La vengeance des vaincus?

6-alleur-beeL’attaque d’une bande de jeunes dans le réfectoire de l’Athénée d’Alleur et le cocktail molotov jeté sur le même athénée quelques jours après pose la question de la violence antiscolaire. Certains sociologues y voient l’attaque de jeunes contre l’école vue comme une institution symbolisant l’autorité.  Le sociologue français François Dubet appelle ce phénomène « la révolte des vaincus ». Tant que cette métaphore du gagnant-perdu, inclus-exclus, capable-pas capable sera dans nos esprits il sera difficile de trouver une issue à ces actes posés par des jeunes qui sont touchés leur estime de soi et se sentent mis sur la touche par la société au travers de leurs résultats scolaires, de leurs renvois, de leur rélégation dans des « écoles-poubelles », anti-chambre d’une vie sous le signe de l’exclusion.

Il est essentiel d’opter pour une vision d’inclusion, une approche de la société qui ne se contente pas d’un mécanisme de tri du grain et de l’ivrée car ici ce qui est rejeté c’est des personnes, des êtres humains qui n’ont pas eu la chance de croiser qui un parent qui un enseignant qui un ami pour leur transmettre du sens, des valeurs sortant des schémas consuméristes dominants.