas à grand monde d’opter pour la dernière option. Pourtant on ne peut pas dire que cela soit sans risque. D’ailleurs ne parle-t-on pas d’une aventure amoureuse ? S’il y a des risques quels sont-ils ? Parcourons-en quelques uns. Le risque de se tromper Choisir une personne, c’est renoncer à des dizaines d’autres. La peur de se tromper peut amener une réticence à ’établir une relation sous prétexte que peut-être une autre personne conviendrait mieux, nous ferait plus vibrer. Cette peur de se tromper se retrouve plus tard dans de nouveaux moments de choix et peut masquer d’autres peurs telles que la peur de l’intimité, la peur de s’engager, la peur de dépendre. Chacun de nous aborde la question de la décision à sa manière, décisions impulsives, voire à l’aveuglette, paralysie, hésitations, besoin de l’avis d’autres personnes et cette manière de décider peut différer en fonction des domaines : déterminée dans le domaine professionnel, une personne pourra se montrer hésitante quand il s’agit d’une relation amoureuse. Le mythe de l’existence du partenaire parfait compte encore de nombreux adeptes. Le risque d’être rejeté Dès le premier regard cette personne vous a attiré. Mais est-ce réciproque ? Si ce n’est pas le cas vous risquez le rejet, expérience qui peut être vécue de manière particulièrement pénible au point que la peur d’un rejet potentiel amène de nombreuses personnes à éviter toute relation amoureuse ou alors à éviter les personnes qu’elles veulent vraiment pour n’ouvrir leur porte qu’à celles ou ceux qui viennent à eux. Cette peur d’être rejeté n’est ni extraordinaire ni anormale c’est lorsqu’elle nous hante au point d’empêcher toute nouvelle relation qu’il faut s’interroger sur nos expériences de rejet inscrites dans notre passé. Le risque d’être humilié Lorsque le rejet est vécu de manière intense, elle peut prendre la forme d’une humiliation surtout si le rejet est blessant. Cette crainte de l’humiliation trouve parfois son origine dans des expériences vécues avec l’impression de ne pas être désirable. Nous désirons l’autre mais nous voulons aussi (surtout ?) que l’autre nous désire pour nous sentir vivant, apprécié. Le risque d’être honnête et ouvert La plus belle chose qui puisse arriver dans une relation c’est de  pouvoir se montrer honnête et ouvert avec son ou sa partenaire. Cette belle perspective sera parfois vécue comme menaçante. Des expériences négatives dans le passé peuvent nous amener à nous méfier du partage et de trop de transparence. Il nous est particulièrement difficile d’être ouvert quand il s’agit de reconnaître nos défauts (l’autre ne réagira-t-il pas négativement ?), d’exposer nos points sensibles qui révèlent notre vulnérabilité ou d’exprimer des sentiments négatifs (difficile d’avouer notre insatisfaction, notre colère). Ces risques montrent à souhait combien il est nécessaire de développer le courage du guerrier de bienveillance pour affronter nos peurs et ainsi oser s’aventurer dans les eaux imprévisibles et inexplorées d’une relation amoureuse.

Vous aimerez aussi

Langage non verbal
Vous trouverez dans de nombreux livres et dans de nombreuses formations que lorsque nous communiquons les mots prononcés ne comptent que pour seulement 7% de l'entièreté du message. L'essentiel est visuel (55%) et auditif (intonation, son de la voix pour 38%). Ces chiffres sont malheureusement erronés car ils sont le résultat d'études effectuées par Albert […]
La bienveillance
Aussi égoïste que l’homme puisse être supposé, il y a évidemment certains principes dans sa nature qui le conduisent à s’intéresser à la fortune des autres et qui lui rendent nécessaire leur bonheur, quoiqu’il n’en retire rien d’autre que le plaisir de les voir heureux. La bienveillance peut être définie comme la disposition affective d’une […]
Prenez une pause, changez de centre
Des études scientifiques ont démontré que notre cerveau ne peut emmagasiner de l'information pendant plus de 45 minutes (phénomène de la vigilance décroissante). C'est ainsi qu'il est recommandé de prendre des pauses toutes les 45 minutes. Voilà qui devrait aider les étudiants pour autant que nos "bloggers" n'utilisent pas ces pauses pour passer en monde […]
e-mail, guerre propre de la communication
Répondre à un email dans l'émotion c'est la guerre propre de la communication: envoyer la réponse comme ces avions qui larguent à haute altitude leur bombe sur la cible sans voir de près l'impact. Une opportunité de de retrouver sa liberté d'agir autrement ! Il y a des jours comme cela où il nous est […]
Agir à partir du centre
Je suis là, tout va bien, sauf qu'il y a ces pensées qui me reviennent de manière régulière. Cette question qui me tourne dans la tête et me rappelle de manière incessante que je dois parler à cet ami avec qui je m'entends si bien, à mon patron, à ma compagne ou à mon fils. Je vis avec lui, avec elle une relation qui est tout à fait satisfaisante à cela près qu'il y a ce litige, ce point qui me tracasse car la situation est en train de prendre une tournure qui ne me convient pas. Et c'est justement parce que la relation est si bonne que je n'ose pas aborder ce point sensible.
Les mots blessent
Pour celles et ceux qui ont déjà assisté à une formation AïkiCom, voici une belle mise en image d'un exercice pratiqué ensemble. Intéressant d'observer l'attitude et la réaction de la jeune fille blessée par les mots. Comment reçoit-on l'agression ? La reçoit-on différemment s'il s'agit d'une agression verbale? Et si oui pourquoi ?
Le courage d'être gentil
En assistant au désolant spectacle de nos politiques qui se disputent comme des chiffonniers au lieu d'oeuvrer à l'intérêt général, je me prends à me demander ce qu'il y aurait lieu de faire. Avoir le courage d'être gentil, d'être bienveillant en sachant que l'on peut être confronté à des personnes qui ont des agendas personnels ou des agendas cachés. Enseignant l'aïkido je développe son pendant dans le monde de la communication l'AïkiCom.
Compassion pour l'adversaire en nous
En Aïki on entend souvent dire que l'attaquant n'est pas notre adversaire, qu'il est notre partenaire et que notre vrai adversaire est en nous. Correctement interprétée cette réflexion est un moteur d'évolution personnelle. Encore faut-il également se comporter avec bienveillance vis-à-vis de cet adversaire intérieur. Ainsi donc cet adversaire intérieur est-il également le partenaire de […]
Des méditateurs installés dans les villes
Tout le monde connait les bienfaits psychologiques et physiologiques de la méditation ou devrait les connaître. De plus en plus de gens se tournent vers des méthodes alternatives de bien-être. En dehors de l'image de la méditation vue comme une pratique religieuse ou spirituelle, la science a confirmé par de nombreuses expériences que la méditation exerce sur celui qui la pratique un effet particulièrement bénéfique. On croit généralement que l'Etat est bien souvent en retard d'une guerre et bien cette fois-ci il a pris les devant.
La fermeté
Fermer n'a signifié clore que depuis le bas Moyen-Âge. Avant, il signifiait rendre ferme, renforcer. Ainsi une personne ferme est également fermée. Cette solidité a transformé les fermes en places fortes pour les protéger des brigands. Fermer a donc pris la place de clore qui évoque son contraire: éclore. On voit ainsi le lien entre […]
1 2 3 5
Top