Confiance

confianceLa confiance, qualité développée dans notre enfance et enrichie voire sapée au fil de nos expériences. Cette confiance que l’on fait aux autres n’exige-t-elle pas que l’autre soit parfait ? Et cette confiance ne repose-t-elle pas sur la confiance que j’ai en moi? Comme l’écrivait une rédactrice d’un magazine psychologique à grand tirage:  

La confiance c’est savoir négocier avec l’échec et rebondir. C’est, parfois, apprendre à habiter sa propre fragilité: je peux être fort même quand je suis faible.

Et revoilà l’antienne: être fort même quand je suis faible. La confiance en quelqu’un d’autre crée un certain état de dépendance, une faiblesse pour celui qui veut tout controler mais une force pour celui qui croit à la puissance du lien, à la coopération, à la réciprocité, à la relation vraie. Il y a une telle différence entre « j’ai confiance en toi et si tu n’as pas réussi, je te comprends » et « j’ai confiance en toi et j’ai été trahi ». La nuance ce crée dans le dialogue, dans cette connexion qui nourrit. Tu peux faillir car je sais que je suis faillible. En temps de tension cette confiance est mise à mal, quand les émotions sont fortes que la pression nous pousse dans nos retranchements la tentation est forte d’opter pour le repli sur soi laissant de côté cet autre avec qui j’étais lié. Sans cesse remettre son ouvrage sur le métier et après les crises reconstruire cette confiance pour repartir dans la bonne direction. Cela, bien entendu, si cette confiance a du sens, ce qui ne peut être déterminé que si l’on est centré. Dans l’émotion les réactions de rejets sont tellement rapides qu’il faut pouvoir être fort pour les dépasser et revenir à une appréciation plus juste, une appréciation qui dépasse les limites étroites de nos raisonnements.