Christian Vanhenten

 

Une vidéo qui pose bien les questions.

Pas d’autres commentaires que celui de vous inviter à la réflexion

 

Extraordinaire exposé de Brene Brown à propos de la vulnérabilité. Je vous en propose ici un extrait tout en vous invitant à écouter l’exposé complet

Quand vous avez travaillé dans le social pendant 10 ans, vous réalisez que les relations humaines sont la raison de notre présence sur terre. Tout tourne autour de cela,  sur le plan neurobiologique, nous sommes conçus ainsi.

j’ai buté sur cette chose sans nom qui détruisait totalement les relations d’une façon que je ne comprenais pas, et  j’ai découvert qu’il s’agissait de la honte. On peut vraiment comprendre la honte facilement si on la considère comme la peur de l’isolement.
« Je ne suis pas assez mince, pas assez riche, pas assez beau, pas assez malin, pas assez reconnu dans mon travail. »
Ce qui est à la base de tout ça, c’est une atroce vulnérabilité, cette idée que, pour pouvoir entrer en relation avec les autres, nous devons nous montrer tels que nous sommes, vraiment tels que nous sommes.

Je peux classer les gens que j’avais interviewés en deux catégories: ceux qui croyaient vraiment en leur propre valeur  et ceux qui ont du mal avec ça, ceux qui se demandent tout le temps si ils sont assez bien.
Ceux qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance pensent qu’ils méritent l’amour et l’appartenance. C’est tout. Ils pensent qu’ils le méritent. Les autres se privent de relations humaines de peur de ne pas mériter ces relations,

Le courage, la définition originelle du courage, lorsque ce mot est apparu dans la langue anglaise — il vient du latin « cor », qui signifie « cœur » — et sa définition originelle était : raconter qui nous sommes de tout notre cœur.

Ainsi, ces gens qui croyaient vraiment en leur propre valeur avaient, très simplement, le courage d’être imparfaits.

Ils avaient la compassion nécessaire pour être gentils, tout d’abord avec eux-mêmes, puis avec les autres, car, à ce qu’il semble, nous ne pouvons faire preuve de compassion envers les autres si nous sommes incapables d’être gentils envers nous-même.

Ils étaient en relation avec les autres, et — c’était ça le noyau dur — de par leur authenticité, ils étaient disposés à abandonner l’idée qu’ils se faisaient de ce qu’ils auraient dû être, de façon à être qui ils étaient, ce qui est un impératif absolu pour entrer en relation avec les autres.

 

 

méditateur  tricoloreTout le monde connait les bienfaits psychologiques et physiologiques de la méditation ou devrait les connaître. De plus en plus de gens se tournent vers des méthodes alternatives de bien-être. En dehors de l’image de la méditation vue comme une pratique religieuse ou spirituelle, la science a confirmé par de nombreuses expériences que la méditation exerce sur celui qui la pratique un effet particulièrement bénéfique.

On croit généralement que l’Etat est bien souvent en retard d’une guerre et bien cette fois-ci il a pris les devant.

De retour de Catalogne, je constate que des méditateurs ou machines à méditer ont été installées dans les rues de toutes les villes. Ces appareils vous contraignent de vous arrêter et pendant quelques minutes de respirer, de prendre quelques secondes pour vous. Vous êtes ainsi invité à sortir de votre transe professionnelle du flot d’activités que vous avez faites, de celles qui vous restent à faire et de toutes ces pensées qui polluent votre esprit. Cet appareil fonctionne de manière assez simple. Quand une période de méditation va commencer, une lumière orange s’allume vous invitant à vous arrêter. Ensuite quand la lumière rouge vous pouver commencer par expirer bien à fond pour vider vos poumons et ainsi initier une série de respiration ventrale plutôt que de respirer comme on le fait si souvent au niveau supérieur. Vous pouvez alors effectuer quelques respirations amples en focalisant votre attention d’abord sur la respiration puis tout simplement le fait d’être là, ici et maintenant.

méditateur tonglenQuelques appareils plus avancés ont été placés expérimentalement. La lumière est en forme de coeur (voir image) et vous invite à faire un tonglen: inspirer les difficultés du monde, le stress, les tensions, la mauvaise humeure, etc. puis expirer en donnant tout le meilleur de vous. Les plus expérimentés pourront esquisser un léger sourire et regarder autour de vous. Vous verrez ainsi les autres personnes qui comme vous prennent le temps de prendre le temps et vous sourient en retour

Quel progrès, profitez-en

 

Edgar Morin connaîtrait-il l’AïkiCom ?

Au-delà de cette boutade je ne résiste pas à l’idée de parcourir ces savoirs fondamentaux de l’homme du futur qu’Edgar Morin a défini à partir des lacunes constatées de nos systèmes d’enseignement.

  1. Les cécités de la connaissance : l’erreur et l’illusion sont des processus permanents qui parasitent le comportement, l’esprit humain et la société. Il s’agit d’armer chaque esprit dans le combat vital pour la lucidité.
    L’AïkiCom apporte la dimension martiale pour ce combat permanent contre nos biais cognitifs. D’abord par la prise de conscience du centre somatique et de son rôle complémentaire avec le centre cognitif. Ensuite par l’état de présence large, le regard défocalisé qui permettent d’appréhender la réalité observée sans tension superflue en laissant le temps de la résonance corporelle.
  2. Les principes d’une connaissance pertinente : Il s’agit de remplacer une pensée qui sépare et qui réduit par une pensée qui distingue et qui relie.
    L’attitude aïki met en avant la nécessaire perception de ce qui nous unit, nous rassemble plutôt que ce qui nous sépare. L’autre est lié à moi et le travail aïki consiste à réduire la distance pour créer une dynamique synergétique. Cette connaissance pertinente ne peut être uniquement cognitive, elle fait appel à toute l’expérience engrammée dans notre corps, le fruit de l’évolution de l’Homme depuis qu’il est homme.
  3. Enseigner la condition humaine qui débouche sur la prise de connaissance, donc la conscience, de la condition commune à tous les humains et de la très riche et nécessaire diversité des individus, des peuples, des cultures et par conséquent de notre enracinement comme citoyens de la Terre.
    C’est la grande famille qu’évoque le fondateur de l’aïkido Morihei Ueshiba. Cette prise de conscience amène à plus de tolérance et surtout à ce sentiment puissant d’inutilité du combat quand tant d’autres options s’offrent à nous.
    La connaissance pertinente qui relie alliée à la condition de notre condition commune d’être humain ne gomme pas notre identité, notre caractère d’être unique. Au contraire il le magnifie en le connectant à notre humanité.
  4. Enseigner l’identité terrienne : civiliser et solidariser la Terre, transformer l’espèce humaine en véritable humanité nous conduisant à une solidarité, à une écoute, de chacun à chacun, de tous à tous.
    Démarche indispensable à la survie de l’humanité. L’AïkiCom nous invite à vivre par le corps, le mouvement et le centrage des êtres vrais agissant dans le sens d’une plus grande harmonie et de bienveillance sans oublier que pour qu’il y ait vraie écoute il est nécessaire de contribuer à créer une relation ou chacun peut se sentir respecté, même dans le désaccord.
  5. Affronter les incertitudes : s’attendre à l’inattendu, à l’improbable, sources de progrès.
    C’est le principe même du randori aïki. L’AïkiCom s’applique dans l’instant. La verticalité, la présence au monde nous invite à « être au monde » en évitant les tensions inévitables qui naissent lorsque nous vivons de manière engourdie et que soudain nous sommes surpris par un événement que l’on aurait détecté plus tôt.
  6. Enseigner la compréhension de soi, de l’autre : réduire l’égocentrisme et l’indifférence, acquérir l’esprit de tolérance sont les bases de l’éducation pour la paix.
    Pas de commentaire, c’est le fondement même d’une pratique aïki.
  7. L’éthique du genre humain : l’éthique doit se former dans les esprits à partir de la conscience que l’humain est à la fois individu, partie de la société, partie d’une espèce.
    L’AïkiCom se distingue sans doute de la plupart des autres approches de communication par le fait même de nous inviter à vivre dans nos pensées mais surtout dans nos gestes cette éthique que proposait le fondateur de l’aïkido, Morihei Ueshiba. Bienveillance, respect, transformation du conflit sans volonté de vaincre mais bien de grandir ensemble, une éthique que l’on retrouve dans de nombreuses spiritualités mais dont l’AïkiCom se distingue en n’apportant pas de solution toute faite.

Référence: Les Sept Savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Edgar Morin, Seuil

 

Une vidéo extraordinaire qui illustre la persévérance de Derek Redmond, un athlète qui, avec le support de son père termine la course alors qu’il vient de subir une déchirure musculaire. Quelle représentation interne s’était-il construit avant la course ?

 

 

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